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Nos Actions

Soudan

En février 2003, un groupe armé s'emparait de la petite ville de Gulu (Nord Darfour), marquant le début d'un cycle de combats et d'une répression sanglante. Plus de dix ans plus tard, la crise du Darfour se poursuit sans qu'aucune issue au conflit ne se dessine. Un morcellement des parties en présence et une complexification des enjeux provoquent de nouveaux affrontements, alors que les conditions d'intervention pour les acteurs humanitaires se dégradent.

Triangle Génération Humanitaire a débuté ses actions dans l'ouest du Darfour en juin 2004, avec un programme d'assistance aux personnes déplacées dans le camp de Ryad, en périphérie de la ville d'El Geneina.

Ensuite, et malgré les contraintes d'accès, TGH a étendu son périmètre d'intervention hors des grandes villes, où une grande partie de l'aide humanitaire s'est rapidement concentrée. Entre 2005 et 2006, TGH a ainsi commencé à travailler dans les zones rurales autour de El Geneina, et dans les localités isolées de Bindizi, Mukjar,Um Dukhun et Zalingei, où vivent aussi de nombreux déplacés.

L'organisation reste aujourd'hui présente sur ces différentes zones, où elle continue à mettre en œuvre des programmes dans les secteurs de l'eau, hygiène et assainissement et de la sécurité alimentaire, tout en gardant des capacités de réponse à de nouveaux besoins humanitaires (abri, eau, nourriture, biens ménagers essentiels), notamment auprès des populations déplacées.

TGH intervient par ailleurs de plus en plus sur le renforcement des moyens d'existence (moyens de subsistance) et par l'approche dite de réponse monétaire (cash-based), qui offre une plus grande liberté de choix aux bénéficiaires, tout en faisant travailler prioritairement l'économie locale.

Au fil de ses interventions, l'organisation a développé une approche relevant de la transition entre urgence et développement en organisant le transfert de compétences et de responsabilités aux acteurs locaux afin qu'ils soient en mesure de fournir et gérer de manière durable les services de base.

Programmes en cours

Entre urgence et développement, soutien aux populations affectées par la crise du Darfour

La crise qui sévit au Darfour depuis plus de dix ans, bien que n'ayant plus l'intensité des premières années, demeure à ce jour sans perspective sérieuse de solution durable. Les parties au conflit se sont depuis longtemps fragmentées en factions à la représentativité variable, et les différents accords politiques n'ont que peu d'impacts positifs sur les réalités observées sur le terrain.

Cette absence de perspective maintient les populations déplacées dans une situation de besoin, et implique le maintien des services de base. Dix années de crise ont permis la mise en œuvre par les bénéficiaires de divers mécanismes de résilience qui, s'ils sont inégalement et diversement répartis, orientent l'aide vers une nouvelle approche, qui favorise une plus grande inclusion des différents acteurs locaux et garantit une meilleure durabilité des services assurés.

L'obtention fin 2013 d'un premier financement pluriannuel de développement (Union Européenne) visant à renforcer et approfondir cette approche marque un tournant dans l'intervention de TGH au Darfour.

Dans ce contexte incertain, les capacités locales de résilience doivent être soutenues, afin que les personnes bénéficiaires de l'aide puissent concrètement et matériellement contribuer à celle-ci. Dans cette perspective, TGH adapte son intervention au Darfour en impliquant davantage les communautés et les autorités locales et en améliorant leurs capacités de résilience et de réponse aux chocs. Ces dernières années, TGH s'est donc engagée dans des activités s'inscrivant dans une approche de transition entre l'urgence et le développement, comme en témoignent les différents projets menés actuellement.

Par ailleurs, les nouvelles dynamiques de conflit au Darfour, et notamment la recrudescence depuis début 2013 des affrontements entre tribus arabes, sur fond de crise économique générale et de compétition accrue pour les ressources, nécessitent le maintien de capacités d'évaluation et de réponse humanitaire d'urgence. TGH est ainsi actuellement l'une des quelques ONG intervenant dans le Darfour Central (zones de Um Dukhun et Bindizi) pour une aide aux victimes du conflit entre les tribus Salamat et Misseriya. En parallèle, la relative amélioration de la sécurité dans certaines zones combinée à volonté des autorités tchadiennes à fermer certains camps de réfugiés soudanais au Tchad provoquent aujourd'hui le retour de milliers de réfugiés en particulier dans la zone d'Um Dukhun. Ainsi plus de 80 000 personnes sont retournées dans la localité d'Um Dukhun entre 2014 et fin 2016. Ces mouvements de population induisent de nouveaux besoins urgents (accès à l'eau, assainissement, abri d'urgence, etc.) auxquels TGH répond en fonction des vagues de nouveaux retournés.

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Kawther, 34 years

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Awad, 32 years

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Vers la modération des effets négatifs d'El Niño sur l'insécurité alimentaire et les moyens d'existence des populations vulnérables au Darfour

Pour réduire les impacts négatifs provoqués par le phénomène El Niño, TGH mène dans différents secteurs une action ayant pour objectif la réduction des tensions communautaires, principalement entre éleveurs et agriculteurs, liées à la sécheresse et à la raréfaction des pâtures.

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 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 37 625 individus
 Durée : 9 mois 09/2016 - 05/2017
 Budget global : 300 000 €

 Financement

Logo MAE
  • Financement : Comité interministériel d'aide alimentaire (CIAA)
  • Partenaires : Ministère de l'Agriculture, Corporation Nationale pour les Forêts, Comité de Paix de Bindizi (associés à la mise en œuvre de l'action)
  • Nombre de bénéficiaires : 37 625 individus

TGH propose une action globale visant à résorber les tensions entre les communautés et les éleveurs et agriculteurs, exacerbées par la concurrence autour des ressources naturelles, l’appauvrissement des ressources en eau et la raréfaction des pâtures.

La situation alimentaire des ménages, les cultures agricoles, la pluviométrie et les prix des marchés locaux font l'objet d'un suivi régulier, pour une meilleure anticipation des risques liés à ces indicateurs.
TGH apporte également un soutien au Comité de Paix de Bindizi, chargé de la modération des conflits d'usage (conflits entre éleveurs transhumants et population locale principalement).
Les problèmes nutritionnels importants qui subsistent dans la région sont également pris en compte dans le cadre de la distribution de semences maraichères et d'un appui à la création de « jardins de case » pour améliorer la sécurité et la diversification alimentaire. En parallèle, une sensibilisation aux bonnes pratiques alimentaires pour une meilleure connaissance de l’impact nutritionnel des aliments consommés par les foyers est mise en place, accompagnée de propositions de recettes et de moyens de cuisiner les produits locaux méconnus.

TGH développe ainsi une approche globale de la problématique alimentaire et nutritionnelle des ménages, complétée par la distribution de moyens de transports (charrettes à âne) pour pallier les difficultés rencontrées par les agriculteurs les plus vulnérables concernant le transport de leur production. Pour répondre aux besoins de renforcement en techniques agricoles, TGH met en place une ferme modèle.

Ce programme soutient directement les ménages, améliore la capacité de résilience des agriculteurs, et bénéficie indirectement à l’ensemble des populations des zones ciblées, puisqu’il permet une plus grande accessibilité aux produits agricoles.

Mise en place et renforcement de l'assistance d'urgence aux populations réfugiées et déplacées sur le retour, dans le secteur de l'eau, hygiène et assainissement - Localité d'Um Dukhun (Darfour Central)

TGH renforce sa réponse d'urgence dans le secteur de l'eau, hygiène et assainissement pour couvrir les besoins grandissants des populations réfugiées et déplacées sur le retour dans la localité d'Um Dukhun.

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 Domaine d'expertise

Wash

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 87 681 personnes
 Durée : 12 mois 01/05/2016 - 30/04/2017
 Budget global : 241 369 USD

 Financement

Logo CHF
  • Financement : CHF
  • Nombre de bénéficiaires : 87 681 personnes

L'accord de paix entre les tribus Salamat et Misseriya signé en juin 2014 et la fermeture du camp Abu Gadam par le gouvernement tchadien a provoqué dans la localité d'Um Dukhun un afflux sans précédent de personnes exilées au Tchad ou déplacées au Darfour du Sud qui reviennent s'installer à proximité de leurs lieux de résidence originels. Les premières arrivées ont eu lieu au début de l'année 2015, mais le flux de personnes a rapidement augmenté, doublant la population de la localité. TGH a commencé à apporter une aide d'urgence au moment des premières arrivées à Moradaf en 2015, mais la situation devenue critique requiert des financements nouveaux pour assurer une réponse d'urgence efficace et complète dans le secteur de l'eau, hygiène et assainissement.

En partenariat avec les autorités soudanaises et en particulier celles concernées par ce secteur d'intervention, TGH a développé une réponse intégrée qui comprend l'établissement de nouveaux systèmes d'approvisionnement d'urgence en eau, l'installation de latrines d'urgence, la distribution de savons, de moustiquaires et de kits d'hygiène et la sensibilisation des populations aux pratiques d'hygiène de base. TGH prévoit de compléter sa réponse en renforçant les activités déjà mises en œuvre en 2013-2014 en soutien aux déplacés installés à Kabar, Begayra-Shayla, Magan, Salaly et Umfrout, en rénovant les systèmes d'approvisionnement en eau d'urgence et en s'assurant que les populations ont accès à l'eau dans l'ensemble des localités ciblées.

Renforcer la réponse d'urgence, l'atténuation des risques, ainsi que la résilience des populations les plus vulnérables dans les états du Darfour Central et du Darfour de l'Ouest

Pour faire face aux déplacements massifs de populations, TGH a choisi de développer une intervention d’urgence combinée à une action de renforcement de la résilience des populations pour leur permettre de mieux faire face en cas de nouveaux chocs.

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 Domaine d'expertise

Multisecteur

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 231 340 personnes
 Durée : 11 mois 01/04/2016 - 01/03/2017
 Budget global : 1 650 000 €

 Financement

Logo ECHO
  • Financement : ECHO
  • Nombre de bénéficiaires : 231 340 personnes
  • Partenaires : Al Massar Charity Organization

La capacité à mettre en place au Darfour une réponse d'urgence se trouve diminuée du fait des moyens humanitaires réduits, et les déplacés qui ne bénéficient d'aucune assistance en dépit de leurs conditions de vie plus que précaires sont de plus en plus nombreux. Dans ce contexte, TGH, présente au Darfour depuis de nombreuses années, a souhaité développer un nouveau programme visant à accroître les capacités d'anticipation, de construction et de mise en œuvre d'une réponse d'urgence au sein des deux états dans lesquels elle travaille, le Darfour Central et le Darfour de l'Ouest.

Cette réponse se fonde d'abord sur le pré positionnement de stocks d'urgence dans les secteurs de l'eau, hygiène et assainissement, la distribution d'articles de base non alimentaires et la construction d'abris d'urgence. Ces stocks permettront en cas de besoin de déployer une intervention dans un délai court en ayant du matériel prêt à l'emploi et disponible au plus proche des bénéficiaires. Cette réponse repose également sur la formation du personnel de terrain et la mobilisation des membres des communautés afin de leur permettre de disposer des compétences adéquates pour réagir efficacement et rapidement. Enfin, cette réponse comprend la préparation d'un plan de contingence, le suivi des évènements naturels et des mouvements de population afin de pouvoir conduire des évaluations rapides et apporter une assistance en collaboration avec tous les acteurs impliqués au niveau local, étatique et fédéral. 

Le programme pré positionnera 500 kits composés d'articles non alimentaires de base destinés à faciliter les conditions de vie des ménages les plus vulnérables en cas de catastrophe d'origine naturelle ou de l'arrivée de nouvelles populations. Les kits fournis aux familles déjà déplacées depuis quelques temps dans la zone ciblée seront également mis à jour, afin de continuer à apporter une assistance adaptée à leurs besoins.
Concernant le volet eau, hygiène et assainissement, le programme pré positionnera là aussi des kits d'hygiène de base avant le début de la saison des pluies, et renforcera les infrastructures existantes et les capacités des communautés à les prendre en charge. La mise en place une réponse d'urgence pour assurer un accès à l'eau et à une hygiène de base aux populations déplacées fait également partie de l'action.
Pour pallier la baisse de productivité agricole due au phénomène El Nino et à l'augmentation de la population, TGH fournira des intrants agricoles aux agriculteurs les plus vulnérables afin de restaurer leur capacité de production et d'accroître sur le long terme leur résilience en leur permettant de nourrir leurs familles et les communautés qui les entourent. En parallèle, TGH mettra en place des distributions alimentaires d'urgence destinées à soutenir les ménages les plus vulnérables qui ne sont pas en capacité d'accéder à l'alimentation par d'autres moyens.

Provision de biens non alimentaires et d'abris d'urgences aux populations vulnérables du Darfour central

Ce projet a pour objectif de distribuer des biens non alimentaires aux populations préalablement identifiées dans les localités de Bindizi, Mukjar et Um Dukhun au Darfour Central.

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 Domaine d'expertise

 Non-food items (NFIs)

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 32 869 personnes
 Durée : 13 mois 12/2015 - 01/17
 Budget global : 148 113 USD

 Financement

OCHA
  • Financement : Common Humanitarian Funds (CHF)
  • Nombre de bénéficiaires : 32 869 personnes

Au cours des dernières années, les conflits survenus au Darfour ont donné lieu à d'importants mouvements de populations à l'intérieur du pays, mais aussi vers d'autres pays, notamment le Tchad. La situation s'étant calmée dans cette zone, on assiste aujourd'hui à un retour de ces familles, qui, à Bindizi, Mukjar et Um Dukhun, côtoient les populations déplacées internes ayant aussi élu domicile dans ces localités.

Des évaluations réalisées dans ces zones ont mis en avant d'importants besoins en articles de première nécessité (bidons pour récolter de l'eau, couvertures, vêtements). Une distribution de produits non alimentaires ainsi que d'abris d'urgence préparera les ménages vivant au Darfour central à faire face aux différentes urgences. Ce programme vient en complément d'une distribution menée en 2014 pour reconstituer les stocks détériorés chez certains ménages et en constituer de nouveaux pour les ménages récemment arrivés dans les zones ciblées.

Vers une sécurité alimentaire renforcée et de meilleurs moyens de subsistance dans les communautés touchées par les conflits au centre du Darfour

De manière globale, l'action s'efforce d'améliorer la sécurité alimentaire en renforçant les capacités de production des petits exploitants vulnérables et leur accès à la nourriture dans un contexte d'absence de politique d'investissement dans le développement au Darfour.

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 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 40 000 agriculteurs
 Durée : 36 mois 01/2015 - 01/2018
 Budget global : 1,250,000 €

 Financement

Logo EuropeAid-commission-europeenne
  • Financement : Contribution d'EuropeAid: 1,000,000 €
  • Nombre de bénéficiaires : 40 000 agriculteurs ruraux de la région de Bindizi

L'action vise plus précisément à contribuer à accroître et à diversifier les sources de nourriture et de revenus afin d'améliorer la nutrition et la sécurité alimentaire.

TGH a commencé à mettre en œuvre des programmes d'aide au Darfour début 2004 et travaille spécifiquement à Bindizi depuis 2005 où elle reste la seule ONG internationale active.

En ce qui concerne le contexte d'insécurité dans ces zones rurales, d'une part, le conflit armé entre les tribus arabes Misseriya et Salamat a généré un nombre important de personnes déplacées en quête d'asile en 2013. Bien qu'un accord de paix entre tribus en guerre ait été établi en novembre 2013, les combats ponctuels et les déplacements de population ont repris en 2014. D'autre part, le centre du Darfour est exposé aux catastrophes naturelles, notamment à la sécheresse, aux inondations saisonnières et aux épidémies.

