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OFFRE D'EMPLOI
"Chef de Projets Eau, Hygiène et assainissement (EHA) - RCA"



Information clé

Pays : RCA - poste basé à Bambari (Ouaka)

Durée : contrat de 7 mois (renouvelable)

Prise de poste :décembre 2019

Conditions : contrat salarié, salaire mensuel brut de 1 900€ à 2 600 € selon expérience, per diem mensuel 580 €, prise en charge d’une couverture médicale à 100% + assurance rapatriement + prévoyance, prise en charge du logement et du transport international et local dans le cadre de la mission, repos tous les 3 mois.

Possibilité de départ en famille : non.

Présentation de Triangle Génération Humanitaire

"Acteur d'une solidarité durable et partagée"

Créée en 1994, TGH, association française de solidarité internationale basée à Lyon, élabore et met en œuvre des programmes d'urgence, de réhabilitation et de développement dans les domaines de l'eau, de l'hygiène et de l'assainissement, du génie civil, de la sécurité alimentaire et du développement rural, du socio-éducatif et du psychosocial. TGH travaille actuellement dans 11 pays d’Afrique, d’Europe, d’Asie et du Moyen-Orient.

Contexte

Considérée comme l’un des pays les plus pauvres et instables au monde, la République Centrafricaine (RCA) traverse la crise humanitaire la plus grave depuis son indépendance en 1960. Suite au coup d’Etat du 24 mars 2013, les changements successifs de régime ont contribué à une escalade des violences intercommunautaires, multipliant les violations des droits de l'homme, les déplacements massifs de population, la destruction de biens et la perte des moyens de subsistance pour la population. En décembre 2016, 2,2 millions de personnes avaient encore besoin d’assistance, soit quasiment la moitié de la population globale.

Le bilan humanitaire reste donc préoccupant, avec environ 400 000 personnes déplacées internes et 473 400 réfugiés centrafricains dans les pays voisins (Cameroun, Congo, Tchad, RDC) depuis décembre 2013.

La crise de 2013 a provoqué l’effondrement d’infrastructures socio-économiques déjà faibles, et l’absence des services sociaux de base est quasiment totale. L’élection du nouveau président  Faustin-Archange Touadéra en février 2016 dans un climat politique apaisé et la récente mise en place d’un Plan de relèvement et de consolidation de la paix ont suscité certains espoirs dans le pays. Cependant, le redéploiement des services de l’Etat peine à se concrétiser et la situation sécuritaire reste très préoccupante, notamment dans la région de la Ouaka où les groupes rebelles ex-Séléka et anti-Balaka continuent de s’affronter régulièrement, ce qui a occasionné de nombreux déplacements de populations.

Ainsi, la Ouaka est aujourd’hui considérée comme prioritaire en matière d’aide humanitaire d’urgence. Dans le domaine de la sécurité alimentaire, les personnes déplacées sur les sites ou hébergées en familles d’accueil tout comme celles qui sont retournées dans leurs villages sur les axes autour de Bambari font face à une situation de grande vulnérabilité quant à leur accès à la nourriture et leurs conditions d’existence et leur niveau de résilience. 

Faisant  face à la volatilité du contexte sécuritaire, la MINUSCA, opération multidimensionnelle des Nations Unies, est notamment en de charge de la protection des civils, de la facilitation de l’aide humanitaire et du soutien au processus de transition. Depuis le début de l’année 2016, la MINUSCA a entamé son programme de démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR) afin d’appuyer le renforcement des capacités des autorités locales. Les forces françaises Sangaris se sont progressivement désengagées, au profit des forces armées centrafricaines.

Présentation de la mission

TGH a débuté son action en RCA en 2007 pour soutenir les réfugiés du Darfour, dans la préfecture de la Vakaga. Aujourd’hui, l’association intervient en Vakaga dans les secteurs de la sécurité alimentaire, de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement, ainsi que de l’éducation. TGH reste ainsi l’une des deux seules organisations présentes de manière continue dans cette région marginalisée et excentrée. Les projets qu’elle met en œuvre dans la préfecture sont notamment financés par le fonds Békou et par le Centre de Crise et de Soutien (CDCS).

