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"Coordinateur/trice Consortium - RCA"



Information clé

Pays : RCA - poste basé à Bangui, avec des déplacements réguliers en Vakaga et dans la Baminigui Bangoran

Durée : contrat de 12 mois renouvelable

Prise de poste : janvier 2020

Conditions:: contrat salarié, salaire mensuel brut de 2 300 € à 2 800 € selon expérience, per diem mensuel 580 €, prise en charge d'une couverture médicale à 100% + assurance rapatriement + prévoyance, prise en charge du logement et du transport international et local dans le cadre de la mission, repos tous les 3 mois.

Possibilité de départ en famille : non.

Présentation de Triangle Génération Humanitaire

"Acteur d'une solidarité durable et partagée"

Créée en 1994, Triangle Génération Humanitaire, association française de solidarité internationale basée à Lyon, élabore et met en œuvre des programmes d'urgence, de réhabilitation et de développement dans les domaines de l'eau, de l'hygiène et de l'assainissement, du génie civil, de la sécurité alimentaire et des moyens d’existence, de l’éducation et de la protection. TGH travaille actuellement dans 10 pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe et du Moyen-Orient.

Contexte

Considérée comme l’un des pays les plus pauvres au monde, la République centrafricaine (RCA) traverse actuellement la crise humanitaire la plus grave depuis son indépendance en 1960. Cette situation est en partie la cause, mais aussi la conséquence, de la faiblesse de l’Etat et de l’instabilité politique chronique, souvent à base ethnique, qui secouent régulièrement le pays.

Depuis mars 2013, les changements de régimes qui se sont succédé ont contribué à une escalade des violences intercommunautaires en RCA, multipliant les violations des droits de l'homme, les déplacements massifs de population, la destruction de biens et la perte des moyens de subsistance pour la population. A cet égard, le Comité permanent inter-organisations hisse la crise centrafricaine au niveau 3 de l’urgence humanitaire, ce dernier étant le plus élevé.

La RCA compte aujourd’hui plus de 2,2 millions de personnes ayant besoin d’assistance, soit quasiment la moitié de la population globale. Les besoins prioritaires regroupent la nourriture, les soins de santé, l'eau, l'assainissement et l'hygiène, les abris mais également les articles ménagers de première nécessité. Si les besoins humanitaires augmentent, les affrontements réguliers rendent difficile l’accès aux populations dans le besoin, et donc le travail des organisations humanitaires sur place.

Le bilan humanitaire reste préoccupant, avec environ 400 000 personnes déplacées internes et 473 400 réfugiés centrafricains dans les pays voisins (Cameroun, Congo, Tchad, RDC) depuis décembre 2013.
Les élections présidentielles de 2016 ont amené Faustin-Archange Touadéra au pouvoir. La composition du nouveau gouvernement indique que le président semble déterminé à tenir les promesses faites à la minorité musulmane puisque 4 des 23 ministres qui le composent sont issus de cette minorité.

L’isolement géographique de la Vakaga se traduit également par un isolement social, politique et économique, vis-à-vis du reste de la RCA et principalement de Bangui. L’État Centrafricain n’y est quasiment pas présent et le redéploiement des services officiels quasi-inexistant. Ainsi, nombre de fonctionnaires décentralisés de l’Etat sont basés à Ndélé, chef-lieu de la Préfecture voisine de la Bamingui-Bangoran. Due à son isolation, la Vakaga a été la dernière des 16 préfectures de la RCA à recevoir son préfet. Nommé le 23 août 2017 par le président Faustin-Archange Touadéra, il a pris ses fonctions le 21 février 2018.