En outre, l'agriculture est la principale activité génératrice de nourriture et/ou d'argent dans la région de Bindizi (centre du Darfour, Soudan). De nombreux ménages ont restauré leurs moyens de subsistance dans leur nouveau lieu de vie grâce à l'assistance humanitaire à grande échelle dont le Darfour a bénéficié au cours de ces dix dernières années. Cependant, les moyens de subsistance restent fragiles; En effet, outre l'insécurité qui limite l'accès aux champs, la production d'aliments de base est soumis à d'importantes fluctuations, liées à la destruction des cultures par les troupeaux, par des précipitations irrégulières, des nuisibles et des maladies et à la perte de cultures avant et après la récolte. Dans l'ensemble, de nombreuses personnes déplacées se trouvent toujours en situation de vulnérabilité en raison d'un accès insuffisant à la terre ou de l'absence de moyens de subsistance alternatifs. Les cultures d'hiver restent sous exploitées en dépit d'un potentiel de développement évident. De même, les moyens de subsistance alternatifs liés à l'alimentation sont peu développés, et se limitent essentiellement à un peu d'apiculture.

Afin d'optimiser l'impact et l'efficacité des activités du projet, l'action à venir se concentrera exclusivement sur la localité de Bindizi au centre du Darfour. Elle ciblera les personnes vivant dans la ville et dans le camp de Bindizi et dans les 36 damras alentour (petits villages nomades). Cette population est composée de 42% de personnes déplacées provenant de tribus africaines qui se sont installés dans la région après le conflit de 2003, de 24% de rapatriés, de 24% de nomades et de 10% de locaux. L'agriculture est en somme la principale source de revenus pour plus de 95% de la population établie de manière définitive dans cette région.

L'action s'appuie sur une analyse continue de la situation SAME (Sécurité Alimentaire et Moyens d'Existence) dans la zone cible, ainsi que sur une large gamme de leçons apprises durant sa longue expérience d'activité dans la zone cible. En effet, TGH a déjà travaillé pour et avec ces agriculteurs et a assuré la collecte continue de données au moyen d'enquêtes annuelles au cours desquelles les ménages ont été consultés sur leurs contraintes, leurs besoins et leurs attentes. Par ailleurs, les interventions de TGH en sécurité alimentaire dans les zones ciblées sont progressivement passées d'une logique d'urgence à une approche davantage "tournée vers le développement", dans le but d'assurer le Lien entre Urgence, Réhabilitation et Développement (LURD).

Les autorités locales, notamment les représentants du Ministère de l'Agriculture, des Ressources Animales et de l'Irrigation seront étroitement associées à l'action et ont déjà œuvré par le passé en faveur de la promotion du développement, y compris à travers des programmes d'aide humanitaire, même si elles ne sont pas officiellement associées à l'action en tant que co-candidat.

L'action vient de commencer le 1er janvier 2015, et est programmée sur 36 mois, qui couvriront deux saisons pluviales et trois saisons de culture d'hiver. Elle inclut une phase de lancement qui permettra à TGH d'ajuster ses activités.

Les activités porteront sur deux axes d'intervention principaux :

  • La production de nourriture sera accrue et diversifiée.

Tout d'abord, les capacités de production des aliments de base seront renforcées, en augmentant le recours à des semences et à des cultures intercalaires adaptées, en étendant les périodes de culture, en réduisant les pertes avant et après les récoltes et en améliorant l'accès à de meilleurs moyens de production. Ensuite, afin de contribuer à la diversification alimentaire, la culture de légumes sera étendue à un plus grand nombre de ménages, y compris au-travers de jardins potagers.

  • Les foyers les plus vulnérables bénéficieront de sources de revenus diversifiées et d'une augmentation des moyens de subsistance.

Tout d'abord, les foyers les plus vulnérables bénéficieront d'une source de revenus double (aide en espèces et travaux publics). Ensuite, une sensibilisation aux Pratiques Familiales Essentielles (PFE) renforcera cette action afin de leur permettre de faire face aux pénuries alimentaires récurrentes et de réduire le taux de malnutrition. En outre, les moyens de subsistance seront développés au-travers de la formation professionnelle ainsi que de la fourniture de moyens de production en nature.

Renforcer la contribution des acteurs locaux au développement durable et à l'atteinte des OMD

Ces dernières années, TGH s'est engagée dans des activités qui visent à rendre les populations bénéficiaires de l'aide progressivement plus autonomes dans les secteurs de l'eau, l'hygiène et l'assainissement et de la sécurité alimentaire.

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 Domaine d'expertise

Wash Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 91 000 personnes
 Durée : 36 mois 01/2014 - 01/2017
 Budget global : 797 000 €

 Financement

Logo EuropeAid-commission-europeenne Fonds SUEZ initiatives
  • Financement : Agence de Coopération EuropeAid – Commission européenne - Fonds SUEZ initiatives
  • Bénéficiaires : 91 000 personnes, soit la population entière de Bindizi et de Um Dukhun, et formation de 12 agents de la WES, 120 membres des comités de l'eau (dont 40% de femmes)

Les progrès réalisés grâce à une présence constante au Darfour depuis 2003 et à cette stratégie ont permis d'enclencher une transition entre l'urgence et le développement. En termes d'eau, d'hygiène et d'assainissement, cette transition a abouti au déploiement de l'autorité en charge de ce secteur dans les zones reculées du Darfour, et au transfert des responsabilités en matière de gestion. Des points d'eau durables ont été mis en place sous la supervision de comités de gestion de l'eau communautaires, en charge de la gestion quotidienne et de la collecte des frais. TGH maintient sa présence au Darfour et ses efforts de sensibilisation pour pérenniser sa stratégie, qui est aujourd'hui acceptée par les communautés et les autorités locales.

Meeting des Comités de gestion de l'eau, Um Dukhun (novembre 2014)
Photos : Staff National de TGH ©

Formation sur le fonctionnement et la maintenance des points d'eau mécanisés, Bindizi, (25-27 septembre 2014)
Photos : Staff National de TGH ©

Photo de fin de Formation sur le fonctionnement et la maintenance des points d'eau mécanisés, Bindizi (25-27 septembre 2014)
Photos : Staff National de TGH ©

Formation sur la Méthode Participative de Transformation de l'Hygiène et de l’Assainissement (PHAST) à Um Dukhun (8-11 janvier 2015)
Photos : Staff National de TGH ©

Meeting des Comités de gestion de l'eau, Um Dukhun (novembre 2014)
Photos : Staff National de TGH ©

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Ce programme pluriannuel est destiné à pérenniser et étendre l'accès à l'eau et à l'assainissement, par un renforcement des capacités des acteurs locaux du secteur et une implication des communautés.

Les représentants du WES (Water and Environmental Sanitation) verront leurs capacités techniques et organisationnelles renforcées au travers de formations, et seront en charge de la gestion de magasins proposant du matériel de maintenance. Des comités de gestion de l'eau ont été créés, en lien direct avec le WES, afin d'intervenir dans le développement et le soutien aux initiatives sociales communautaires. Des formations ont par la suite été réalisées, notamment sur la gestion organisationnelle et gestion des ressources humaines, à l'intention du WES et des comités de gestion de l'eau. Un suivi est effectué en continu auprès des équipes afin de leur apporter un appui si nécessaire. Enfin, des séances de sensibilisation ont été organisées sur l'importance des bonnes pratiques d'hygiène et leur rôle dans le développement social.

 

Programmes réalisés

Réponse d'urgence dans le domaine de l'eau, l'hygiène et l'assainissement en soutien aux personnes revenues s'installer à Moradaf, Garaia et Beltebei, localité d'Um Dukhun, Darfour Central

L'afflux de population revenant s'installer dans leurs villages d'origine dans la localité d'Um Dukhun détériore les conditions d'accès à l'eau, à l'hygiène et à l'assainissement, déjà faibles dans cette zone. TGH contribue au renforcement de l'accès à l'eau potable et à l'amélioration des conditions d'hygiène des populations déplacées.

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 Domaine d'expertise

Wash

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 68 931 personnes
 Durée : 4 mois 17/04/2016 - 16/08/2016
 Budget global : 245 092 USD

 Financement

USAID
  • Financement : Fonds de l'OFDA transitant par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) via le Fond de réponse Rapide pour le Soudan (RRF)
  • Nombre de bénéficiaires : 68 931 personnes dont 62 669 revenues dans la zone d'intervention et 6 262 déplacées déjà installées dans la zone d'intervention
  • Partenaires : Département soudanais de l'Eau et de l'Assainissement (WES)

Depuis le début de l'année 2016, la localité d'Um Dukhun est confrontée à des flux massifs de populations réfugiées fuyant les conflits entre les tribus Salamat, Misseriya et Teisha, en provenance du Tchad, ou en situation de déplacement temporaire au Darfour. L'accord de paix signé le 24 juin 2014 a permis une amélioration de la situation sécuritaire et la fermeture de certains camps, et incité les populations à revenir s'installer dans les villages qu'elles avaient quittés en 2013/2014. Ainsi, des flux massifs de population ont été observés à partir du début de l'année 2015 et les prévisions de retours sont à la hausse pour l'année 2016. Ces arrivées massives de populations sont venues déstabiliser une situation déjà précaire dans les villages de la localité d'Um Dukhun. Pour ce qui est du secteur de l'eau - hygiène et assainissement, la quantité d'eau potable disponible par personne, déjà limitée, s'amenuise encore davantage, les populations dépendant de pompes manuelles peu entretenues, qu'elles doivent partager pour s'approvisionner en eau. Les conditions d'hygiène elles aussi sont globalement faibles, entraînant une propagation facile de maladies, notamment à cause du manque d'infrastructures (latrines) et de produits d'hygiène de base disponibles pour les populations.

Afin de répondre aux besoins urgents des populations dans ce secteur, ce programme se découpe en trois volets :

  1. L'amélioration de l'accès à l'eau potable via l'installation et la mise en route de 4 systèmes d'eau d'urgence et la réparation et la maintenance de deux pompes manuelles.
  2. L'amélioration des conditions sanitaires dans lesquelles vivent les populations grâce à l'installation de 655 latrines d'urgence.
  3. L'amélioration de la santé des populations en promouvant des principes d'hygiène de base par l'organisation d'évènements thématiques, la création de Centres destinés à la promotion de l'hygiène et la distribution de savons, de kits d'hygiène et moustiquaires traitées aux populations.

« Wash Items Distribution », Moradaf, Darfour Central, Soudan, février 2016
Photos : TGH ©

Session de promotion de l’hygiène, Moradaf, Darfour Central, Soudan, février 2016
Photos : TGH ©

Latrines installés par les ménages, Moradaf, Darfour Central, Soudan, mars 2016
Photos : TGH ©

« Wash Items Distribution », Moradaf, Darfour Central, Soudan, février 2016
Photos : TGH ©

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Maintenir et renforcer des services en Eau, Hygiène et Assainissement destinés aux populations déplacées et affectées par les conflits dans la localité d'Um Dukhun au Darfour central

Ce programme développé dans la localité d'Um Dukhun (Darfour Central) a pour but d'accroitre l'accès à des structures sanitaires et d'eau, et d'améliorer les pratiques d'hygiène pour les populations déplacées internes affectées par des conflits intertribaux récurrents.

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 Domaine d'expertise

Wash

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 51 539 personnes
 Durée : 12 mois 01/05/2015 - 31/04/2016
 Budget global : 220 398 USD

 Financement

OCHA
  • Financement : Common Humanitarian Funds (CHF)
  • Nombre de bénéficiaires : 51 539 personnes

La localité d'Um Dukhun, située dans l'état du Darfour central, a été par le passé le théâtre de nombreux affrontements entre les tribus Salamat et Misseriya, qui ont donné lieu à des déplacements massifs de populations. D'importants mouvements se déroulent actuellement, aussi bien de populations retournant vers leurs villages d'origine après avoir fui vers le Tchad que de populations déplacées internes allant se réfugier dans les camps de cette localité. Ces déplacements affectent également les populations hôtes, qui ont vu leurs conditions de vie se dégrader au cours de ces dernières années.

Plusieurs évaluations ont mis en évidence d'importants besoins, notamment dans le domaine de l'eau, de l'hygiène et de l'assainissement. L'état de délabrement de nombreux points d'eau oblige les populations à s'approvisionner dans des rivières insalubres. Par ailleurs, l'absence de latrines contraint à la défécation en plein air, ce qui, couplé à des pratiques d'hygiène approximatives, entraîne la propagation de diverses maladies touchant plus particulièrement les enfants.

L'action de TGH s'articule autour des axes suivants :

  1. Une amélioration de l'accès à l'eau via la réhabilitation de points d'eau existants et la construction d'un nouveau point d'eau au sein des différents camps de la localité d'Um Dukhun. Des formations sur la maintenance de ces points d'eau seront réalisées auprès des ouvriers de l'organisme de gestion de l'eau local, qui en assurera la gestion afin d'assurer leur pérennité. Des contrôles réguliers de la qualité de l'eau seront organisés, et si nécessaire, des traitements au chlore seront effectués.
  2. Un renforcement des bonnes pratiques d'hygiène par l'installation de 500 latrines communes, avec la participation de la communauté (sauf impossibilité), et en utilisant des matériaux locaux. Dans un second temps, des campagnes de nettoyage seront organisées, accompagnées de campagnes de sensibilisation aux pratiques d'hygiène (utilisation des latrines, lavage des mains, conservation de l'eau, gestion des déchets…). TGH s'appuiera sur la participation de 15 femmes volontaires issues des différentes communautés, qui seront formées, s'approprieront les différents messages, et pourront ainsi mieux les véhiculer.

Soutien à la sécurité alimentaire et aux capacités de résilience des populations déplacées dans les localités de Mukjar et Um Dukhun au Darfour central

Ce programme vise à améliorer, par la distribution de semences et un soutien technique, la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des populations déplacées.

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 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 26 666 personnes
 Durée : 12 mois 01/05/2015 - 31/04/2016
 Budget global : 308 792 USD

 Financement

OCHA
  • Financement : Common Humanitarian Funds (CHF)
  • Nombre de bénéficiaires : 26 666 personnes
  • Partenaires :
    • Al Massar (ONG locale)
    • Al Fajir (ONG locale)

Les populations actuellement présentes au Darfour central, notamment en raison des récents conflits, font face à d'importantes difficultés pour maintenir à niveau leurs capacités de production agricole. Une forte insécurité alimentaire s'est donc installée, et un nombre croissant de cas de malnutrition - plus particulièrement chez les enfants enbas âge et les femmes enceintes ou allaitantes - sont recensés. Les enquêtes de sécurité alimentaire pré-récoltes réalisées par TGH dans ses zones d'intervention mettent en avant une autosuffisance alimentaire de moins de 6 mois en moyenne pour ces ménages. Les familles les plus vulnérables ont alors recours à leur entourage lors des périodes de soudure afin de compléter leur alimentation.

Le programme mené par TGH cible les ménages les plus vulnérables parmi les populations déplacées et les populations d'accueil, et porte une attention particulière aux ménages ayant en leur sein des personnes malades, des mineurs non accompagnés, ou ayant à leur tête un parent seul. Les bénéficiaires se verront remettre des semences agricoles pour les saisons pluviales et hivernales, et des charrues à âne. Les ménages les plus vulnérables, plus particulièrement ceux avec une femme cheffe de famille, recevront des pompes d'irrigation et bénéficieront d'une formation afin d'être en mesure de cultiver elles-mêmes leurs terres et d'assurer leur autosuffisance alimentaire.

TGH assurera un suivi auprès des ménages bénéficiaires et procèdera à des recommandations si nécessaire quant aux pratiques agricoles.

Vers une réduction du risque de malnutrition chez les communautés vulnérables du Darfour

Ce programme vise à améliorer, par la distribution de semences et un soutien technique, la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des populations déplacées.

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 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 3 786 ménages
 Durée : 2 mois 01/12/2015 - 31/01/2016
 Budget global : 50 288 €

 Financement

ICRC
  • Financement : Le Comité International de la Croix Rouge
  • Nombre de bénéficiaires : 3 786 ménages
  • Partenaires :
    • Ministère de l'Agriculture
    • Association de jeunes de Bindizi
    • Comité de Paix de Bindizi

Ce programme se fonde sur une enquête réalisée par TGH en octobre 2014 sur ses régions d'intervention, mettant en avant une sécurité alimentaire améliorée grâce à des facteurs externes favorables et à des choix de diversification favorisant des cultures pluviales non céréalières (légumes, arachides) ou encore des espèces céréalières à cycle court. Ces choix ont permis à la fois une hausse de la production agricole, et en conséquence une autoconsommation et une hausse du revenu des ménages grâce à la vente des récoltes. TGH persévère dans cette optique afin de favoriser la sécurité alimentaire à long terme dans les zones cibles.

