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OFFRE D'EMPLOI
"Chef(fe) de Projet Formation Professionnelle - RCA"



Information clé

Pays : RCA - poste basé à Bangui

Durée : contrat de 9 mois (renouvelables)

Prise de poste : septembre 2021

Conditions:: contrat salarié, salaire mensuel brut de 1 900€ à 2 600 € selon expérience, per diem mensuel 580 €, prise en charge d’une couverture médicale à 100% + assurance rapatriement + prévoyance, prise en charge du logement et du transport international et local dans le cadre de la mission, repos tous les 3 mois. Plus d'information sur www.trianglegh.org, rubrique "Recrutement".

Possibilité de départ en famille : non.

Présentation de Triangle Génération Humanitaire

"Acteur d'une solidarité durable et partagée"

Créée en 1994, TGH, association française de solidarité internationale basée à Lyon, élabore et met en œuvre des programmes d'urgence, de réhabilitation et de développement dans les domaines de l'eau, de l'hygiène et de l'assainissement, du génie civil, de la sécurité alimentaire et du développement rural, du socio-éducatif et du psychosocial. TGH travaille actuellement dans 11 pays d’Afrique, d’Europe, d’Asie et du Moyen-Orient.

Contexte

Considérée comme l’un des pays les plus pauvres au monde, la République centrafricaine (RCA) traverse des crises humanitaires récurrentes depuis son indépendance en 1960. Cette situation est en partie la cause, mais aussi la conséquence, de la faiblesse de l’Etat et de l’instabilité politique chronique, souvent à base ethnique, qui secouent régulièrement le pays.

Depuis mars 2013, les changements de régimes qui se sont succédés ont contribué à une escalade des violences intercommunautaires dans le pays, multipliant les violations des droits humains, les déplacements massifs de populations ainsi que la destruction de biens et la perte des moyens de subsistance de ces dernières. A cet égard, le Comité permanent inter-organisations a hissé la crise centrafricaine au niveau 3 de l’urgence humanitaire, ce dernier étant le plus élevé.

En 2020, 57% de la population de la RCA était en  besoin aigu d’assistance humanitaire Les besoins prioritaires regroupent l’alimentation, les soins de santé, l'eau, l'assainissement et l'hygiène, les abris mais également les articles ménagers de première nécessité. Dès mars 2020, la pandémie de COVID-19 est apparue en RCA, exacerbant les vulnérabilités des populations. Si les besoins humanitaires augmentent, les affrontements réguliers rendent difficile l’accès aux populations dans le besoin et donc le travail des organisations humanitaires sur place. Le bilan humanitaire reste préoccupant, avec environ 400 000 personnes déplacées internes et 473 400 réfugiés centrafricains dans les pays voisins (Cameroun, Congo, Tchad, RDC) depuis décembre 2013.

Depuis fin décembre 2020, le déroulement des élections présidentielles a impacté la situation sécuritaire du pays.
6 groupes armés se sont ainsi réunis pour créer la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) et lutter contre la tenue de ce scrutin. Après que Faustin-Archange Touadéra ait été réélu dès le premier tour (au pouvoir depuis 2016), la CPC a accentué ses initiatives afin de prendre le contrôle du pays et notamment de la capitale, Bangui.  Le climat de tensions instauré par les élections présidentielles de décembre 2020 perdure encore aujourd’hui, bien que les forces armées centrafricaines (FACA) soient soutenues militairement par leurs alliés russes et rwandais ainsi que par la MINUSCA pour la reprise du contrôle du pays.
Les mesures nécessaires sont prises par TGH en conséquence.

Présentation de la mission

TGH a débuté son action en RCA en 2007 pour soutenir les populations vulnérables de la préfecture de la Vakaga. Aujourd’hui, l’association intervient en Vakaga dans le secteurs de la Sécurité Alimentaire et Moyens d’Existence, de l’Eau, Hygiène, Assainissement et de l’Education/Protection à travers un projet multisectoriel financé par l’AFD en consortium avec PUI qui elle, intervient en Bamingui-Bongoran et un projet SAME mené en consortium avec plusieurs ONG financé par le fond Békou de l’Union Européenne. TGH reste ainsi l’une des deux seules organisations humanitaires internationales présentes de manière continue dans cette région marginalisée et excentrée.

Parallèlement, l’association s’impose depuis 2011 comme l’un des acteurs humanitaires majeurs de la préfecture de la Ouaka, où elle mène différents projets dans le secteur de l’Eau, Assainissement et Hygiène (EHA). Elle assure aujourd’hui une assistance d’urgence aux populations déplacées et aux communautés hôtes dans la ville de Bambari, dans l’ensemble des camps de déplacés et sur les axes principaux autour de Bambari. Les projets que TGH met actuellement en œuvre sont appuyés par des partenaires financiers tels qu’ECHO et UNICEF ainsi que par la Fondation Vitol.

