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OFFRE D'EMPLOI
"Chef(fe) de projet EHA urgence – RCA"



Information clé

Pays : RCA - poste basé à Birao (Vakaga)

Durée : Contrat de 3 mois sous réserve de financements (renouvelables dépendamment de l’évolution du contexte)

Prise de poste :Fin septembre 2019

Conditions : Contrat salarié, salaire mensuel brut de 1900 à 2600€ selon expérience, per diem mensuel de 380 000 FCFA, prise en charge d'une couverture médicale à 100% + assurance rapatriement + prévoyance, prise en charge du logement et du transport international et local dans le cadre de la mission, repos tous les 3 mois. Plus d'informations sur www.trianglegh.org, rubrique "Recrutement".

Possibilité de départ en famille : non.

Présentation de Triangle Génération Humanitaire

"Acteur d'une solidarité durable et partagée"

Créée en 1994, Triangle Génération Humanitaire, association française de solidarité internationale basée à Lyon, élabore et met en œuvre des programmes d'urgence, de réhabilitation et de développement dans les domaines de l'eau, de l'hygiène et de l'assainissement, du génie civil, de la sécurité alimentaire et du développement rural, du socio-éducatif et du psychosocial. TGH travaille actuellement dans 10 pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe et du Moyen-Orient.

Contexte

Considérée comme l’un des pays les plus pauvres au monde, la République centrafricaine (RCA) traverse actuellement la crise humanitaire la plus grave depuis son indépendance en 1960. Cette situation est en partie la cause, mais aussi la conséquence, de la faiblesse de l’Etat et de l’instabilité politique chronique, souvent à base ethnique, qui secouent régulièrement le pays.
Depuis mars 2013, les changements de régimes qui se sont succédé ont contribué à une escalade des violences intercommunautaires en RCA, multipliant les violations des droits de l'homme, les déplacements massifs de population, la destruction de biens et la perte des moyens de subsistance pour la population. A cet égard, le Comité permanent inter-organisations hisse la crise centrafricaine au niveau 3 de l’urgence humanitaire, ce dernier étant le plus élevé.

La RCA compte aujourd’hui plus de 2,2 millions de personnes ayant besoin d’assistance, soit quasiment la moitié de la population globale. Les besoins prioritaires regroupent la nourriture, les soins de santé, l'eau, l'assainissement et l'hygiène, les abris mais également les articles ménagers de première nécessité. Si les besoins humanitaires augmentent, les affrontements réguliers rendent difficile l’accès aux populations dans le besoin, et donc le travail des organisations humanitaires sur place. Le bilan humanitaire reste préoccupant, avec environ 400 000 personnes déplacées internes et 473 400 réfugiés centrafricains dans les pays voisins (Cameroun, Congo, Tchad, RDC) depuis décembre 2013. Les élections présidentielles de 2016 ont amené Faustin-Archange Touadéra au pouvoir. La composition du nouveau gouvernement indique que le président semble déterminé à tenir les promesses faites à la minorité musulmane puisque 4 des 23 ministres qui le composent sont issus de cette minorité.

L’isolement géographique de la Vakaga se traduit également par un isolement social, politique et économique, vis-à-vis du reste de la RCA et principalement de Bangui. L’État Centrafricain n’y est quasiment pas présent et le redéploiement des services officiels quasi-inexistant. Ainsi, nombre de fonctionnaires décentralisés de l’Etat sont basés à Ndélé, chef-lieu de la Préfecture voisine de la Bamingui-Bangoran. Due à son isolation, la Vakaga a été la dernière des 16 préfectures de la RCA à recevoir son préfet. Nommé le 23 août 2017 par le président Faustin-Archange Touadéra, il a pris ses fonctions le 21 février 2018.

Depuis le début du mois de septembre 2019, des affrontements entre groupes armés ont eu lieu à Birao menant à environ 15 000 déplacés internes. Ces derniers ont rejoint des sites de regroupement autour de la ville. Les besoins, particulièrement en eau, hygiène et assainissement ainsi qu’en aide alimentaire, sont très importants. Les ONG et UN sont sortis du confinement le lendemain des combats et l’action humanitaire a repris ses activités malgré le fort risque de reprise des combats. Certains déplacés circulent dans la ville librement, parmi les hommes armés. Cependant les civils s’inquiètent de la reprise imminente des combats et ne souhaitent pas retourner chez eux pour l’instant.