Parallèlement, l’association s’impose depuis 2011 comme l’un des acteurs humanitaires majeurs de la préfecture de la Ouaka, où elle mène différents projets dans les secteurs de la sécurité alimentaire et du développement rural, de l'eau, de l'hygiène et l'assainissement (EHA) et de l'éducation. Surtout, elle assure aujourd’hui une assistance d’urgence aux populations déplacées et aux communautés hôtes, dans la ville de Bambari, dans l’ensemble des camps de déplacés autour de Bambari ainsi que dans la ville de Ngakobo. Les projets que TGH met actuellement en œuvre sont appuyés par des partenaires financiers tels que ECHO, UNICEF, le Fonds Humanitaire, le Comité Interministériel de l’Aide Alimentaire, ou encore le CDCS.

A Bangui, où le phénomène des enfants des rues (EDR) connait une progression alarmante, les services de l’antenne mobile mis en place depuis 2014 par TGH garantissent aux enfants un accès à des services socio-éducatifs et médicaux de base, et participent au processus de réunification familiale et de placement en famille d’accueil. Dans le cadre d’un projet multi-pays financé en partie par l’AFD, UNICEF et le CDCS, TGH travaille actuellement en lien avec les acteurs institutionnels de la protection de l’enfance sur ces thématiques de prise en charge des enfants vulnérables qui se retrouvent en situation de rue.

La mission globalement est financée à hauteur de 3,5 millions d’euros par différents bailleurs de fonds, dont les principaux sont ECHO, le Centre de Crise et de soutien du MAE, le CHF, EuropeAid, l’AFD, UNICEF, et le CIAA.

L’équipe actuelle est composée d’une quinzaine de personnels expatriés et d’environ 110 personnels nationaux, répartis sur les différentes bases opérationnelles (Bangui, Bambari et Birao). L’équipe de Bambari est constituée à ce jour de 6 expatriés et d’environ 70 personnels nationaux.

Présentation des projets

En 2018, des financements ECHO, FH, CDCS et UNICEF ont permis de poursuivre les activités EHA en réponse à l’urgence dans la Préfecture de la Ouaka à travers du water trucking, sur les sites de déplacés de Bambari et en ville et le fonctionnement de stations de pompage et de mettre en place des solutions plus durables d’accès à l’eau à travers la réhabilitation de puits modernes de PMH. Pour accompagner les dynamiques de retour sur les axes, la distribution de kits d’hygiène et la réparation de Pompes à Motricité Humaine (PMH) vont également être assurées tant sur les sites des déplacés et dans les villages des retournés. Début 2018, les financements FH et Centre de crise et de soutien du Ministère des affaires étrangères permettent la continuité des activités.

Les principales activités sont :

Poste

Le/la Chef(fe) de projets Eau, Hygiène, Assainissement (EHA) est placé sous la responsabilité du Coordinateur terrain et travaille en collaboration avec  le/la Coordinateur(trice) programmes et le responsable de la cellule technique EHA basé au siège.

Il/elle assure la supervision et la gestion des activités EHA au sein de ces projets, à travers la mise en œuvre et le monitoring des activités, la logistique et l’administration liées à ces projets et la gestion des équipes. Il/elle assume les responsabilités suivantes :

Gestion de projets

Gestion des équipes

Gestion logistique et administrative

Participation à la coordination de la mission

Reporting / monitoring

Sécurité

Ces responsabilités pourront être revues en fonction des évolutions des besoins sur le terrain.

Conditions de sécurité, de travail, et de vie

Le contexte sécuritaire impose le respect de règles de sécurité (couvre-feu, suivi des mouvements, etc.). Les déplacements sur le terrain en dehors des villes principales sont possibles mais nécessitent une analyse préalable. Les déplacements en ville ne sont en général pas sujets à restriction, sauf tensions. TGH est un acteur humanitaire connu et apprécié dans la zone.

TGH dispose d’une grande concession bureau-base de vie sécurisée en bordure de la rivière Ouaka et à proximité du centre-ville. Les expatriés partagent une maison / bureau divisés en deux bâtiments distincts et ont chacun leur espace de vie. L’électricité est fournie par un générateur durant les heures de travail, et un système de batterie auxiliaire permet d’alimenter les soirées et weekends. Une connexion wifi est disponible sur toute la base et le réseau téléphonique est fonctionnel dans la zone urbaine de Bambari. Un retour régulier sur Bangui permet aux expatriés de se reposer et de profiter de certains loisirs disponibles sur Bangui.

Profil