Ce programme bénéficie du soutien du Comité International de la Croix Rouge à travers un don de semences agricoles dont l'utilisation sera ventilée de la manière suivante :

  • la constitution de filets de sécurité (« safety nets ») pendant la période de soudure, qui limitera l'impact sur la situation nutritionnelle des foyers cibles de la hausse des prix des denrées alimentaires et de l'inexistence des réserves familiales. TGH mettra ainsi en place une distribution de coupons alimentaires couvrant la période déterminée (2 mois), qui sera combinée à une sensibilisation aux Pratiques Familiales Essentielles (« Key Family Practices ») à Bindizi. TGH est la seule organisation menant ce type de sensibilisation, qui vise à favoriser les pratiques quotidiennes contribuant à prévenir la malnutrition.
  • le renforcement des capacités productives des familles ciblées, qui permettra d'agir sur les causes de l'insécurité alimentaire et de la malnutrition. Afin de limiter les cas récurrents de malnutrition (sévère et modérée) chez les enfants de moins de 2 ans et les femmes enceintes ou allaitantes, les foyers bénéficieront d'une distribution de semences agricoles adaptées à leurs besoins et capacités. Dans le cadre de foires de semences, les familles bénéficieront de coupons d'une valeur supérieure aux coupons fournis par TGH dans le cadre d'autres programmes à visée plus générale, afin de se procurer des semences suffisantes pour leur propre consommation et pour une culture de rente, qui couvrira les besoins des familles ciblées en denrées alimentaires pour une période de 3 mois minimum (durée supérieure à la traditionnelle période de soudure).

Vers une réduction du risque de malnutrition chez les personnes à risque des communautés vulnérables du Darfour

Ce projet vise à contribuer à l'augmentation et à la diversification des sources d'alimentation et de revenus. L'action s'attachera ainsi à améliorer la nutrition des personnes à risque qu'elle cible spécifiquement.

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 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 18 168 individus
 Durée : 10 mois 01/05/2015 - 29/02/2016
 Budget global : 250 000 €

 Financement

Logo MAE
  • Financement : Comité Interministériel pour l'Aide Alimentaire (CIAA)
  • Nombre de bénéficiaires : 18 168 individus
  • Partenaires :
    • Ministère de l'Agriculture
    • Association de jeunes de Bindizi
    • Comité de Paix de Bindizi

Si une amélioration a été constatée au niveau de la situation alimentaire au Soudan au cours des deux dernières années, la persistance des conflits ethniques, la présence de milices armées et le traditionnel clivage entre agriculteurs et éleveurs limitent les possibilités d'amélioration des conditions sécuritaires et donc la situation alimentaire des habitants, cette dernière étant largement dépendante d'une exploitation sécurisée des terres.

Par ailleurs, malgré cette amélioration notée, la situation alimentaire au Darfour demeure préoccupante pour une grande majorité des familles qui restent dans des conditions précaires et sans perspective d'amélioration durable, alors que l'intervention humanitaire s'essouffle, au long des retraits d'organisations humanitaires et de la diminution des financements disponibles. Dans un contexte général de diminution de l'aide, le Darfour capte moins l'attention des bailleurs, à la faveur d'autres crises internationales et le nombre des acteurs humanitaires au Darfour continue de diminuer.

Ce projet s'appuie sur une enquête réalisée par TGH en octobre 2014 sur ses régions d'intervention mettant en avant une sécurité alimentaire améliorée grâce à des facteurs externes favorables mais aussi à des choix opérants tels qu'un effort de diversification de la part de TGH favorisant ainsi des cultures pluviales non céréalières (légumes, arachides) ou encore des espèces céréalières à cycle court. Ces choix ont permis à la fois une hausse de la production agricole permettant à la fois une autoconsommation et une hausse du revenu des ménages grâce à la vente des récoltes. A travers ce projet, TGH tend à persévérer dans cette optique afin de favoriser la sécurité alimentaire à long terme dans les zones cibles.

Les précédents projets menés par TGH ont augmenté les capacités productives des fermiers les plus vulnérables, dont ils ont aussi diversifié les productions au travers de la promotion de semences à maturation précoce, qui impactent autant la disponibilité alimentaire que la disponibilité précoce de liquidités.

Le projet suivant se décline en plusieurs volets :

  • La constitution de filets de sécurité (« safety nets ») pendant la période de soudure qui limitera l'impact de la hausse des prix des denrées alimentaires et l'inexistence des réserves familiales sur la situation nutritionnelle des foyers cibles. Il a en effet été constaté une corrélation très claire entre la hausse du nombre de cas de malnutrition et les périodes de soudure alimentaire. S'il était initialement prévu de distribuer des coupons alimentaires au cours de la période de soudure, il a finalement été décidé de procéder à une distribution directe de l'aide alimentaire en nature. En effet, la présence de bénéficiaires au sein d'une vaste zone géographique rendait le processus de distribution de coupons trop long et donc peu sûr (risques de fraude) et tous les bénéficiaires n'étaient, de plus, pas en mesure d'assurer des coûts de transports pour échanger leurs coupons contre des biens alimentaire. A Bindizi, cette activité a été combinée à une sensibilisation aux Pratiques Familiales Essentielles (« Key Family Practices ») afin de favoriser les pratiques quotidiennes contribuant à prévenir la malnutrition. Il s'agit d'une intervention pilote dans cette localité étant donné qu'aucune organisation n'est pour l'instant chargée de réaliser ce type d'activité.

  • Le renforcement des capacités productives des familles ciblées permettra d'agir sur les causes de l'insécurité alimentaire et de la malnutrition qui les frappent. Afin de limiter les cas récurrents de malnutrition (sévère et modérée) chez les enfants de moins de 2 ans et les femmes enceintes ou allaitantes, les foyers bénéficieront d'une distribution d'intrants agricoles adaptés à leurs besoins et capacités. Si des foires de semences étaient initialement prévues avec une distribution préalable de coupons à échanger lors de ces foires, la dispersion des bénéficiaires au sein d'une vaste zone géographique a rendu cette solution inadaptée. TGH a ainsi opté pour une distribution des semences directement aux ménages bénéficiaires dans les différentes localités du Darfour Central et Occidental aux mois de juin-juillet 2015.

Préparation et réponse aux urgences affectant les ménages vulnérables au Darfour

A travers ce projet, TGH vise à mettre en place les outils nécessaires à une réponse humanitaire rapide et adéquate en cas de catastrophes, qu'elles soient d'origine naturelle ou humaine, tout en facilitant l'accès aux services d'eau, d'hygiène et d'assainissement ainsi qu'aux produits non alimentaires de base.

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 Domaine d'expertise

Wash

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 163 835 individus
 Durée : 10 mois 01/05/2015 - 03/2016
 Budget global : 750.033,00 €

 Financement

Logo ECHO
  • Financement : ECHO
  • Nombre de bénéficiaires : 163 835 individus
  • Partenaire : Al Massar (ONG locale)

Ce projet vient en continuité de l'action de TGH depuis maintenant plus de 10 ans au Darfour. La stratégie d'intervention de TGH au Soudan se traduit entre autres par un retrait progressif dans les zones historiques d'intervention, coordonné à une implication des différents acteurs déjà présents localement, tout en maintenant un suivi régulier de l'accès des populations aux services de base. L'action présente se concentre sur la préparation et la réponse aux urgences assez récurrentes dans cette région du Soudan, qu'elles soient d'origine naturelle ou anthropique. Par ailleurs, TGH propose dans ce programme d'étendre son action à de nouvelles zones confrontées à l'arrivée de populations déplacées internes. La présence humanitaire se réduit considérablement dans certaines zones comme Foro Boranga et Zalingei, avec de nombreuses conséquences, notamment du point de vue de l'eau, de l'hygiène et de l'assainissement. Face à l'afflux de déplacés internes, il est nécessaire d'accroître le soutien humanitaire pour améliorer leurs conditions de vie et faciliter leur intégration au sein de la population locale. Par ailleurs, dans les zones ciblées pour ce projet, l'absence de gestion communautaire met actuellement les populations en incapacité de faire face à des crises.

Dans un premier temps, un plan de contingence a été établi au niveau étatique avec l'appui des autorités locales ainsi que des acteurs humanitaires présents sur le territoire. Ce plan de contingence fait suite aux plans élaborés pour les localités de Bindizi et Um Dukhun, et tend à apporter une réponse harmonisée sur l'ensemble du territoire. Un stock d'urgence, réapprovisionné si nécessaire, sera mis en place afin de couvrir les besoin de 20 000 individus tout au long du projet.

Une évaluation d'une quinzaine de jours sera effectuée après chaque catastrophe afin de répondre au mieux aux besoins des populations affectées. L'accès à l'eau potable sera fourni aux zones ciblées, et des latrines d'urgence et des latrines traditionnelles seront distribuées pour assurer de meilleures conditions sanitaires aux populations déplacées internes.

En temps de crise, des biens non alimentaires seront distribués aux populations vulnérables. Pour réaliser cette activité, des stocks de sécurité seront constitués et des distributions réalisées après une rapide évaluation des besoins des populations touchées par des catastrophes. Par ailleurs, une distribution complémentaire ciblera les personnes avec des besoins spécifiques afin de répondre au mieux à leurs besoins. 

Amélioration de l'accès à l'eau potable, aux infrastructures d'assainissement et aux pratiques d'hygiène pour les personnes vulnérables au Darfour

Ce programme veut d'une part apporter aux populations vulnérables un accès durable à l'eau potable et aux infrastructures d'assainissement, et d'autre part renforcer les capacités des acteurs locaux et accroître leur participation dans la bonne gestion de ces infrastructures.

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 Domaine d'expertise

Wash

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 224 120 personnes
 Durée : 20 mois 05/2014 - 12/2015
 Budget : 611 000 USD

 Financement

UNICEF
  • Financement principal : UNICEF
  • Partenaires : Département soudanais de l'Eau et de l'Assainissement (WES)
  • Nombre de bénéficiaires : 224 120 personnes (50 637 hommes + 51 164 femmes + 122 319 enfants)

Ce programme vient compléter une action actuellement mise en place par TGH avec le soutien financier d'EuropeAid au Central Darfour, à Bindizi et Um Dukhun. Il poursuit et étend les activités Eau Hygiène et Assainissement (EHA) de TGH dans le Darfour Ouest et le Central Darfour, en intégrant deux nouvelles zones d'interventions dans le Darfour Ouest : la ville de Foroboranga et cinq villages avoisinant Geneina. Les populations déplacées internes, les personnes retournées et autres groupes affectés par le conflit sont particulièrement visés par cette action. Une attention particulière est portée aux personnes les plus vulnérables, n'ayant que peu ou pas accès aux infrastructures d'eau et d'assainissement, ainsi qu'aux enfants en général.

Quatre axes principaux composent ce programme : l'accès à l'eau potable, l'assainissement, la gestion des infrastructures d'eau et d'assainissement, et la promotion des bonnes pratiques d'hygiène.

Enfant-buvant-eau-pompe-reparee-village-de-Cessi

Enfant buvant l'eau d'une pompe venant d'être réparée dans le village de Cessi
Photo : Paz Lopez-Rey / TGH ©

Forage-latrines-village-de-Cessi

Forage des latrines dans le village de Cessi
Photo : Paz Lopez-Rey / TGH ©

Concernant l'accès à l'eau potable et à l'assainissement il s'agit de répondre aux besoins urgents des personnes nouvellement déplacées dans la zone du Central Darfour, et d'apporter une réponse d'urgence (construction et réhabilitation de points d'eau, construction de latrines...) aux besoins en eau et assainissement des populations déplacées, retournées et des communautés d'accueil dans la zone du Darfour Ouest
Les activités déjà mises en place à Bindizi, Um Dukhun et Geneina ont permis d'atteindre, voire de dépasser les standards SPHERE en eau et assainissement (plus de douze litres d'eau potable par personne sont désormais disponibles). Cependant, l'arrivée en masse de personnes nouvellement déplacées a accru les besoins des populations, imposant la mise en place de nouvelles pompes et de nouveaux puits. Les nouvelles zones d'intervention (Foroboranga et cinq villages ruraux avoisinant Geneina) font face à une situation plus critique avec des standards SPHERE loin d'être atteints (moins d'un litre d'eau potable disponible par personne pour le village de Galo, par exemple). TGH veut de plus mettre en place une Approche Communautaire pour un Assainissement Total (CATS) permettant notamment de mettre un terme à la défécation en plein air, source de nombreuses maladies comme la diarrhée et le choléra.

Ce programme prévoit également de rendre les populations locales actrices du projet de gestion des infrastructures d'eau et d'assainissement. Avec un soutien croissant du Département soudanais de l'Eau et de l'Assainissement (WES), des comités de gestion des points d'eau ont été créés, des formations pour techniciens de maintenance ont été organisées, et un système de tarification permettant de faire fonctionner les points d'eau sur le long terme a été mis en place. Ce programme répliquera ces résultats positifs au Central Darfour dans les nouvelles zones d'intervention.

Enfin, la promotion des bonnes pratiques d'hygiène, composante essentielle de ce programme, s'appuiera sur des activités de sensibilisation s'adressant aux personnes les plus vulnérables (femmes et enfants) afin de provoquer une prise de conscience du lien existant entre pratiques d'hygiène et développement social.

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Exercice en groupe durant la formation des comités de gestion de l'eau
Photo : Paz Lopez-Rey / TGH ©

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Promotion de pratiques d'hygiène dans les écoles
Photo : Paz Lopez-Rey / TGH ©

Assistance aux foyers vulnérables des camps de populations déplacées au Darfour

Ce programme vise à permettre aux populations internes déplacées au Darfour d'être mieux préparées face à d'éventuelles situations d'urgence, et à leur fournir un accès aux services d'eau, d'hygiène et d'assainissement, ainsi qu'aux produits non-alimentaires de base.

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 Domaine d'expertise

Wash

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 99 600 personnes
 Durée : 11 mois 04/05/2014 - 04/04/2015
 Budget : 552 119 €

 Financement

Logo ECHO
  • Financement principal : ECHO
  • Partenaires : WES - Département soudanais de l'eau et de l'assainissement
  • Nombre de bénéficiaires : 99 600 bénéficiaires directs / personnes

Ce programme vise à répondre aux besoins des populations déplacées vulnérables au Darfour, notamment dans les zones de Bindizi et Um Dukhun où TGH est présent depuis 2005 et 2006. Ce projet inclut également des capacités d'intervention accrues sur Foro Boranga et Mukjar, zones proches où les besoins en WASH sont importants et les acteurs humanitaires absents.
TGH, présent dans ces zones depuis des années, maintient une équipe opérationnelle indispensable à la poursuite de services de qualité en termes d'infrastructures, d'eau, d'hygiène et d'assainissement, mais également d'accès aux produits de base non alimentaires. TGH fait face, avec les acteurs locaux, à toute urgence (arrivée de nouvelles personnes déplacées, désastre naturel…) requérant la mise en place d'un dispositif spécifique (distribution de biens non alimentaires, mise en place de points d'eau supplémentaires, etc.).

Les produits non-alimentaires de base incluent des moustiquaires et des savons (essentiels pour les personnes les plus vulnérables comme les femmes enceintes et les enfants âgés de moins de cinq ans), et des bâches plastiques afin que ces populations puissent s'abriter et se protéger des conditions climatiques difficiles du Darfour.