Présentation de la mission

TGH a débuté son action en RCA en 2007 pour soutenir les populations vulnérables de la préfecture de la Vakaga. Aujourd’hui, l’association intervient en Vakaga dans les secteurs de la sécurité alimentaire, et de l’éducation. TGH reste ainsi l’une des deux seules organisations humanitaires présentes de manière continue dans cette région marginalisée et excentrée. Les projets qu’elle met en œuvre dans la préfecture sont notamment financés par le Comité Interministériel de l’Aide Alimentaire, le fonds Békou (Union Européenne) et le Centre de Crise et de Soutien (en Sécurité Alimentaire et Education). Des projets ont été déposés auprès de l’AFD sur les 3 secteurs d’intervention de TGH.

Parallèlement, l’association s’impose depuis 2011 comme l’un des acteurs humanitaires majeurs de la préfecture de la Ouaka, où elle mène différents projets dans les secteurs de la sécurité alimentaire et des moyens de subsistance, de l'eau, hygiène et assainissement (EHA), et de l'éducation / protection. Elle assure aujourd’hui une assistance d’urgence aux populations déplacées et aux communautés hôtes dans la ville de Bambari, dans l’ensemble des camps de déplacés sur les axes de Bambari. Les projets que TGH met actuellement en œuvre sont appuyés par des partenaires financiers tels que ECHO, le CDCS, le Fonds Humanitaire, ou encore UNICEF.

A Bangui, où le phénomène des enfants des rues (EDR) connait une progression alarmante, les services de l’antenne mobile mis en place depuis 2014 par TGH garantissent aux enfants un accès à des services socio-éducatifs et médicaux de base, et participent au processus de réunification familiale et de placement en famille d’accueil. TGH assure la protection des enfants des rues par la mise en place d’un dispositif de prévention des abus à leur encontre, financé par l’AFD, le CDCS et l’UNICEF.

Suite à l’évolution du contexte à Birao et à l’urgence de la situation, TGH s’est positionné sur des programmes en réponse d’urgence EHA et aide alimentaire. La mission est financée à hauteur d’environ 3,5 millions d’euros. L’équipe actuelle est composée d’environ 14 personnes expatriés et d’environ 100 personnels nationaux, répartis sur les différentes bases opérationnelles (Bangui, Bambari et Birao).

Poste

Ce poste a pour objectif d’assurer la supervision et la gestion des activités EHA urgence en Vakaga, à travers la mise en œuvre et le monitoring des activités, la logistique et l’administration liées aux projets et la gestion des équipes à Birao dans la Vakaga. Le/la Chef(fe) de projets EHA est placé(e) sous la responsabilité du coordinateur terrain et travaille en collaboration avec le coordinateur programme basé à Bangui et le responsable de la cellule technique EHA basé au siège. Il/elle supervise l'équipe dédiée aux projets. Il/elle assume les responsabilités suivantes :

Gestion de projets Gestion des équipes Gestion logistique et administrative Participation à la coordination de la mission Reporting / monitoring Sécurité

Ces responsabilités pourront être revues en fonction des évolutions des besoins sur le terrain.

Conditions de travail, de vie et de sécurité

Le contexte sécuritaire impose le respect de règles de sécurité (couvre-feu, suivi des mouvements, etc.). Les déplacements sur le terrain en dehors des villes principales sont possibles mais nécessitent une analyse préalable. Les déplacements en ville ne sont en général pas sujets à restriction, sauf tension en ville. TGH est un acteur humanitaire connu et apprécié dans la zone.

A Bangui, les expatriés disposent de chambres individuelles dans deux maisons partagées situées sur une concession où se trouve également le bureau. Une connexion wifi est disponible sur toute la base. A Birao, pour l’instant, les équipes de TGH logent sur la base de la MINUSCA, avec l’ensemble de la communauté humanitaire.

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