Logo Triangle génération humanitaire

FAIRE
UN DON

OFFRE D'EMPLOI
"Coordinatrice / Coordinateur logistique - RCA"



Information clé

Pays : RCA - poste basé à Bangui, avec des déplacements réguliers à Bambari (Ouaka) et en Vakaga

Durée : contrat de 9 mois (renouvelable)

Prise de poste : novembre 2019

Conditions:: Contrat salarié, salaire mensuel brut de 2 300 € à 2 800 € selon expérience, per diem mensuel 580 €, prise en charge d’une couverture médicale à 100% + assurance rapatriement + prévoyance, prise en charge du logement et du transport international et local dans le cadre de la mission, repos tous les 3 mois.

Possibilité de départ en famille : non.

Présentation de Triangle Génération Humanitaire

"Acteur d'une solidarité durable et partagée"

Créée en 1994, Triangle Génération Humanitaire, association française de solidarité internationale basée à Lyon, élabore et met en œuvre des programmes d'urgence, de réhabilitation et de développement dans les domaines de l'eau, de l'hygiène et de l'assainissement, du génie civil, de la sécurité alimentaire et des moyens d’existence, de l’éducation et de la protection. TGH travaille actuellement dans 10 pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe et du Moyen-Orient.

Contexte

Considérée comme l'un des pays les plus pauvres au monde, la République centrafricaine (RCA)  traverse actuellement la crise humanitaire la plus grave depuis son indépendance en 1960. Cette situation est en partie la cause, mais aussi la conséquence, de la faiblesse de l'Etat et de l'instabilité politique chronique, souvent à base ethnique, qui secouent régulièrement le pays.

Depuis mars 2013, les changements de régimes qui se sont succédé ont contribué à une escalade des violences intercommunautaires en RCA, multipliant les violations des droits de l'homme, les déplacements massifs de population, la destruction de biens et  la perte des moyens de subsistance pour la population. A cet égard, le Comité permanent inter-organisations hisse la crise centrafricaine au niveau 3 de l'urgence humanitaire, ce dernier étant le plus élevé.

La RCA compte aujourd'hui plus de  2,2 millions de personnes ayant besoin d'assistance, soit quasiment la moitié de la population globale. Les besoins prioritaires regroupent la nourriture, les soins de santé, l'eau, l'assainissement et l'hygiène, les abris mais également les articles ménagers de première nécessité. Si les besoins humanitaires augmentent, les affrontements réguliers rendent difficile l'accès aux populations dans le besoin, et donc le travail des organisations humanitaires sur place.

Le bilan humanitaire reste préoccupant, avec environ 400 000 personnes déplacées internes et 473 400 réfugiés centrafricains dans les pays voisins (Cameroun, Congo, Tchad, RDC) depuis décembre 2013.

Les élections présidentielles de 2016 ont amené Faustin-Archange Touadéra au pouvoir. La composition du nouveau gouvernement indique que le président semble déterminé à tenir les promesses faites à la minorité musulmane puisque 4 des 23 ministres qui le composent sont issus de cette minorité.

Toutefois, depuis début 2018, la situation dans la préfecture de la Ouaka, considérée comme prioritaire en matière d'aide humanitaire d'urgence, s'est à nouveau dégradée avec la reprise des combats entre groupes armés. Sur le plan de la sécurité alimentaire, la situation au sein des sites de déplacés et sur les axes de retour de la Ouaka est très préoccupante et les besoins de ces populations restent énormes. Les personnes déplacées sur sites ou hébergées en familles d'accueil ainsi que les personnes retournées dans leurs villages sur les axes autour de Bambari font face à une grande vulnérabilité quant à leur accès à la nourriture, leurs conditions d'existence et leur niveau de résilience.

L'isolement géographique de la Vakaga se traduit également par un isolement social, politique et économique, vis-à-vis du reste de la RCA et principalement de Bangui. L'État Centrafricain n'y est quasiment pas présent et le redéploiement des services officiels quasi-inexistant. Ainsi, nombre de fonctionnaires décentralisés de l'Etat basés à Ndélé, chef-lieu de la Préfecture voisine de la Bamingui-Bangoran. Due à son isolation, la Vakaga a été la dernière des 16 préfectures de la RCA à recevoir son préfet. Nommé le 23 août 2017 par le président Faustin-Archange Touadéra, il a pris ses fonctions le 21 février 2018.