Distribution-baches-bidons-Bindizi-par-equipes-WES

Distribution de bâches et de bidons à Bindizi par les équipes du WES
Photo : Paz Lopez-Rey / TGH ©

Distribution-baches-bidons-Bindizi-par-equipes-WES

Distribution de bâches et de bidons à Um Dukhun par les équipes du WES
Photo : Paz Lopez-Rey / TGH ©

TGH utilisera l'approche Réduction des Risques de Catastrophes (RRC) pour préparer les communautés et autorités locales à apporter des réponses adaptées aux nouvelles situations d'urgence. Cette approche s'applique entre autres à l'accès aux services eau, hygiène et assainissement, pour lesquels TGH souhaite améliorer les capacités de réponses des acteurs locaux, aujourd'hui fragiles.
Le renforcement des capacités concernera les principaux acteurs impliqués (branches locales de la Commission des Affaires Humanitaires (HAC), le Département de l'Eau et de l'Assainissement (WES) et les autorités de la Santé), en leur apportant un soutien technique et organisationnel, voire matériel et financier si nécessaire.
Ce programme est conduit en coordination avec les autres ONG présentes sur place, et les agences des Nations Unies concernées.

Amélioration des capacités de résilience des populations vulnérables du Darfour

Les populations du Darfour font face à une insécurité alimentaire chronique, qui s'est encore récemment aggravée avec la fin des subventions sur le carburant qui a entraîné une hausse des prix et accentué l'insécurité générale.

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 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 23 672 personnes
 Durée : 12 mois 28/08/2014 - 27/08/2015
 Budget global : 300 000 €

 Financement

Logo MAE
  • Financement principal : Comité Interministériel pour l’Aide Alimentaire (CIAA)
  • Partenaires : Ministère de l'Agriculture et de l'Irrigation (MoAI)

Le programme prévu par TGH vise à diminuer le risque de malnutrition, à diversifier les sources alimentaires et à augmenter les capacités de production des familles vulnérables au Darfour Central et Darfour Ouest.

Afin de répondre aux besoins identifiés, TGH a choisi de privilégier les axes d’intervention suivants :

  • Renforcer les capacités productives des familles ayant eu des productions céréalières très faibles ou inexistantes en 2013.
  • Contribuer à la diversification des activités de production alimentaire (légumes, fruits…) : la dépendance des ménages à la saison agricole pluviale sera réduite, de nouveaux revenus seront générés, des produits alimentaires plus variés seront accessibles, permettant une diversification du régime et une amélioration de la situation nutritionnelle.
  • Restaurer les terres agricoles dégradées dans les zones les plus fragilisées, en favorisant des techniques agricoles durables permettant d’augmenter la fertilité des sols et de diminuer les risques de maladies.
  • Constituer des filets de sécurité (« safety nets ») pour la protection des familles vulnérables en risque de malnutrition (femmes seules, femmes enceintes et allaitantes, personnes âgées, personnes handicapées, enfants de moins de cinq ans…) pendant la période de soudure (hausse de prix des denrées céréalières dans les mois précédents les récoltes).
Distribution-baches-bidons-Bindizi-par-equipes-WES

Distribution directe de semences maraîchères, outils, coupons alimentaires à Bindizi et villages avoisinants
Photo : Paz Lopez-Rey / TGH ©

Distribution-baches-bidons-Bindizi-par-equipes-WES

Distribution directe de semences maraîchères, outils, coupons alimentaires à Bindizi et villages avoisinants
Photo : Paz Lopez-Rey / TGH ©

Les personnes bénéficiaires seront identifiées selon des critères de vulnérabilité déjà établis. Des échanges de pratiques et des formations techniques en culture céréalière seront mises en place pour les agriculteurs, complétés par une distribution de moyens de transport (charrettes, brouettes) ainsi qu'une distribution directe de semences maraîchères et d'outils nécessaires à cette culture
200 enfants en situation de malnutrition sévère recevront une aide spécifique via la distribution de biens alimentaires visant à compléter leur régime avec des nutriments essentiels.
Ces activités seront mises en œuvre grâce au renforcement des capacités des équipes de TGH, des représentants locaux du Ministère de l'Agriculture et de l'Irrigation et des autorités sanitaires locales, qui seront sollicités tout au long du projet. Une enquête pré-récolte céréalière et un suivi continu de l'action permettront d'évaluer les nouveaux besoins et l'impact du projet sur les actuels besoins identifiés.

Restaurer les moyens d'existence des personnes déplacées, « retournées » et des communautés d'accueil

Ces deux programmes, l'un soutenu par l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) et l'autre par le CHF (Fonds humanitaires communs des Nations Unies), visent à rétablir et améliorer les capacités de production agricole des personnes vulnérables.

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 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 47 757 personnes
 Durée : 12 mois 04/2014 - 03/2015
 Budget global : 287 125 USD

 Financement

Logo UNHCR Logo CHF
  • Financement principal : UNHCR (Agence des Nations Unies pour les réfugiées): 43 230 USD - CHF (Fonds humanitaires communs des Nations Unies): 243 895 USD
  • Nombre de bénéficiaires : UNHCR : 14 257 personnes directs (+ 234 560 personnes indirects)
    CHF : 33 500 personnes directs (+ 146 822 personnes indirects)

Dans un contexte très défavorable (pluies insuffisantes, augmentation des prix sur des produits alimentaires, conflit intertribal), la production agricole diminue alors que l'insécurité alimentaire augmente. Ces deux programmes projettent de redonner une certaine autonomie aux personnes déplacées, retournées, aux communautés d'accueil et aux personnes vulnérables (femmes, enfants, personnes âgées, malades, handicapées…), grâce à une augmentation de la production agricole, première source de revenu pour les ménages vivant dans les régions de Bindizi, Um Dukhun (Darfour Central) et Geneina (Darfour Ouest).

Formation-utilisation-engrais-naturels-culture-cerealiere

Formation sur l’utilisation d’engrais naturels pour la culture céréalière dans les environs de Geneina
Photo : Paz Lopez-Rey / TGH ©

TGH met en place des activités de distribution d'intrants (semences et outils agricoles) en direction de personnes ciblées, via des coupons qu'elles échangent ensuite contre des kits préparés à l'avance par l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) ou dans les marchés locaux afin de compléter les kits. TGH met également en place des formations sur les pratiques et techniques agricoles pour un meilleur rendement, à destination d'agriculteurs préalablement sélectionnés ayant des pratiques agricoles positives et travaillant dans des zones accessibles et visibles pour la communauté. Des techniques agricoles innovantes leur sont proposées, qui sont adaptées à chaque localité. Des distributions directes de semences maraichères sont également mises en place pour les familles vulnérables, ainsi que des formations sur les différentes techniques pour cultiver ces fruits et légumes de manière durable (prévention sur l'utilisation de pesticides, utilisation du compost, maintenance opérationnelle sur les pompes pour l'irrigation…). Afin de diversifier les moyens d'existence de ces populations, le programme, financé par l'UNHCR, vise également à identifier différentes Activités Génératrices de Revenus (AGR) avec les communautés qui seront ensuite soutenues notamment via des projets de microcrédit.

En outre, un volet supplémentaire du programme soutenu par l'UNHCR a pour but de fournir des denrées non-alimentaires et répondant à des besoins essentiels pour les personnes déplacées, retournées, les personnes victimes de désastres naturels (inondations très présentes au Darfour) et les ménages les plus vulnérables. Ainsi, TGH met en place des activités de distribution de kits incluant entre autres des vêtements, des matelas, des bâches en plastique… Des moustiquaires sont également distribuées, afin de prévenir des maladies durant la saison des pluies notamment, en particulier chez les femmes enceintes et les enfants âgés de moins de cinq ans.

Ces deux programmes incluent également des activités de suivi de l'action et de son impact via des visites auprès des personnes bénéficiaires, des enquêtes de satisfaction ainsi que des études (pré-récolte, précipitations…) permettant une mise à jour des besoins en termes de sécurité alimentaire.

Intervention d'urgence en Eau, Hygiène et Assainissement pour les nouvelles personnes déplacées et les populations touchées par le conflit à Kabar, Amar Jadeed et Morlanga au Darfour Central

Cette action vise à fournir de l'eau potable en quantité suffisante, ainsi que des conditions sanitaires adéquates et des normes d'hygiène de base aux nouvelles personnes déplacées, aux rapatriés et hôtes vulnérables affectés par le conflit à Morlanga, Amar Jajeed et Kabar au Darfour Central.

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 Domaine d'expertise

Wash

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 36 104 personnes
 Durée : 3 mois 02/2015 - 05/2015
 Budget global : 226 889 USD

 Financement

Logo USAID Logo IOM
  • Financement: Rapid Response Fund (RRF) Sudan, OIM
  • Nombre de bénéficiaires : 36 104 personnes déplacées internes, hôtes et rapatriés: parmi lesquels 31,880 personnes déplacées internes vulnérables (bénéficiaires directs) et 4 224 hôtes et rapatriés (bénéficiaires indirects)

En ce qui concerne la situation humanitaire sur le terrain, les conflits entre Misseriya et Salamat ont repris en 2014 dans la localité d'Um Dukhun, ce qui a entraîné le déplacement de plus de 30 000 personnes (Salamat) entre janvier et avril 2014. Les déplacés Salamat se sont installés à Kabar (dans la localité d'Um Dukhun), Morlanga et Amar Jadeed (localité de Mukjar). Par la suite, la réponse humanitaire apportée à ces nouveaux déplacés a été entravée et retardée par plusieurs facteurs. Le 19 Juin 2014 par exemple de nouveaux combats ont éclaté entre les deux tribus. Depuis, TGH est présenté comme le principal et seul partenaire dans le secteur de l'Eau, l'Hygiène et l'Assainissement avec Water, Environment and Sanitation (WES, fonds UNICEF) dans ces nouvelles régions de déplacés internes. Même si elle s'est améliorée grâce à l'intervention de TGH et de WES en septembre 2014 à Kabar, la situation en termes d'eau reste bien en dessous des normes (7 l/p/j). De même, la situation est alarmante à Morlanga et Amar Jadeed (0 l/p/j d'eau potable). L'arrivée de déplacés internes en février et avril 2014 a multiplié la population initiale par 10. Par conséquent, les infrastructures en Eau, Hygiène et Assainissement sont réellement devenues insuffisantes pour la population globale, et l'accès aux services d'Eau, Hygiène et Assainissement pour les déplacés internes déjà présents a été limité.

Bénéficiaires prenant de l'eau potable au point d’eau d’urgence

Bénéficiaires prenant de l'eau potable au point d'eau d'urgence de Morlanga (mars 2015)
Photo : Staff National de TGH ©

Ainsi, le projet viendra compléter la première réponse apportée par WES et TGH et combler les manques en termes d'Eau, Hygiène et Assainissement liés à ces situations d'urgence. TGH connaît bien le centre du Darfour et a acquis de l'expérience en opérant sur place depuis 2005 au-travers de programmes d'Eau, Hygiène et Assainissement dans les localités de Bindizi, Um Dukhun et, plus récemment, de Mukjar.

L'action vise à soutenir au total 36 104 personnes déplacées, hôtes et rapatriés. Parmi eux, 31 880 personnes déplacées vulnérables présentes dans les endroits ciblés du Darfour central (Kabar, Amar Jadeed et Morlanga), déplacées en avril 2014 en raison du conflit armé qui a éclaté entre les tribus Misseriya et Salamat. Les 4 224 hôtes et rapatriés seront également pris en considération.

L'action vient de commencer le 1er février 2015, et durera plus de trois mois.

Les activités porteront sur trois axes d'intervention:

  • L'accès à l'eau potable en quantité suffisante sera assuré pour 29 600 nouveaux déplacés, hôtes et rapatriés dans les zones ciblées par le projet (12 l/p/j d'eau potable).

L'approvisionnement en eau sera amélioré grâce à des travaux de réhabilitation (deux pompes manuelles; 5 puits ouverts équipés de pompes à main), et de construction (trois nouveaux puits), liés à l'installation et à l'exploitation de cinq nouvelles installations d'urgence d'approvisionnement en eau, et au-travers du contrôle et du suivi de la qualité de l'eau.

Réhabilitation d'une pompe manuelle, Kabar

Réhabilitation d’une pompe manuelle, Kabar (février 2015)
Photo : Staff National de TGH ©

Installation du premier système de traitement de l'eau en urgence, Morlanga

Installation du premier système de traitement de l'eau en urgence, Morlanga (mars 2015)
Photo : Staff National de TGH ©

  • L'accès à des conditions sanitaires adéquates sera assuré pour 21 350 nouveaux déplacés, hôtes et rapatriés dans les zones ciblées par le projet.

60% des besoins sanitaires seront comblés par deux activités. D'une part, grâce à la construction de latrines d'urgence multifamiliales : plus précisément, TGH prévoit la construction de 1 157 latrines d'urgence dans les zones où les risques sanitaires sont les plus élevés. D'autre part, 60 installations communales destinées au lavage des mains seront mises en place dans des lieux publics tels que les marchés, les mosquées, les écoles et les centres communautaires. TGH organisera également des campagnes de nettoyage des ordures dans chaque localité, gérées par les membres de la communauté.

  • La promotion de l'hygiène de base sera renforcée pour les 36 104 nouveaux déplacés, hôtes et rapatriés dans les zones ciblées par le projet.

L'ensemble de la population ciblée sera atteint à-travers la distribution de savons et d'activités de promotion de l'hygiène. Elles consisteront en des discussions de groupes ciblées sur les pratiques d'hygiène clés et la formation de cinq promotrices d'hygiène dans chaque localité. Elles organiseront une manifestation de masse par mois dans toutes les localités. Enfin, TGH organisera la distribution de produits d'Eau, d'Hygiène et d'Assainissement: chaque ménage recevra 5 savons par mois durant les trois mois du projet, tandis que les femmes vulnérables identifiées par l'OIM (Organisation Internationale pour les Migrations) recevront des kits d'hygiène et des kits d'aide non alimentaire.

Session de Promotion à l'hygiène, Amar Jadeed (mars 2015)

Session de Promotion à l'hygiène, Amar Jadeed (mars 2015)
Photo : Staff National de TGH ©

Installation du premier système de traitement de l'eau en urgence, Morlanga

Distribution de savons, kabar (février 2015)
Photo : Staff National de TGH ©

Soutien aux activités génératrices de revenu alternatives

La région du Darfour Central est historiquement un lieu important de production de miel. Le conflit et les mouvements de population qui affectent le Darfour depuis 2003, de même que la déforestation et un manque de modernisation des matériels ont fortement affecté cette production.

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 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Durée : 16 mois 05/2013 - 08/2014
 Budget global : 56 328 €

 Financement

Logo UNDP
  • Financement : UNDP (Programme des Nations Unies pour le développement)
  • Partenaires : Ministère de l'agriculture et des ressources animales - Centre national de recherche sur le miel - Université de Khartoum

TGH a décidé d'intervenir pour soutenir cette activité génératrice de revenus. Afin de soutenir la commercialisation du miel, des foires réunissant les producteurs sont organisées, et une structuration en coopératives facilite l'accès aux marchés et services financiers. De nouveaux matériels et équipements sont fournis, accompagnés de formations et démonstrations dispensées dans un centre créé à cet effet.

Vers une contribution accrue des marchés locaux à la sécurisation de la situation alimentaire des populations du Darfour

Plusieurs années de soutien à la production agricole via la fourniture d'intrants ont permis la restauration des capacités de nombreux ménages à l'autosuffisance alimentaire, et une réduction sensible de la période de soudure alimentaire.

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 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 93 000 personnes
 Durée : 16 mois 01/2013 - 04/2014
 Budget global : 690 K€

 Financement

Logo MAE Logo UNHCR Logo FAO Logo CERF
  • Financement principal : CIAA
  • Co-financements : UNHCR, CERF, FAO (dons en nature)
  • Nombre de bénéficiaires : 17 000 familles (93 000 personnes)

De nombreux ménages demeurent cependant en situation de fragilité alimentaire, et doivent encore être soutenus. Par ailleurs, la réduction générale du niveau de l'aide prodiguée aux populations du Darfour, et en particulier la diminution du soutien du Programme Alimentaire Mondial, implique le maintien d'une assistance ciblée. Anticipant la poursuite de la réduction de l'aide, et entérinant le début d'une forme de « normalisation » de la situation des personnes qui bien que déplacées, ont pu restaurer un accès à la terre et des activités génératrices de revenus, l'action permettra la fourniture d'intrants via l'organisation de foires au cours desquelles les familles bénéficiaires échangeront contre des semences et outils les coupons qui leur seront distribués, auprès de fournisseurs locaux. L'impact attendu est, outre une dynamisation des productions, une augmentation des capacités de trésorerie des marchands locaux permettant un meilleur approvisionnement des marchés et modérant l'inflation qui touche les denrées alimentaires durant la saison des pluies. Il est aussi escompté que des liens commerciaux se créent, permettant à terme une augmentation durable et indépendante de l'aide extérieure des surfaces et productions agricoles.