A Bangui, où le phénomène des enfants des rues (EDR) connait une progression alarmante, les services de l’antenne mobile mis en place depuis 2014 par TGH garantissent aux enfants un accès à des services socio-éducatifs et médicaux de base et participent au processus de réunification familiale et de placement en famille d’accueil. Un projet  de formation et insertion professionnelle pour les jeunes et en consortium avec Mercy Corps est aussi en cours. L’intervention de TGH contribue à améliorer la protection et la réinsertion des enfants en situation de rue, elle est financée par l’AFD, OFDA et UNICEF.

De par l’épidémie de COVID-19, l’intégralité des projets en cours comportent également une composante visant à lutter contre la propagation du virus.
La mission est financée à hauteur d’environ 3,5 millions d’euros. L’équipe actuelle est composée de 18 expatriés et d’environ 100 personnels nationaux, répartis sur les différentes bases opérationnelles (Bangui, Bambari et Birao).

Présentation du projet

Le  projet « formation professionnelle » est mis en œuvre par un consortium de deux ONGI : Mercy Corps et TGH ; et financé par l’AFD. Mercy Corps est l’ONGI leader du consortium. Il concerne les zones suivantes : Bouar (Nana-Mambéré), Berbérati, Carnot (Mambéré-Kadéï),  Bangui et sa périphérie (Bimbo I, à Ombella M’Poko) et Mbaïki (Lobaye) ; et vise à renforcer les opportunités socio–économiques des jeunes les plus fragilisés et particulièrement les femmes par l’amélioration de l’employabilité. Il se donne trois objectifs spécifiques, (i) l’amélioration de la qualité de l’offre professionnelle via l’appui à des centres de formation. Ces derniers seront par exemple amenés à utiliser des meilleurs outils de gestion et respecter des bonnes pratiques de gouvernance. Pour cela plusieurs activités seront mises en place telles qu’un appui en équipements et matériels, une réhabilitation des infrastructures ou encore un accompagnement à l’auto-évaluation de l’offre de formation et à la formation du personnel ; (ii) le deuxième objectif spécifique consiste à soutenir les initiatives d’insertion professionnelle créant ainsi de nouvelles opportunités économiques aux jeunes. Les jeunes seront alors mieux informés de la dynamique du marché du travail et bénéficieront d’un accès amélioré aux financements leur permettant de s’insérer sur le marché de l’emploi. Afin d’y arriver, l’ACFPE et d’autres associations de jeunes seront appuyées dans leur pratique de sensibilisation sur la thématique de l’insertion professionnelle. Ces structures seront aussi appuyées pour l’accompagnement et l’incubation des jeunes initiateurs d’activités entrepreneuriales ou encore le placement en apprentissage. Enfin, l’accompagnement concernera ces mêmes jeunes dans leur sollicitation de micro-crédits ou dans leur installation via des kits de démarrage ; (iii) le troisième objectif spécifique concerne le renforcement de la coordination entre l’Etat, les entreprises et les centres de formation afin que les offres de formation soient le plus en adéquation possible avec les besoins du marché du travail. Cela permettra entre autres de mieux identifier les besoins en compétence du secteur privé par exemple et ainsi mieux cibler et structurer l’offre de formation. Pour y parvenir, la coordination et l’échange seront facilités par deux activités : la création de réseaux locaux et nationaux pour les centres de formation et la mise en place d’une plateforme nationale regroupant les acteurs de formation et de l’insertion professionnelle. De même, des études de marché seront faites dans les zones ciblées pour identifier les besoins en compétence en lien avec l’ACFPE. La dernière activité consistera à appuyer les institutions publiques dans la mise en place d’un référentiel d’organisation et de gestion des centres de formation.

Poste

Le/la Chef(fe) de projet formation professionnelle est placé(e) sous la responsabilité du Coordinateur programmes. Il/Elle est en lien régulier avec le responsable de la cellule technique Education et protection basé au siège.

Il/elle assure la supervision et la gestion des activités du projet, à travers la mise en œuvre et le monitoring des activités, la logistique et l’administration liées à ces projets et la gestion des équipes. Il/elle assume les responsabilités suivantes :

Gestion de projets

Gestion des équipes

Gestion logistique et administrative

Participation à la coordination de la mission

Reporting / monitoring

Sécurité

Ces responsabilités pourront être revues en fonction des évolutions des besoins sur le terrain.

Conditions de sécurité, de travail, et de vie

Le contexte sécuritaire instable et volatile impose le respect de règles de sécurité parfois contraignantes. Les déplacements sur le terrain sont possibles mais nécessitent une analyse préalable et les déplacements en ville ne sont en général pas sujets à restriction, sauf tension en ville. TGH est un acteur humanitaire connu et apprécié dans les trois zones d’intervention.

A Bangui, les expatriés disposent de chambres individuelles dans deux maisons partagées situées sur deux concessions. Une des maisons est située dans la même concession que le bureau. Une connexion wifi satisfaisante est disponible sur les deux concessions. Il est possible et autorisé à Bangui de se rendre dans de nombreux restaurants, bars, complexes sportifs, supermarchés, magasins, marchés…

Profil