Faisant  face à la volatilité du contexte sécuritaire, la MINUSCA, opération multidimensionnelle des Nations Unies est notamment en de charge de la protection des civils, de la facilitation de l'aide humanitaire et du soutien au processus de transition.

Présentation de la mission

TGH a débuté son action en RCA en 2007 pour soutenir les populations vulnérables de la préfecture de la Vakaga. Aujourd'hui, l'association intervient en Vakaga dans les secteurs de la sécurité alimentaire, et de l'éducation. TGH reste ainsi l'une des deux seules organisations humanitaires présentes de manière continue dans cette région marginalisée et excentrée. Les projets qu'elle met en œuvre dans la préfecture sont notamment financés par le Comité Interministériel de l'Aide Alimentaire, le fonds Békou (Union Européenne) et le Centre de Crise et de Soutien (en Sécurité Alimentaire et Education). Des projets ont été déposés auprès de l'AFD sur les 3 secteurs d'intervention de TGH.

Parallèlement, l'association s'impose depuis 2011 comme l'un des acteurs humanitaires majeurs de la préfecture de la Ouaka, où elle mène différents projets dans les secteurs de la sécurité alimentaire et des moyens de subsistance, de l'eau, hygiène et assainissement (EHA), et de l'éducation / protection. Elle assure aujourd'hui une assistance d'urgence aux populations déplacées et aux communautés hôtes dans la ville de Bambari, dans l'ensemble des camps de déplacés sur les axes de Bambari. Les projets que TGH met actuellement en œuvre sont appuyés par des partenaires financiers tels que ECHO, le CDCS, le Fonds Humanitaire, ou encore UNICEF.

A Bangui, où le phénomène des enfants des rues (EDR) connait une progression alarmante, les services de l'antenne mobile mis en place depuis 2014 par TGH garantissent aux enfants un accès à des services socio-éducatifs et médicaux de base, et participent au processus de réunification familiale et de placement en famille d'accueil. TGH assure la protection des enfants des rues par la mise en place d'un dispositif de prévention des abus à leur encontre, financé par l'AFD, le CDCS et l'UNICEF.

La mission est financée à hauteur d'environ 3,5 millions d'euros. L'équipe actuelle est composée d'environ 14 personnes expatriés et d'environ 100 personnels nationaux, répartis sur les différentes bases opérationnelles (Bangui, Bambari et Birao).

Poste

Le/la Coordinateur/trice Logistique est responsable de la mise en œuvre et de la coordination de la logistique mission. Il/elle est le garant du respect des règles et procédures logistiques. Il/elle apporte le meilleur soutien possible aux programmes.

Il/elle travaille sous la responsabilité du Chef de mission et assure un lien fonctionnel étroit avec les logisticiens expatriés basés à Bambari et en Vakaga, eux-mêmes sous la supervision directe des Coordinateurs terrain. Il/elle supervise l'équipe logistique de Bangui.
Principales responsabilités :

DEFINITION ET IMPLEMENTATION D'UNE ORGANISATION LOGISTIQUE EFFICACE POUR LA MISSION

COORDINATION DE LA LOGISTIQUE AU NIVEAU NATIONAL

GESTION DES TRANSPORTS ET ACHATS INTERNATIONAUX EN LIEN AVEC LE SIEGE

GESTION D'EQUIPE

COORDINATION LOGISTIQUE AVEC LES PARTENAIRES

REPORTING

COORDINATION INTERNE

MISE EN ŒUVRE DE LA POLITIQUE DE SECURITE DE LA MISSION

Ces responsabilités pourront être revues en fonction des évolutions des besoins sur le terrain.

Conditions de sécurité, de travail, et de vie

Le contexte sécuritaire instable et volatile impose le respect de règles de sécurité parfois contraignantes. Les déplacements sur le terrain sont possibles mais nécessitent une analyse préalable, et les déplacements en ville ne sont en général pas sujets à restriction, sauf tension en ville. TGH est un acteur humanitaire connu et apprécié dans la zone.

A Bangui, les expatriés disposent de chambres individuelles dans deux maisons partagées situées sur une concession où se trouve également le bureau. Une connexion wifi est disponible sur toute la base.

Profil