Depuis le début du mois de septembre 2019, des affrontements entre groupes armés ont eu lieu à Birao menant à environ 15 000 déplacés internes. Ces derniers ont rejoint des sites de regroupement autour de la ville. Les besoins, particulièrement en eau, hygiène et assainissement ainsi qu’en aide alimentaire, sont très importants. Les ONG et UN sont sortis du confinement le lendemain des combats et l’action humanitaire a repris ses activités malgré le fort risque de reprise des combats. Certains déplacés circulent dans la ville librement, parmi les hommes armés. Cependant les civils s’inquiètent de la reprise imminente des combats et ne souhaitent pas retourner chez eux pour l’instant.
Faisant face à la volatilité du contexte sécuritaire, la MINUSCA, opération multidimensionnelle des Nations Unies est notamment en de charge de la protection des civils, de la facilitation de l’aide humanitaire et du soutien au processus de transition.

Présentation de la mission

TGH a débuté son action en RCA en 2007 pour soutenir les populations vulnérables de la préfecture de la Vakaga. Aujourd’hui, l’association intervient en Vakaga dans les secteurs de la sécurité alimentaire, et de l’éducation. TGH reste ainsi l’une des deux seules organisations humanitaires présentes de manière continue dans cette région marginalisée et excentrée. Les projets qu’elle met en œuvre dans la préfecture sont notamment financés par le Comité Interministériel de l’Aide Alimentaire, le fonds Békou (Union Européenne) et le Centre de Crise et de Soutien (en Sécurité Alimentaire et Education). Des projets ont été déposés auprès de l’AFD sur les 3 secteurs d’intervention de TGH.

Parallèlement, l’association s’impose depuis 2011 comme l’un des acteurs humanitaires majeurs de la préfecture de la Ouaka, où elle mène différents projets dans les secteurs de la sécurité alimentaire et des moyens de subsistance, de l'eau, hygiène et assainissement (EHA), et de l'éducation / protection. Elle assure aujourd’hui une assistance d’urgence aux populations déplacées et aux communautés hôtes dans la ville de Bambari, dans l’ensemble des camps de déplacés sur les axes de Bambari. Les projets que TGH met actuellement en œuvre sont appuyés par des partenaires financiers tels que ECHO, le CDCS, le CIAA, le Fonds Humanitaire, ou encore UNICEF.

A Bangui, où le phénomène des enfants des rues (EDR) connait une progression alarmante, les services de l’antenne mobile mis en place depuis 2014 par TGH garantissent aux enfants un accès à des services socio-éducatifs et médicaux de base, et participent au processus de réunification familiale et de placement en famille d’accueil. TGH assure la protection des enfants des rues par la mise en place d’un dispositif de prévention des abus à leur encontre, financé par l’AFD, le CDCS et l’UNICEF.

Suite à l’évolution du contexte à Birao et à l’urgence de la situation, TGH s’est positionné sur des programmes en réponse d’urgence EHA et aide alimentaire.
La mission est financée à hauteur d’environ 3,5 millions d’euros. L’équipe actuelle est composée d’environ 14 personnes expatriés et d’environ 100 personnels nationaux, répartis sur les différentes bases opérationnelles (Bangui, Bambari et Birao).

Présentation du projet

Triangle Génération Humanitaire (TGH), leader du consortium, assure la représentation du projet. Le consortium se compose de 3 ONG déjà présentes sur les problématiques du projet dans le Nord-Est : Triangle Génération Humanitaire (TGH), Première Urgence Internationale (PUI) et Norwegian Refugee Council (NRC).

Objectif général : Améliorer la situation socioéconomique des populations du Nord Est afin de contribuer à la réduction des inégalités territoriales et à la construction de la paix.

Durée du projet : 4 ans

Concentration géographique : le long des axes les plus fréquentés (RN8/RN5, préfectures de Birao et Ndélé, chef lieux de communes, couloir de transhumance de Garba en Bamingui Bangoran, pourtours des parcs Manovo Gounda St Floris et Bamingui).