En plus des productions alimentaires de base, l'action prévoit de soutenir différentes productions alimentaires alternatives, telles que l'apiculture et l'aviculture.

Contexte général

Plusieurs années après son début, la crise du Darfour demeure aujourd'hui irrésolue, et une solution rapide et définitive n'apparait pas aujourd'hui comme une perspective crédible. Les accords de Doha signés en juillet 2011 ont échoué à emporter l'adhésion des principaux groupes politico-militaires en présence – désormais regroupés sous l'acronyme SRF (Sudan Revolutionary Front), et n'ont été paraphés à ce jour que par un groupe relativement marginal. L'autorité régionale du Darfour (DRA) tarde à être pleinement opérationnelle, et souffre de ce fait d'un manque de légitimité auprès des parties en présence.
Si l'échelle et l'intensité des violences et leurs conséquences humanitaires sont loin d'avoir l'ampleur qu'elle ont connu en 2003-2004, des affrontements réguliers entre les factions non-signataires des accords de Doha et les forces armées soudanaises demeurent observés, et semblent même s'être accrus depuis le début de l'année 2012. Des affrontements interethniques (entre tribus arabes) sont eux aussi à déplorer. Par ailleurs, La détérioration générale du contexte socio-économique soudanais qui a suivi l'indépendance du Sud-Soudan et la perte de revenus qu'elle a engendrée, combinée au regain de tensions politiques liées à de nouvelles zones de conflit (Sud Kordofan et Nil Bleu), ne favorise ni la capacité des populations du Darfour à restaurer leurs mécanismes de vie, ni celle des parties en présence à œuvrer de manière apaisée pour une solution acceptée de tous.
Ce contexte ne parait pas favorable à un retour rapide et massif des personnes déplacées internes (PDI) sur leurs lieux de vie d'origine. D'après les derniers chiffres fournis par UNOCHA, ce sont aujourd'hui toujours près de 1,7 million de personnes qui vivraient dans les rassemblements de déplacés, qu'il s'agisse de camps stricto sensu ou de villages préexistants où les déplacés avaient trouvé refuge. Durant les deux dernières années, moins de 10% des PDI (ou environ 165 000 personnes) seraient retournées chez eux, et la persistance d'affrontements localisés a par ailleurs engendré de nouvelles vagues de déplacements. Si les besoins humanitaires n'ont plus l'acuité qu'ils avaient durant les premières années de la crise, les populations demeurent fragiles et vulnérables aux chocs externes, à défaut d'avoir suffisamment recouvré leurs capacités de résilience.

Pourtant, en dépit de ce constat peu optimiste, il serait inexact de dire que la situation qui prévaut aujourd'hui au Darfour n'appelle pas des ajustements de l'approche jusqu'ici adoptée par les acteurs de l'aide. Du point de vue politique d'abord, si les accords de Doha n'ont pas suscité l'adhésion souhaitée, ils ont le mérite d'exister et d'offrir un potentiel modèle de sortie de crise qui jusqu'ici manquait, et qui matérialise une approche nouvelle de la communauté internationale dont les parties non-signataires des accords peuvent aussi attendre un soutien moins inconditionnel et par là un encouragement à adopter des positions plus ouvertes. Sur le plan humanitaire, plusieurs années d'aide ont permis à beaucoup de familles de recouvrer un niveau de vie comparable à leur niveau de vie antérieur, quant par ailleurs le phénomène de déplacement peut certainement dans beaucoup de cas être désormais requalifié en phénomène de migration.

Ainsi, si la situation qui prévaut au Darfour, au regard d'un contexte encore instable et fragile, ne saurait être considérée comme relevant du seul développement, elle ne relève plus non plus de l'urgence humanitaire et appelle plus volontiers des activités de « relèvement précoce », favorisant tout à la fois la prise en compte des besoins immédiats des plus vulnérables et la restauration des capacités de résilience des communautés.

Analyse des besoins

Une autosuffisance alimentaire partiellement recouvrée

Plusieurs années successives de soutien à la production alimentaire, combinées à la relative stabilisation des populations – fussent-elles déplacées, ont permis qu'aujourd'hui un nombre très significatif de familles se trouvent en situation d'autosuffisance alimentaire théorique. Les chiffres de la production céréalière dans les zones ciblées1, une fois convertis en équivalent par personne et par jour selon les recommandations du PAM (ou 400 grammes de céréales par jour et capita) montrent à cet égard que plus de 42% des fermiers ont produit suffisamment de grains pour couvrir les besoins de leur famille.

Graphique1

Bien entendu, ce constat est à nuancer. D'une part, celles des familles n'ayant pas produit l'équivalent d'un minimum de 12 mois de consommation domestique ne doivent pas pour autant être mécaniquement considérées comme en situation d'insécurité alimentaire, dans la mesure où elles peuvent avoir recouru à des activités et productions complémentaires non prises en compte ici. Par ailleurs et à l'inverse, le chiffre de 42% ne reflète pas les disparités selon la zone considérée : il n'est plus que de 35% si l'on prend en compte la seule région de Geneina.

Graphique2

En dépit de ces nuances, les chiffres issus des enquêtes quant à la production de cette année valident à-postériori, s'il était besoin, la pertinence du soutien apporté jusqu'ici aux fermiers vers la progressive restauration de leurs moyens de production. Ils montrent par ailleurs que la contribution spécifique de l'aide extérieure à l'autosuffisance alimentaire reste significative, puisqu'elle représente cette année encore un minimum de deux mois de consommation familiale pour plus de 32% des familles :

Graphique3

Ici encore, cet indicateur se décline différemment selon la zone considérée, puisqu'il atteint 39,6% à Bindizi, mais seulement 10,2% dans le cas de Geneina :

Graphique4

S'il y a là un premier indice de la nécessité d'une aide désormais plus ciblée, cet indicateur montre le caractère tangible de l'impact des activités de soutien agricole sur la sécurité almentaire dans les zones cibles. Néanmoins, les mêmes chiffres mettent aussi en évidence la fragilité d'un grand nombre de ménages – 57% - dont la production demeure insuffisante pour couvrir les besoins alimentaires familiaux. Aujourd'hui soutenus par le PAM pour un bon nombre d'entre eux, l'annonce de la fin de l'aide alimentaire directe induit le besoin d'un soutien spécifique à ces fermiers.

Des capacités de résilience encore fragiles

La production alimentaire au Darfour, réalisée pour l'essentiel en saison pluviale, est encore très dépendante de facteurs non maîtrisables, au premier rang desquels la pluviométrie. Celle-ci, exceptionnellement bonne cette année, contribue à expliquer des résultats positifs qu'une saison plus pauvre en précipitations pourrait remettre en cause.

Graphique5

Par ailleurs, l'analyse des données montre que la disponibilité alimentaire telle qu'évoquée plus haut demeure théorique, et qu'elle doit être pondérée par l'utilisation qui est faite des denrées produites : une partie est destinée aux semis de la saison à venir (jusqu'à 40% des semences plantées proviennent des réserves des fermiers), mais surtout vendue dès après les récoltes pour couvrir différents besoins, en particulier alimentaires :

Graphique6 Graphique7

Ainsi, la sécurité alimentaire demeure fragile même lorsqu'elle est théoriquement acquise, tant dû aux aléas auxquels sont soumises les productions, qu'en raison des tensions qui s'exercent sur celles-ci au moment des récoltes (nécessité de vente pour répondre aux besoins en numéraire) ou lorsqu'elles sont stockées (besoins en semis pour l'annèe à venir).

Cette relative fragilité de la situation des ménages est aujourd'hui à peine mitigée par les marchés locaux (en particulier les plus isolés), eux-mêmes exposés à des facteurs externes qui en appauvrissent l'accès pour les ménages comme l'accessibilité des produits, en particulier durant la saison des pluies (c'est-à-dire durant la période de soudure alimentaire), où les denrées sont rares et chères. Cette pauvre capacité des marchés à offrir aux ménages des solutions alternatives durant la période de soudure vont par ailleurs elles-mêmes se trouver appauvries par l'arrêt des distributions alimentaires du PAM, dont nombre de denrées étaient revendues par les bénéficiaires cherchant une réponse mieux ajustée à leurs besoins spécifiques, alimentant et soutenant ainsi les marchés locaux.
Ainsi, les acquis des productions agricoles de ces dernières années sont-ils encore insuffisants pour considérer la que la sécurité alimentaire est désormais durablement installée pour une grande part des ménages, qui demeurent exposés à d'importantes contraintes structurelles. En tenant compte du recours à la vente d'une partie des productions pour couvrir les besoins en numéraire, mais également eu égard à la persistance de chocs ponctuels fragilisant encore la sécurité alimentaire des familles, on considérera ici que seules les familles ayant produit l'équivalent d'au minimum 15 mois de leur consommation, soit 31,7% de la population considérée (28,5% à Bindizi, 24% à Geneina et 42% à Um Dukhun) ont acquis des capacités de résilience suffisante.

Persistance de facteurs externes défavorables

Comme évoqué plus haut, outre les phénomènes récurrents qui fragilisent la sécurité alimentaire des ménages (aléas climatiques, pauvreté des marchés et inflation saisonnière), les populations demeurent exposées à différents facteurs externes qui ne peuvent être anticipés. Il en va ainsi des phénomènes climatiques exceptionnels tels les crues, qui chaque année affectent les cultures d'un nombre variable de fermiers.
Plus récemment, la crise économique qui a frappé le Soudan et sa monnaie ont entraîné une importante inflation générale – d'environ 35% sur une base annuelle pour ce qui concerne la région ciblée, d'après le Central Bureau of Statistics dont on devine aisément la propension à en sous-estimer l'ampleur. Cette hausse des prix n'a bien entendu pas épargné les produits alimentaires, qui restent le premier poste de dépenses des ménages, comme le démontrent les quelques exemples ci-dessous:

graphique8 graphique9

graphique10 graphique11

Ces exemples, choisis pour leur représentativité (le mil constituant l'un des aliments de base, le sucre et l'huile étant des denrées complémentaires essentielles dans l'alimentation soudanaise, la viande étant l'un des ingrédients enrichissant le régime de base), font apparaître localement quelques nuances essentiellement liées au rythme des approvisionnements des marchés. Surtout, ils démontrent d'une part le caractère récurrent de l'augmentation saisonnière (saison des pluies) des prix, et d'autre part l'impact de l'inflation liée à la crise économique sur les prix des denrées alimentaires. En effet, si les prix repartent à la baisse dès la fin de celle-ci, on observe qu'ils ne retrouvent pas le niveau qu'ils avaient avant la dévaluation de la monnaie soudanaise, et entament de se stabiliser à des niveaux très supérieurs – de 25 à 100% selon les zones et produits considérés.

Ce phénomène trouve une traduction immédiate dans l'évolution du budget des ménages consacré aux dépenses alimentaires :

Graphique12

Le graphique ci-dessus, qui montre par ailleurs l'influence qu'ont les distributions du PAM sur le niveau de dépenses alimentaires (le pourcentage de bénéficiaires du PAM étant plus important à Bindizi qu'à Um Dukhun, et nul dans la région nord de Geneina), illustre que les familles ont du augmenter significativement leurs dépenses en denrées alimentaires ; s'il illustre aussi qu'elles ont eu la capacité de le faire – et donc avaient recouvré certaines capacités de résilience, ce constat est, ici encore, à nuancer : d'une part, parce que les chiffres évoqués ci-dessus sont des moyennes, d'autre part parce que l'augmentation du niveau des dépenses alimentaires ne suffit pas à démontrer que l'augmentation des dépenses n'aurait pas eu d'impact sur la consommation alimentaire. Au contraire, les personnes interviewées font état de conséquences claires et sévères sur le régime de leur foyer :

Graphique13

On le voit, malgré les améliorations réelles et tangibles que le soutien à la production agricole a permises, l'aide extérieure demeure hautement pertinente, même si elle doit prendre des formes nouvelles, répondant non plus au seul risque d'insécurité alimentaire immédiate – qui concerne désormais un nombre plus limité de ménages, mais surtout au besoin d'une meilleure structuration des filières et d'une capacité accrue des marchés locaux à la fois à répondre aux besoins alimentaires des ménages et à soutenir leurs productions.

Axes d'intervention requis

Au regard dés différents éléments évoqués ci-dessus, une approche pertinente consisterait à :

  • A la marge, soutenir les plus vulnérables des familles via la fourniture de denrées alimentaires de base, de sorte à pallier tant la hausse du prix des denrées que l'arrêt annoncé des distributions du PAM, mais aussi de sécuriser la bonne utilisation des semences fournies par ailleurs en évitant que celles-ci soient consommées.
  • Poursuivre le soutien à la production agricole des familles encore fragilisées - et identifiées comme telles via des critères précis, via la fourniture de semences en quantité suffisante pour permettre tant la sécurité alimentaire des personnes ciblées que le renforcement durable de leurs capacités économiques.
  • Adapter les modalités de fourniture des intrants en recourant à la distribution de coupons et à l'organisation de foires, de sorte à favoriser le renforcement des marchés via la création progressive de liens commerciaux durables, comme au travers de l'augmentation des capacités de trésorerie des marchands locaux permettant la constitution de stocks alimentaires plus importants en vue de la rupture saisonnière des approvisionnements, source récurrente d'inflation.
  • Contribuer à la diversification des activités de production alimentaire, et en particulier poursuivre la promotion et le développement du maraîchage, de sorte à diminuer la dépendance des ménages à la seule saison agricole pluviale, à favoriser l'accessibilité de produits alimentaires plus variés, et à permettre la génération de revenus.

1Données issues de l'enquête pré-récoltes de TGH, novembre 2012.

Assistance aux communautés vulnérables au Darfour

Depuis le début de son intervention, TGH a agi de manière significative dans le secteur de l'eau, hygiène et assainissement.
Cependant, les désastres naturels et les déplacements réguliers impactent fortement les populations, alors que l'aide internationale décroît.

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 Domaine d'expertise

Wash Agro-Secu-Alimentaire Psycho-Social

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 108 566 personnes
 Durée : 13 mois 05/2013 - 06/2014
 Budget global : 650 000 €

 Financement

Logo ECHO
  • Financement : ECHO (Office d'aide humanitaire de la Commission européenne)

Dans ce contexte, TGH maintient son action au Darfour tout en adaptant sa stratégie afin d'impliquer davantage les communautés et les autorités locales, et d'améliorer leurs capacités d'adaptation et de réponse aux besoins en EHA.

Ce programme a pour objectif d'identifier les principaux risques, de mettre en œuvre une réponse humanitaire lorsque ces risques se concrétisent, et d'intervenir auprès des agences humanitaires pour inciter une présence renforcée auprès de ces populations.

L'objectif principal, cependant, est d'associer les communautés et autorités à chaque étape des actions, depuis la préparation aux risques naturels et la mise en place de plans de contingence jusqu'à la maintenance des équipements mis en place, au travers de formations, informations et contrôles, afin qu'elles soient totalement impliquées dans le secteur de EHA

Soutien à la restauration et au maintien des moyens de subsistance et à la sécurité alimentaire des ménages vulnérables au Sud Darfour

Objectifs :

- Améliorer la production agricole et la sécurité alimentaire...
- Mesurer l'évolution de la production agricole...

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 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Durée : 7 mois 05/2013 - 12/2013
 Budget global : 138 061 €

 Financement

Logo FAO
  • Financement : FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture)

Objectifs:

  • Améliorer la production agricole et la sécurité alimentaire des populations vulnérables par la distribution d'intrants sous la forme de coupons et l'organisation de formations et de sessions de sensibilisation pour les agriculteurs
  • Mesurer l'évolution de la production agricole, effectuer un suivi des prix sur les marchés et des précipitations

Protection et assistance aux réfugiés du Darfour

Objectifs :

- Renforcer les moyens de subsistance des déplacés par un soutien à l'élevage
- Soutenir l'agriculture par la distribution d'intrants
- Soutenir les activités génératrices de revenu par la promotion de l'apiculture
- Assurer la coordination des informations humanitaires...

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 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Durée : 11 mois 02/2013 - 12/2013
 Budget global : 267 000 €

 Financement

Logo UNHCR
  • Financement : UNHCR (Agence des Nations Unies pour les réfugiés)

Objectifs :

  • Renforcer les moyens de subsistance des déplacés par un soutien à l'élevage
  • Soutenir l'agriculture par la distribution d'intrants
  • Soutenir les activités génératrices de revenu par la promotion de l'apiculture
  • Assurer la coordination des informations humanitaires et la protection des déplacés à travers le suivi des populations et l’évaluation de leurs besoin

Assistance d'urgence aux populations vulnérables

Ce programme vise à réduire la mortalité et la morbidité au sein des populations les plus vulnérables au travers d'une aide intégrée.

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 Domaine d'expertise

Wash

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 126.687 personnes
 Durée : 16 mois 01/2012 - 04/2013
 Budget global : 1.462.000 €

 Financement

Logo ECHO Logo CHF
  • Financement : ECHO (Service d'aide humanitaire de la Commission européenne)
    CHF (Fonds humanitaire commun des Nations Unies)
  • Nombre de bénéficiaires : 126.687, dont 20.415 personnes vulnérables (handicap physique, déficience mentale, pauvreté extrême, isolés) – 158 employés locaux
  • Partenaires : HAC (Commission des affaires Humanitaires, Soudan) - Ministère de l'environnement (WES Soudan) – UNICEF - UNOPS (Bureau des services des projets des Nations Unies) - Al Fajir (ONG soudanaise)

L'approvisionnement en eau potable, l'accès aux infrastructures sanitaires (latrines, points d'eau), le ramassage et le traitement des ordures ainsi que la promotion de l'hygiène sont déterminants dans le contrôle des vecteurs principaux de risques sanitaires. Un arrêt soudain des mécanismes actuellement en place mènerait à une dégradation rapide de la situation sanitaire globale dans la région. Une phase de transition visant à une plus grande implication des populations et collectivités locales est donc nécessaire, ainsi qu'une surveillance des déplacements de population et une distribution d'aide non alimentaire d'urgence.

Accès à l'eau potable et implication des partenaires concernés :

  • construction de nouveaux points d'eau (châteaux d'eau, pompes à main) afin de donner aux bénéficiaires un accès à l'eau en quantité suffisante ;
  • maintenance/réhabilitation des installations ;
  • tests réguliers sur la qualité de l'eau (test microbien et chimique) et partage des résultats avec les services sanitaires et autres acteurs institutionnels concernés ;
  • interventions régulières et continues auprès des acteurs institutionnels locaux afin d'augmenter leurs responsabilités et leurs engagements dans la gestion de l'eau ;
  • suivi et formation en continu des comités locaux en charge de la gestion des points d'eau afin d'assurer la pérennité des infrastructures construites.

Limitation des risques sanitaires majeurs dans les zones à forte densité de peuplement :

  • construction/réhabilitation/maintenance de latrines avec l'aide des bénéficiaires ;
  • estimation des besoins grâce à des enquêtes ponctuelles et un suivi permanent de la situation en termes d'accès à l'assainissement ;
  • expérimentation d'une nouvelle conception de latrines plus durables ;
  • passation progressive des activités de collecte des déchets aux acteurs locaux.

Amélioration des connaissances de la population sur les bonnes pratiques d'hygiène

  • campagnes de sensibilisation sur les bonnes pratiques sanitaires (nettoyage des bidons, ramassage des ordures…) ;
  • réalisation d'évènements collectifs sur des thèmes liés à la santé et à l'hygiène ;
  • faciliter la création et l'animation de clubs d'hygiène dans les écoles ;
  • formation de formateurs afin de faciliter la transmission des messages au sein de la communauté ;
  • enquêtes d'évaluation de l'impact des activités de promotion à l'hygiène.

Coordination de l'évolution de la situation humanitaire avec les acteurs concernés et distribution de produits de première nécessité aux populations les plus vulnérables et aux nouveaux arrivants :

  • suivi des déplacements de population dans les zones d'intervention, rapports réguliers auprès des agences concernées ;
  • réalisation d'études permettant d'apporter une réponse rapide aux besoins essentiels des nouveaux arrivants ;
  • distribution d'aide non alimentaire (couvertures, matelas plastiques, kits cuisine, vêtements...) aux nouveaux arrivants, aux populations les plus vulnérables, ou à l'ensemble de la population dans le cas de situations d'urgence (incendies, inondations...) ;
  • maintien d'un stock d'urgence (produits non alimentaires, matériaux et équipement nécessaires à la construction de points d'eau et de latrines) afin d'être en capacité de répondre aux besoins essentiels des nouveaux arrivants.

Soutien à la sécurité alimentaire et aux capacités de résilience des populations affectées par le conflit du Darfour

Au Darfour, huit années après le début du conflit, la crise n'est toujours pas résolue. Les combats qui se poursuivent en particulier dans la région du Djebel Marra et sur une ligne de front mouvante situé entre al-Daein (au sud Darfour) et Shangil Tobaya ou Dar al-Salam (au nord Darfour)...

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 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Durée : 12 mois 01/2012 - 12/2012
 Budget global : 833.161 €

 Financement

Logo MAE Logo UNHCR
  • Financement : CIAA (60%) - UNHCR (40%)

Au Darfour, huit années après le début du conflit, la crise n'est toujours pas résolue. Les combats qui se poursuivent - en particulier dans la région du Djebel Marra et sur une ligne de front mouvante situé entre al-Daein (au sud Darfour) et Shangil Tobaya ou Dar al-Salam (au nord Darfour)- et l'absence de solution politique empêchent tout espoir de retour pour près de deux millions de personnes déplacées. Ces populations sont donc maintenues dans une situation de besoin qui rend nécessaire une poursuite de la fourniture de services essentiels. Huit années de crise ont cependant permis la mise en œuvre par les bénéficiaires de divers mécanismes de résilience qui, s'ils sont inégalement et diversement répartis, plaident pour une approche nouvelle de l'aide, impliquant une plus grande inclusion des différents acteurs locaux et la garantie d'une meilleure durabilité des services assurés, en particulier pour les personnes déplacées de longue date – les personnes nouvellement déplacées ou retournées devant demeurer éligibles à une aide plus purement humanitaire ou d'urgence.

Depuis le début de l'année 2011, la normalisation des relations entre le Soudan et le Tchad a permis la mise en place d'une force mixte soudano-tchadienne le long des frontières, avec pour effet positif une réduction de la présence de groupes rebelles dans ces zones, atténuant les risques lors des déplacements sur le terrain. Les équipes locales d'agronomes de TGH peuvent donc de nouveau accéder aux zones rurales, mettre à jour la liste des bénéficiaires grâce à des enquêtes in situ, organiser des  distributions directes (« main à la main ») sans intermédiaires, et mener les enquêtes en amont et en aval des récoltes de céréales.

Ce programme permet à TGH d'intervenir dans plusieurs domaines : la protection et l'agriculture. Le soutien à la production agricole est en effet déterminant au Darfour, la quasi-totalité des familles étant engagées dans l'agriculture, qui demeure leur principale source de revenus et de biens. Dans ce contexte, il est indispensable que les capacités locales de résilience soient soutenues, de sorte que les personnes bénéficiaires de l'aide puissent concrètement et matériellement contribuer à celle-ci, et que leur sécurité alimentaire soit assurée au-delà de l'assitance délivrée, actuellement en diminution.

Les équipes de TGH distribuent divers intrants agricoles au cours de l'année, en fonction des saisons et des besoins reperés lors des enquêtes : semences céréalières (mil et sorgho) et outils (charrues) avant la saison des pluies, semences de légumes (oignons, tomates, melon, concombres, combos, radis...) avant la saison hivernale. Ces distributions sont effectuées avec la participation des partenaires locaux non institutionnels (chefs traditionnels, comités locaux, communautés), qui assurent le lien avec les bénéficiaires et sécurisent les lieux de distribution. Parallèlement, un travail de lobbying est organisé en partenariat avec le ministère de l'Agriculture et le ministère des Affaires Humanitaires afin d'encourager les acteurs institutionnels locaux à participer aux activités.

Les équipes de TGH organisent et réalisent des formations pour certains des fermiers bénéficiaires des distributions, afin de préciser l'utilisation des semences et des outils, et les meilleures conditions de culture (comment utiliser une pompe à moteur ou une pompe à pied, comment préparer son terrain, comment préparer un compost...). Durant la période de culture, et en fonction des besoins repérés, des sessions de formation ont lieu dans les villages (comment lutter contre les insectes, comment améliorer le rendement d'une production d'oignons, comment fabriquer du compost...).

Tout au long de l'année, les différentes enquêtes réalisées par les équipes de TGH permettent de faire un état de la production agricole, de la sécurité alimentaire et de la disponibilité/accessibilité des produits alimentaires sur les marchés locaux. Ces enquêtes permettent également de vérifier la pertinence des activités et de les adapter si besoin (mise à jour de la liste des bénéficiaires des distributions, enquêtes en amont et en aval des récoltes, surveillance mensuelle de l'évolution des prix sur les marchés locaux, informations concernant la pluviométrie dans ses différentes zones d'intervention…).

TGH soutient également la filière apicole (Association des Apiculteurs de Bindizi, Apiculteurs de Mukjar), par la distribution de matériel partagé (ruches, extracteurs, équipements de sécurité), la création et la sécurisation de lieux de production et de traitement (délimitation et aménagement de terrains communs, amélioration des relations entre éleveurs et apiculteurs), la construction d'un espace de stockage et de vente à proximité ou dans le marché et l'organisation de formations autour des techniques apicoles (utilisation et fabrication de ruches modernes et traditionnelles) et de la gestion de structure coopérative (gestion budgétaire, management, gestion associative, commercialisation).

L'évolution de la situation humanitaire est coordonnée avec les acteurs concernés, et des produits de première nécessité sont distribués aux populations les plus vulnérables et aux nouveaux arrivants dans les zones d'intervention (Bindizi et Um Dukhun)

TGH est également responsable de la coordination avec les acteurs identifiés de l'aide humanitaire et de la réponse aux besoins immédiats ou urgents en termes d'aide non alimentaire. Elle effectue pour cela des  rapports réguliers auprès des agences concernées sur les déplacements de population dans les zones d'intervention, et mène des études afin de connaitre la situation humanitaire et les besoins urgents de nouveaux arrivants, qui permettent d'apporter une réponse rapide à leurs besoins essentiels.

Les équipes doivent également être en mesure de faire face à des situations d'urgence, que ce soit pour venir en aide aux nouveaux arrivants ou aux populations vulnérables, ou pour intervenir lors de situations de crise (incendies, inondations…). Un stock d'urgence est par conséquent maintenu, constituté de produits non alimentaires, et de matériaux et équipement nécessaires à la construction de point d'eau et de latrines.

Soutien à la diversification de la production alimentaire des populations rurales de l'état de Gedaref

Ce projet vise à pallier la dépendance des populations rurales à leur activité saisonnière (travaux agricoles, souvent réalisés pour le compte de riches propriétaires terriens). La zone ciblée est éloignée des marchés principaux, l'accroissement d'une production locale aura un impact positif sur les populations.

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 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 35 000 personnes
 Durée : 7 mois 11/2011 - 05/2012
 Budget global : 250 K€

 Financement

Logo MAE
  • Financement : CIAA (Ministère français des affaires étrangères et européennes)
  • Nombre de bénéficiaires : 35 000 personnes
  • Partenaires : Département horticulture du Ministère de l’Agriculture de l'état de Gedaref.

L'état de Gedaref - comme les 2 autres états de l'Est du Soudan - montre des indicateurs de développement parmi les plus alarmants du Soudan. D'après le Sudan Household Survey de 2006, seuls 37,3% de la population ont accès à des sources d'eau « améliorées » contre 56,1% en moyenne au Soudan. De même, seuls 14,6% de la population ont accès à des infrastructures sanitaires contre 31,4% sur le plan national.

Pourtant, les acteurs de la solidarité internationale sont extrêmement peu nombreux à Gedaref, où seule une ONG internationale opère, et où la présence des agences de l'ONU est très réduite.
La population de Gedaref est estimée entre 1,35 et 1,87 millions de personnes (1,35 selon le PNUD en 2009 et 1,87 selon l'UNICEF en 2011), dont près de 50% vivent en dessous du seuil de pauvreté, estimé à 114 SDG par personne par mois (chiffres UNOCHA, Workplan 2011).

La région de Gedaref est réputée pour être le « grenier » du Soudan. En effet, la terre argileuse riche et les pluies abondantes entre juin et septembre (entre 500 et 900 mm dans les localités du sud de Gedaref pendant ces 4 mois) sont des facteurs très favorables à la culture céréalière (Sorgho à 83%, mais également mil, sésame et tournesol), réalisée en quasi-totalité en culture pluviale. La productivité est cependant très faible, dû à des pratiques agricoles mal adaptées et à un manque de moyens mis en oeuvre par le Ministère de l'Agriculture pour former les fermiers. Ainsi, la productivité est de 100 kilos de Sorgho par feddan (=0,42 hectare), quand elle pourrait facilement atteindre, au vu des performances réalisées dans d'autres régions, 500 ou 600 kilos. De même, la production de fruits et légumes est très faible, dû à une mauvaise utilisation de l'eau (pas de maitrise des techniques simples d'irrigation) d'un manque de connaissance générale, mais également d'un engagement prioritaire des agriculteurs dans la production céréalière, qui les a massivement détournés de toute autre activité productive.

Gedaref est également un territoire d'élevage, avec 5,2 millions de têtes de bétail (PNUD, 2009), vaches, moutons, chèvres et chameaux. Gureisha est l'une des 10 localités de Gedaref, peuplée de 83 394 personnes (selon le 5eme recensement du Soudan en 2008). Située à l'extrémité est de l'état, cette localité est parmi les moins pourvues en services de base, et se trouve littéralement coupée du reste du pays durant la saison des pluies à cause de l'absence de pistes aménagées. Le choix de Gureisha s'est vu confirmé par les visites de terrain réalisées par TGH, mais également par les recommandations des autorités locales : la représentation locale du HAC, le directeur général du ministère de l'Agriculture comme le directeur général du ministère de l'eau et de l'irrigation ont plaidé pour une orientation des activités de TGH vers cette localité qu'ils considèrent comme la localité la plus pauvre de l'état de Gedaref.

Contribution au maintien d'une réponse directe aux besoins essentiels des populations vulnérables, tout en augmentant l'implication des populations et des acteurs locaux

Ce programme vise à réduire la mortalité et la morbidité au sein des populations les plus vulnérables au travers d'une aide intégrée.

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 Domaine d'expertise

Wash

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 126 687 personnes
 Durée : 16 mois 01/2011 - 04/2012
 Budget global : 1.580.000 €

 Financement

Commision Europeenne Logo CHF
  • Financement : ECHO (Service d'aide humanitaire de la Commission européenne)
    Fonds humanitaire commun des Nations Unies
  • Nombre de bénéficiaires : 126.687, dont 20.415 personnes vulnérables (handicap physique, déficience mentale, pauvreté extrême, isolés) – 200 employés locaux
  • Partenaires : HAC (Commission des affaires Humanitaires, Soudan) - Ministère de l'environnement (WES Soudan) – UNICEF - UNJLC (Centre de coordination logistique des Nations Unies)- Al Shoroog (ONG soudanaise)

L'approvisionnement en eau potable, l'accès aux infrastructures sanitaires (latrines, points d'eau), le ramassage et le traitement des ordures ainsi que la promotion de l'hygiène sont déterminants dans le contrôle les vecteurs principaux de risques sanitaires. Un arrêt soudain des mécanismes actuellement en place mènerait à une dégradation rapide de la situation sanitaire globale dans la région. Une phase de transition visant à une plus grande implication des populations et collectivités locales est donc nécessaire, ainsi qu'une surveillance des déplacements de population et une distribution d'aide non alimentaire d'urgence.