OS1 : Soutenir les acteurs étatiques et les dynamiques communautaires afin d'améliorer l'accès à des services de base de qualité

OS2 : Appuyer les populations dans la gestion des ressources naturelles et le développement de filières durables notamment autour des aires protégées

OS3 : Renforcer la résilience socioéconomique des ménages par un appui aux productions agricoles et à l’entreprenariat

Ce projet s’inscrit en préparation du projet d’appui au redéploiement et à la modernisation de l’action publique envisagé par l’AFD. En apportant des services de base de qualité et un accès à ces services, dans un cadre de gouvernance participative, ce projet appuie progressivement le redéploiement de l’Etat par la population, tout en contribuant à favoriser le maintien en poste et l’arrivée de nouveaux fonctionnaires et agents de l’Etat (FAE).

Les activités proposées s’inscrivent en complémentarité avec les projets existants dans les zones d’interventions (connectivité rurale, appui à la décentralisation, appui à la gestion des parcs nationaux, fonds Bêkou…) et les équipes de coordination des projets travailleront en étroite collaboration.

Les principaux groupes cibles visés seront identifiés lors de la ligne de base et sur des critères qui seront à la fois : i) sectoriels à travers les indicateurs socio-économiques de base (situation alimentaire et situation socioéconomique, et ii) statutaires (déplacés internes, femmes seules, enfants seuls / orphelins, famille d’accueil, communautés hôtes, retournés).

Dans le cadre de ce projet, les partenaires travailleront avec des organisations telles par exemple des associations villageoises d’épargne et de crédit afin de permettre le transfert et le renforcement de compétences et ainsi pérenniser les acquis de l’action notamment dans l’appui à la structuration et à l’opérationnalisation des groupements et des coopératives de vente existantes, le renforcement des capacités d’investissement des agriculteurs et des petits acteurs économiques. Les associations de femmes seront également impliquées dès que possible notamment dans les plateformes de suivi des plans de développement local. Le recrutement du personnel travaillant sur les sites de mise en œuvre sera effectué conjointement avec les partenaires locaux et l’implication des autorités locales (comités de Gestion pour les FOSA, comités villageois, chefs de groupements/villages, etc.).

Poste

Le/la coordinateur/trice consortium, basé(e) à Bangui, assurera la bonne gestion et suivi du consortium TGH / PUI / NRC pour le projet AFD dans le Nord Est de la RCA. Il/elle supervisera l’équipe « consortium » basée à Bangui, en relation avec le projet implanté sur le terrain et avec la stratégie de la mission. Il/elle sera en étroite collaboration avec la coordination des partenaires du consortium (programme, administration, finance, ressources humaines et logistique). Il/elle donnera toutes informations relatives à la conformité des projets au chef de mission TGH, avec rapidité et efficacité. Il/elle s’assurera de la qualité et de la pertinence du projet, et donnera régulièrement des recommandations pour les activités et les analyses organisationnelles.

Le/la coordinateur/trice consortium sera amené(e) à se rendre régulièrement dans les préfectures de la Vakaga et de Bamingui-Bangoran, zones d’intervention du consortium.
Sous la supervision du chef de mission TGH, et en étroite collaboration avec l’équipe de coordination, les principales responsabilités du/de la coordinateur/trice consortium sont les suivantes :

1. Gestion du consortium

2. Coordination externe

3. Coordination interne

4. Rédaction des rapports, des propositions ou amendements du projet

5. Suivi budgétaire du projet

Ces responsabilités pourront être revues en fonction des évolutions des besoins sur le terrain.

Conditions de sécurité, de travail, et de vie

Le contexte sécuritaire impose le respect de règles de sécurité (couvre-feu, suivi des mouvements, etc.). Les déplacements sur le terrain en dehors des villes principales sont possibles mais nécessitent une analyse préalable. Les déplacements en ville ne sont en général pas sujets à restriction, sauf tension en ville. TGH est un acteur humanitaire connu et apprécié dans la zone. A Bangui, les expatriés disposent de chambres individuelles dans deux maisons partagées situées sur une concession où se trouve également le bureau. Une connexion wifi est disponible sur toute la base.

Profil