Accès à l'eau potable et implication des partenaires concernés :

  • construction de nouveaux points d'eau (châteaux d'eau, pompes à main, pompes à moteur, puits) ;
  • maintenance/réhabilitation des installations ;
  • tests réguliers sur la qualité de l'eau (test microbien et chimique) et partage des résultats avec les services sanitaires et autres acteurs institutionnels concernés ;
  • interventions régulières et continues auprès des acteurs institutionnels locaux (WES...) et de la population locale afin de renforcer leur participation.

Limitation des risques sanitaires majeurs dans les zones à forte densité de peuplement :

  • construction/réhabilitation/maintenance de latrines avec l'aide des bénéficiaires ;
  • estimation des besoins au travers d'une enquête annuelle et d'un suivi permanent de l'état du parc existant ;
  • expérimentation d'une nouvelle conception de latrines plus durables ;
  • collecte et traitement des ordures par les équipes de TGH en collaboration avec les acteurs locaux (ONG locale, groupe d'habitants), qui devront à terme prendre en charge intégralement le dispositif.

Amélioration des connaissances de la population sur les bonnes pratiques d'hygiène

  • animation de sessions de promotion de l'hygiène (centres de promotion à l'hygiène, écoles, visites à domicile, campagnes collectives...) et développement des sessions de formation de formateurs afin de faciliter la transmission de ces activités aux communautés, associations locales, enseignants...
  • enquêtes d'évaluation de l'impact des activités de promotion à l'hygiène.

Coordination de l'évolution de la situation humanitaire avec les acteurs concernés et distribution de produits de première nécessité aux populations les plus vulnérables et aux nouveaux arrivants :

  • suivi des déplacements de population dans les zones d'intervention, rapports réguliers auprès des agences concernées ;
  • réalisation d'études permettant d'apporter une réponse rapide aux besoins essentiels des nouveaux arrivants ;
  • distribution d'aide non alimentaire (couvertures, matelas plastiques, kits cuisine, vêtements...) aux nouveaux arrivants, aux populations les plus vulnérables, ou à l'ensemble de la population dans le cas de situations d'urgence (incendies, inondations...) ;
  • maintien d'un stock d'urgence (produits non alimentaires, matériaux et équipement nécessaires à la construction de points d'eau et de latrines) afin d'être en capacité de répondre aux besoins essentiels des nouveaux arrivants.

Soutien à la sécurité alimentaire et aux capacités de résilience des populations

Ce programme vise à renforcer les capacités des populations à surmonter les chocs liés à la crise et à la diminution en cours de l'assistance.

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 Domaine d'expertise

Psycho-Social Wash

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 160 433 personnes
 Durée : 12 mois 01/2011 - 12/2011
 Budget global : 714 941 €

 Financement

Logo MAE Logo UNHCR
  • Financement : MAE (Ministère Français des Affaires Etrangères – Centre de crise)
    UNHCR (Haut Commissariat aux réfugiés des Nations Unies)
  • Nombre de bénéficiaires : 33.028 familles (soit 159.633 personnes) – 600 élèves (activités éducatives) – 200 employés locaux
  • Partenaires : HAC (Commission des affaires Humanitaires, Soudan) - Ministère de l'agriculture(Soudan) – FAO (organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture) - UNHCR (Agence des Nations Unies pour les réfugiés - UNJLC (Centre de coordination logistique des Nations Unies) - Al Shoroog (ONG Sudanaise) - Peace Committee, Bindizi (rassemblement de chefs traditionnels locaux) - Supporting Commitee, Um Dukhun (rassemblement de chefs traditionnels locaux) - Département du Ministère de l'Agriculture à Bindizi, Um Dukhun et Geneina

Soutien aux capacités locales de production agricole afin de rendre disponibles et accessibles les produits alimentaires sur les marchés locaux :

  • distributions d'intrants agricoles au cours de l'année, en fonction des saisons et des besoins repérés lors des enquêtes : semences céréalières (mil et sorgho) et outils (différents types de houes) avant la saison des pluies, semences de légumes (oignons, tomates, melon, concombres, combos, radis...) avant la saison hivernale, outils d'irrigation (pompes à pied ou à moteur) remis à des groupes de fermiers vulnérables identifiés en amont par les équipes de TGH ;
  • organisation d'un travail de lobbying afin d'encourager les acteurs institutionnels locaux à participer aux activités (ministère de l'Agriculture, des Affaires Humanitaires) ;
  • participation des partenaires locaux non institutionnels (chefs traditionnels, comités locaux, communautés) à la mise en œuvre des activités (lien avec les bénéficiaires, sécurisation des lieux de distribution...).

Formations agricoles techniques :

  • mise en place de formations pour certains des fermiers bénéficiaires ;
  • formations durant la distribution des semences et des outils afin d'en préciser l'utilisation et les meilleures conditions de culture (comment utiliser une
  • pompe à moteur ou une pompe à pied, comment préparer son terrain, comment préparer un compost...) ;
  • formations réalisées durant la période de culture : les équipes de TGH suivent l'évolution des cultures et organisent des sessions de formation dans les villages en fonction des besoins repérés (comment lutter contre les insectes, comment améliorer le rendement d'une production d'oignons, comment effectuer la maintenance d'une pompe à eau...).

Enquêtes sur la production agricole, la sécurité alimentaire et la disponibilité/accessibilité des produits alimentaires sur les marchés locaux :

  • TGH conduit différentes enquêtes tout au long de l'année afin de vérifier la pertinence de ses activités et les adapter si besoin :
  • mise à jour en début d'année 2011de la liste des bénéficiaires des distributions de semences et d'outils ;
  • enquêtes annuelles en amont et en aval des récoltes (pre and post harvest survey) ;
  • surveillance mensuelle de l'évolution des prix sur les marchés locaux au travers d'enquête type "panier de la ménagère", et par des relevés de prix sur les différents marchés des zones d'intervention ;
  • collecte des informations concernant la pluviométrie dans les différentes zones d'intervention. 

Augmentation du nombre de salles de classe pour faciliter l'accès à un plus grand nombre d'élèves habitant dans les zones d'intervention (Bindizi et Um Dukhun) :

  • construction de salles de classe afin d'assurer des conditions adaptées à la scolarisation des enfants ;
  • fourniture de divers équipements (tables, bancs, tablettes pour les élèves, bureau et chaise pour l'enseignant).

Assistance pour la couverture des besoins vitaux des populations affectées par la crise humanitaire dans l'Ouest Darfour

Objectifs :

- Maintenir et exploiter les capacités de TGH à suivre l'évolution des besoins humanitaires
- Assurer un accès à l'eau potable...
- Maitriser les principaux vecteurs de risques sanitaires...
- Soutenir les capacités locales de production agricole...

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 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire Wash

 Chiffres clés

 Durée : 9 mois 06/2010 - 04/2011
 Budget global : 2 150 K€

 Financement

Commision Europeenne Logo MAE Logo UNHCR Logo CHF
  • Financement : ECHO (Service d'aide humanitaire de la Commission Européenne)
    MAE (Ministère Français des Affaires Etrangères – Centre de crise)
    UNHCR (Haut Commissariat aux réfugiés des Nations Unies)
    CHF (Fonds commun humanitaire – fonds mutualisé des Nations Unies)

Objectifs :

  • Maintenir et exploiter les capacités de TGH à suivre l'évolution des besoins humanitaires et à couvrir les besoins primaires nouvellement apparus sur ses zones d'intervention – 62.905 bénéficiaires ;
  • Assurer un accès à l'eau potable en quantité suffisante pour les populations présentes dans les zones ciblées – 74.905 bénéficiaires ;
  • Maitriser les principaux vecteurs de risques sanitaires dans les zones à forte densité de population – 71.905 bénéficiaires ;
  • Soutenir les capacités locales de production agricole afin d'améliorer le niveau de sécurité alimentaire dans les zones d'intervention – 36.930 bénéficiaires.

Depuis le début de l'intervention humanitaire qui a suivi le conflit du Darfour, TGH reçoit le soutien d'ECHO (service d'aide humanitaire de la Commission européenne). Ce soutien est indispensable pour réaliser des opérations très complexes d'un point de vue logistique comme sécuritaire, et très mobilisatrices en termes de personnel.
ECHO est ainsi au Soudan le partenaire majeur de notre association. Grâce à lui, et outre les activités qu'il finance directement, TGH peut prendre la responsabilité d'activités financées par d'autres bailleurs tels que les agences des Nations Unies qui, certes, représentent un soutien significatif à nos actions, mais ne pourraient suffire à assurer notre présence.

Dès juin 2004, ECHO manifeste son soutien à TGH via le financement d'un programme d'assistance aux personnes déplacées du camp de Ryad. Situé à la périphérie de la ville de Geneina (capitale de l'Ouest Darfour), il accueille plus de 10.000 personnes ayant fui les combats et les exactions des zones rurales alentour
Ce premier programme a permis la construction d'abris, de latrines et de douches, ainsi que la mise en place d'un dispositif visant au maintien d'un environnement sanitaire acceptable, incluant notamment un large volet de promotion de l'hygiène. Un réseau d'adduction d'eau potable a également été créé, assurant l'approvisionnement en eau du camp et des quartiers périphériques de la ville.

A la suite de ce programme et parce qu'il est nécessaire de maintenir les services aux personnes dans la durée, ECHO a renouvelé sa confiance à TGH et soutenu une extension de ses activités dans des zones plus reculées et moins bien « desservies » par l'aide humanitaire.
En avril 2005, TGH entamait ainsi la mise en place d'un programme intégré à Bindizi, incluant des activités d' « urgence » telles que l'adduction d'eau, la construction de latrines et la distribution de biens non alimentaires (jerricanes, bâches plastiques, moustiquaires…). Puis, avec le soutien réaffirmé d'ECHO, TGH a étendu ses activités à Um Dukhun en 2006.

Parce qu'elle implique que les personnes déplacées quittent le périmètre des camps, et donc les expose à d'éventuelles attaques, l'activité agricole s'est accompagnée d'actions ciblant les communautés arabes afin d'afficher une neutralité qui contribue à restaurer la coexistence qui régnait avant le conflit. Le soutien d'ECHO, central dans ce projet, a permis à TGH d'appuyer dès 2005 le retour à la terre et le maintien des rythmes saisonniers traditionnels au cours des trois années suivantes. Après le succès de cette première campagne agricole, TGH, avec le soutien réaffirmé d'ECHO, a étendu ses activités agricoles aux camps de Mukjar et d'Um Dukhun ainsi qu'aux villages environnants. TGH a réalisé, en sus de larges distributions de semences, des campagnes de vaccination du bétail ainsi que la construction de puits sur les zones de pâtures et les itinéraires de transhumance, et dernièrement une clinique vétérinaire à Bindizi.

Aujourd'hui, l'ensemble du dispositif de TGH soutenu par ECHO bénéficie à plus de 180.000 personnes.

Le conflit du Darfour se poursuit, sa violence et les menaces qu'il représente pour les populations civiles conduit de nombreuses familles à se déplacer, grossissant la population des camps, et empêchant des mouvements significatifs de retour. L'aide apportée dans les camps, comme la nécessaire réactivité pour répondre aux besoins essentiels des personnes nouvellement déplacées doivent être soutenues dans la durée afin d'endiguer une dégradation de la situation de ces personnes. Si le conflit est à analyser avec prudence tant il est complexe et interprété d'autant de manières différentes qu'il comporte d'intérêts divergents, l'accès aux ressources naturelles reste un point central de sa persistance. Le travail auprès de populations résidentes, déplacées, nomades ou semi-nomades nécessite donc une analyse fine de chaque micro-contexte, afin de ne pas contribuer à la création de conflits locaux entre les populations qui coexistent dans le Darfour.

Avec le soutien continu d'ECHO, TGH poursuit en 2010 cet effort afin de fournir de l'eau potable aux populations déplacées, de contrôler les vecteurs principaux de risques sanitaires mais aussi de suivre et analyser les mouvements permanents de population et de soutenir leur capacité de production agricole.

L'insécurité diffuse qui règne dans le Darfour a progressivement touché les organisations humanitaires au cours des dernières années, leur occurrence autant que dans la gravité des faits vont croissant depuis 2006. Les méthodes de travail de TGH, comme de la majorité des ONGs intervenant dans le Darfour, ont dû s'adapter afin de renforcer la sécurité de son personnel et de ses biens. Ainsi, afin de ne plus exposer le personnel expatrié au risque majeur de kidnapping, le travail de terrain est de manière croissante délégué aux membres soudanais de l'équipe, pour lesquels les risques sont à l'heure actuelle bien moindres. Le processus de promotion et de formation interne a donc été renforcé depuis 2009, afin de maintenir le niveau de qualité des programmes tout en continuant, et c'est toujours l'enjeu majeur, à opérer les services essentiels pour les populations bénéficiaires.

Soutien aux populations du Darfour affectées par le conflit

Objectifs :

- Maintenir et développer les capacités de TGH à couvrir les besoins primaires...
- Assurer une coordination dynamique avec ses partenaires...
- Suivre et analyser la situation humanitaire en temps réel...
- Assurer la disponibilité d'eau potable en quantité suffisante...

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 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire Wash

 Chiffres clés

 Durée : 12 mois 06/2009 - 05/2010
 Budget global : 1 612 K€

 Financement

Commision Europeenne Logo MAE Logo UNHCR
  • Financement : ECHO (Service d'aide humanitaire de la Commission Européenne)
    MAE (Ministère Français des Affaires Etrangères ndash; Centre de crise)
    UNHCR (Haut Commissariat aux réfugiés)

Objectifs :

  • Maintenir et développer les capacités de TGH à couvrir les besoins primaires nouvellement apparus sur ses zones d’intervention
  • Assurer une coordination dynamique avec ses partenaires (autres ONG présentes, autorités locales, agences des Nations Unies, bailleurs de fonds, etc.)
  • Suivre et analyser la situation humanitaire en temps réel dans les zones les plus fragiles
  • Assurer la disponibilité d'eau potable en quantité suffisante pour les populations présentes dans les zones ciblées
  • Maitriser les principaux vecteurs de risques sanitaires dans les zones à forte densité de population

Depuis le début de l'intervention humanitaire qui a suivi le conflit du Darfour, TGH reçoit le soutien d'ECHO (Service d'aide humanitaire de la Commission européenne). Ce soutien est indispensable pour réaliser des opérations très complexes d'un point de vue logistique comme sécuritaire et très mobilisatrices en termes de personnel.

ECHO est ainsi au Soudan le partenaire majeur de notre association. Grâce à lui et outre les activités qu'il finance directement, TGH peut prendre la responsabilité d'activités financées par d'autres bailleurs tels que les agences des Nations-Unies qui pour représenter un soutien significatif à nos actions ne pourraient suffire à assurer notre présence.
Dés juin 2004, ECHO manifeste son soutien à TGH via le financement d'un programme d'assistance aux personnes déplacées du camp de Ryad. Camp situé à la périphérie de la ville de Geneina où se sont réfugiées plus de 10.000 personnes ayant fui les combats et les exactions.

Ce premier programme a permis la construction d'abris, de latrines et de douches ainsi que la mise en place d'un dispositif visant au maintien d'un environnement sanitaire acceptable, incluant notamment un large volet de promotion de l'hygiène. Un réseau d'adduction d'eau potable a également été créé, assurant l'approvisionnement en eau du camp et des quartiers périphériques de la ville.

A la suite de ce programme et parce qu'il est nécessaire de maintenir les services aux personnes dans la durée, ECHO a renouvelé sa confiance à TGH et soutenu une extension de ses activités dans des zones plus reculées et moins bien « desservies » par l'aide humanitaire.

En Avril 2005, TGH entamait ainsi la mise en place d'un programme intégré à Bindizi, incluant des activités d' « urgence » telles que l'adduction d'eau, la construction de latrines et la distribution de biens non alimentaires (jerricanes, bâches plastiques, moustiquaires…). Suite à la mise en place de ces activités de première nécessité et avec le soutien réaffirmé d'ECHO, TGH a étendu ses activités à Um Dukhun en 2006. Aujourd'hui l'ensemble du dispositif de TGH soutenu par ECHO bénéficie à plus de 150.000 personnes.

Le conflit du Darfour persiste encore aujourd'hui, sa violence et les menaces qu'il représente pour les populations civiles conduit de nombreuses familles à se déplacer, grossissant la population des camps, et empêche des mouvements significatifs de retour. Ainsi l'aide apportée dans les camps, comme la nécessaire réactivité pour répondre aux besoins essentiels des personnes nouvellement déplacées doivent être soutenues dans la durée afin d'endiguer une dégradation de la situation de ces personnes. Avec le soutien continu d'ECHO, TGH poursuit cet effort afin de fournir de l'eau potable aux populations déplacées, de contrôler les vecteurs principaux de risques sanitaires mais aussi de suivre et analyser les mouvements permanents de population.

Soutien à la sécurité alimentaire des populations du Darfour

Objectifs :

- Améliorer la production agricole des ménages peuplant les zones ciblées.
- Diffuser des connaissances techniques avancées aux agriculteurs et éleveurs.
- Soutenir à Bindizi le comité agricole qui appuie la résolution des conflits locaux liés à l'accès aux ressources naturelles.

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 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire Wash

 Chiffres clés

 Durée : 12 mois 06/2009 - 05/2010
 Budget global : 1 037 K€

 Financement

Commision Europeenne Logo MAE
  • Financement : ECHO (Service d'aide humanitaire de la Commission Européenne)
    MAE (Comité Interministériel pour l'Aide Alimentaire)

En Avril 2005, TGH entamait la mise en place d'un programme intégré à Bindizi, incluant des activités d' "urgence", mais également des activités qui anticipent les besoins futurs des populations, notamment la relance de l'activité agricole.

Parce qu'elle  implique que les personnes déplacées quittent le périmètre des camps et donc, les expose à d'éventuelles attaques, l'activité agricole s'est accompagnée d'actions ciblant les communautés arabes afin d'afficher une neutralité qui contribue à restaurer la coexistence qui existait avant le conflit. Le soutien d'ECHO, central dans ce projet, a permis à TGH d'appuyer le retour à la terre et le maintien des rythmes saisonniers traditionnels au cours des trois années suivantes.
Suite au succès d'une première campagne agricole TGH, avec le soutien réaffirmé d'ECHO, a étendu ses activités agricoles aux camps de Mukjar et Um Dukhun ainsi qu'aux villages environnants. Aujourd'hui l'ensemble du dispositif de TGH soutenu par ECHO bénéficie à plus de 180.000 personnes.

Si le conflit du Darfour est à analyser avec prudence tant il est complexe et interprété d'autant de manière différentes qu'il comporte d'intérêt divergeant, l'accès aux ressources naturelles reste un point central de son existence. Le travail auprès de populations résidentes, déplacées, nomades ou semi-nomades nécessite donc une analyse fine de chaque micro-contexte afin de ne pas contribuer à la création de conflits locaux entre les populations qui coexistent dans le Darfour.

TGH a réalisé, en sus de larges distributions de semences, des campagnes de vaccination du bétail ainsi que la construction de puits sur les zones de pâtures et les itinéraires de transhumance et dernièrement une clinique vétérinaire à Bindizi. Par ailleurs le soutien d'ECHO à TGH, permet depuis 4 ans le maintien d'un comité agricole dont le mandat est de réduire et de régler le cas échéant les conflits entre agriculteurs et éleveurs dans la zone de Bindizi. Bien qu'aujourd'hui menacé par la divergence des intérêts politiques de ses membres, ce comité doit permettre une répartition consensuelle des terres agricoles et des zones de pâturage entre les communautés présentes afin de permettre leur cohabitation tant pacifique que bénéfique à ces deux économies familiales.

En 2009, TGH poursuit ces activités agraires afin de soutenir les niveaux de production agricole et de maintenir ainsi un niveau de sécurité alimentaire mais aussi d'autonomie pour les familles des zones ici ciblées.

Vers une meilleure sécurité alimentaire et le rétablissement économique : atténuer les effets de la crise et préparer les conditions du futur développement du Darfour

Ce projet pilote, qui concerne la région du wadi Saleh (Ouest Darfour) vise à consolider les acquis des précédents programmes menés dans la région, particulièrement sur le plan agricole.

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 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Durée : 24 mois 11/2008 - 11/2010
 Budget global : 965 K€

 Financement

Logo EuropeAid-Union-Europeenne
  • Financement : EuropeAID, plus Co-bailleur à identifier

Bien que la situation au Darfour demeure extrêmement troublée, et ne permet pas d'envisager des programmes de développement à proprement parler, les résultats du travail mené jusqu'ici en termes de soutien agricole autorisent pour la zone considérée la mise en œuvre d'activités dépassant le strict cadre de l'urgence, et menant à une plus grande autonomie des communautés en termes d'autosuffisance économique et alimentaire

Les objectifs du projet sont définis tel que suit :

  • Contribuer à des productions alimentaires – végétales et animales - accrues et diversifiées,
  • Contribuer au maintien des niveaux de production atteints tout en réduisant l'apport extérieur en intrants agricoles,
  • Encourager et soutenir les initiatives locales en termes de transformation et de commercialisation des productions alimentaires,
  • Encourager et soutenir les initiatives collectives, communautaires ou privées (coopératives notamment),
  • Poursuivre le soutien apporté au comité local de gestion des conflits,
  • Faciliter la participation des ministères techniques locaux aux activités du projet.

Pour des raisons liées à la sécurité de ses équipes (accès quasiment impossible aux zones rurales ciblées par l'intervention), TGH et la Commission européenne ont choisi d'abandonner définitivement ce projet en janvier 2010.

Assistance aux populations affectées par le conflit sévissant dans le Darfour

Objectifs :

  • Assurer l'approvisionnement en eau potable...
  • Maintenir et développer l'accès à l'eau potable...
  • Maintenir un dispositif permettant l'alimentation en eau...
  • Réhabiliter les latrines ...
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 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire Wash

 Chiffres clés

 Durée : 12 mois 06/2008 - 06/2009
 Budget global : 1 100 K€

 Financement

Logo ECHO Logo MAE Logo UNHCR
  • Financement : ECHO (Service d'aide humanitaire de la Commission Européenne)
    MAE (Ministère Français des Affaires Etrangères – Centre de crise)
    UNHCR (Haut Commissariat aux réfugiés)

Objectifs :

  • Assurer l'approvisionnement en eau potable des populations des camps de Ryad et de Bindizi
  • Maintenir et développer l'accès à l'eau potable des populations rurales des régions de Bindizi et Um Dukhun
  • Maintenir un dispositif permettant l'alimentation en eau des populations contraintes à de nouveaux déplacements dans les sites du projet
  • Réhabiliter les latrines à disposition des personnes à mesure des besoins, construire de nouvelles unités chaque fois que nécessaire
  • Contribuer à un environnement sanitaire acceptable au travers de la collecte des déchets, du traitement des eaux stagnantes ainsi que par la réalisation d'équipements ciblés dans des lieux sensibles (marchés, zones d'abattage, etc.)
  • Promouvoir des pratiques d'hygiène adaptées au travers d'activités de sensibilisation et d'éducation 
  • Assurer la distribution de biens non alimentaires de première nécessité
  • Contribuer au travail de suivi des mouvements de population et à ce que personne ne soit exclu du dispositif d'assistance, et notamment de l'aide alimentaire

+ d'info

Vers une sécurité alimentaire renforcée et une dépendance réduite à l'aide des populations de l'ouest Darfour

Objectifs :

  • Permettre le maintien et le développement...
  • Assurer la fourniture d'intrants agricoles...
  • Apporter un appui technique...
  • Soutenir et développer les initiatives locales...
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 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire Wash

 Chiffres clés

 Durée : 12 mois 06/2008 - 06/2009
 Budget global : 1 400 K€

 Financement

Logo ECHO Logo MAE
  • Financement : ECHO (Service d'aide humanitaire de la Commission Européenne),
    MAE (Comité Interministériel pour l'Aide Alimentaire),

Objectifs :

  • Permettre le maintien et le développement de productions agricoles en saison sèche (agriculture irriguée) et pluviale
  • Assurer la fourniture d'intrants agricoles à 32600 familles des régions de Geneina, Bindizi, Mukjar et Um Dukhun
  • Apporter un appui technique constant aux fermiers ciblés par le projet, sur site et aux travers de sessions de formations spécifiques
  • Soutenir et développer les initiatives locales de petits producteurs (apiculteurs, aviculteurs, etc.)
  • Soutenir et développer les comités locaux de gestion des conflits autour des espaces agricoles (Bindizi) ainsi qu'autour des questions liées à la gestion des ressources naturelles (Um Dukhun)
  • Offrir un accès adapté aux services vétérinaires pour 4500 familles d'éleveurs nomades et semi-nomades, ainsi qu'au bénéfice de 4000 fermiers propriétaires de petit bétail
  • Aménagement de structures de stockage des eaux de pluies « hafirs » à destination du bétail

Darfour : Triste anniversaire

La crise du Darfour entre dans sa sixième année. D'abord ignorée, elle fait aujourd'hui l'objet d'une importante couverture médiatique et de vives polémiques.
Lire la suite...

 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire Wash

 Chiffres clés


 Bénéficiaires :
4 millions de personnes concernées par l'aide humanitaire au Darfour

Assistance aux populations affectées par le conflit (Ouest Darfour)

La situation politique au Darfour n'a pas connu d'amélioration notable ces derniers mois, et s'est même significativement dégradée.

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 Domaine d'expertise

Wash

 Chiffres clés

 Durée : 12 mois 06/2007 - 05/2008
 Budget global : 1 800 K€

 Financement

Logo MAE Logo ECHO Logo UNHCR Logo FAO Logo FDF
  • Financement : ECHO (Service d'aide humanitaire de la Commission Européenne),
    MAE (Ministère Français des Affaires Etrangères),
    UNHCR (Agence des Nations Unies pour les Réfugiés),
    FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture),
    Fondation de France

Malgré des difficultés opérationnelles croissantes, liées notamment à l'insécurité, TGH poursuit sa contribution au dispositif humanitaire en place; cela revêt de plus en plus d'importance, dans la mesure où en plus des services qu'il faut maintenir pour les populations qui demeurent déplacées, de nouvelles vagues de déplacement ont eu lieu, provoquant de nouvelles arrivées dans les camps, et notamment à Um Dukhun.

Ce programme est à la fois la poursuite de l'effort engagé dés juin 2004 et le développement de nouvelles activités au bénéfice des nouveaux arrivants sur les sites où TGH intervient.

+ d'info

Assistance aux populations affectées par le conflit (Ouest Darfour)

Ce programme est le prolongement de l'action engagée dans le Darfour en juin 2004.

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 Domaine d'expertise

Wash

 Chiffres clés

 Durée : 10 mois 08/2006 - 05/2007
 Budget global : 1 200 K€

 Financement

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  • Financement : MAE (Ministère français des affaires étrangères)
    ECHO (Service d'Aide Humanitaire de la Commission européenne)
    UNHCR (Agence des Nations Unies pour les réfugiés)
    FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture)

Outre la poursuite des activités d'adduction d'eau et d'amélioration de l'environnement sanitaire, cette nouvelle phase de l'intervention de TGH inclut l'extension des activités agricoles aux régions de Mukjar et de Um Dukhun, situées en zone rurale de l'ouest du Darfour, ainsi qu'aux zones rurales de la région de Geneina

Notre action comprend également un volet d'assistance immédiate aux personnes originaires du Tchad et de la Centrafrique. Ces réfugiés sont arrivés à Um Dukhun à la suite des troubles étroitement liés au conflit du Darfour qu'ont connu leurs régions d'origine.

+ d'info

Assistance aux populations déplacées du camp de Ryad, ville de Geneina, ouest Darfour

Ce programme, le premier de TGH au Soudan, a consisté en une aide intégrée aux populations déplacées du camp de Ryad (ville de Geneina), incluant construction d'abris, de latrines et espaces pour douche, mise en place d'un réseau d'adduction d'eau potable, collecte des déchets, et coordination générale du site.

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 Domaine d'expertise

Wash

 Chiffres clés

 Durée : 7 mois 06/2004 - 12/2004
 Budget global : 340 K€

 Financement

DAH Logo ECHO UNICEF
  • Financement : DAH (Délégation à l'Action Humanitaire) Ministère Français des Affaires Etrangères,
    ECHO (Service d'Aide Humanitaire de la Commission européenne),
    UNICEF (Organisation des Nations Unies pour l'Enfance),
    Croissant Rouge Saoudien

Après la première phase d'organisation générale du camp, TGH s'est recentré sur les activités liées à l'eau et l'assainissement, dont il continue aujourd'hui à assurer l'opération et la maintenance.

Assistance aux personnes affectées par le conflit à Bindizi, Wadi Saleh, Ouest Darfour

Depuis avril 2005, TGH est présent à Bindizi, zone reculée et peu assistée de l'ouest du Darfour, où est mis en place un projet couvrant plusieurs secteurs d'intervention :

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 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire Wash

 Chiffres clés

 Durée : 7 mois 04/2005 - 10/2005
 Budget global : 410 K€ + 234 KUSD

 Financement

DAH Logo ECHO Logo UNHCR Logo FAO UNICEF
  • Financement : DAH (Délégation à l'Action Humanitaire) Ministère Français des Affaires Etrangères,
    ECHO (Service d'Aide Humanitaire de la Commission européenne),
    UNICEF (Organisation des Nations Unies pour l'Enfance),
    UNHCR (Agence des Nations Unies pour les réfugiés),
    FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture)

sécurité alimentaire (remise en culture de 3.000 hectares, distribution de matériel et intrants, formation de formateurs), eau et assainissement (réhabilitation de puits, latrines, mise en place d'un système d'adduction d'eau potable, sensibilisation à l'hygiène), distribution de biens non alimentaires.

Ce projet comporte également un important volet consistant à engager et à soutenir, autour de l'activité agricole, un processus de restauration progressive des conditions de coexistence qui prévalaient avant le conflit, et de préparation du retour des personnes dans leurs villages d'origine.

Assistance aux personnes affectées par le conflit dans l'ouest Darfour

Ce projet est le prolongement des activités engagées au cours des projets précédents. Il prévoit l'extension des activités agricoles dans les zones rurales environnant la ville de Geneina, ainsi que dans la région de Mukjar et d'Um Dukhun, à l'extrême sud de l'état.

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 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Durée : 9 mois 11/2005 - 07/2006
 Budget global : 930 K€

 Financement

DAH Logo ECHO Logo UNHCR Logo FAO UNICEF
  • Financement : DAH (Délégation à l'Action Humanitaire) Ministère Français des Affaires Etrangères,
    ECHO (Service d'Aide Humanitaire de la Commission européenne),
    UNICEF (Organisation des Nations Unies pour l'Enfance),
    UNHCR (Agence des Nations Unies pour les réfugiés),
    FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture)

Amélioration des conditions sanitaires des populations déplacées des camps de la périphérie de Khartoum

Ce programme consiste en la construction de 2000 latrines familiales destinées aux personnes originaires du sud Soudan déplacées à Khartoum par le conflit Nord-Sud.

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 Domaine d'expertise

Wash

 Chiffres clés

 Durée : 12 mois 01/2006 - 12/2006
 Budget global : 240 K€

 Financement

Logo ECHO
  • Financement : ECHO (Service d'Aide Humanitaire de la Commission Européenne)

Il contribue à modérer les effets du processus de " planification " (intégration à un plan d'occupation des sols) engagé par le gouvernement soudanais, qui a abouti à la destruction des maisons et abris construits spontanément par les personnes.

Dernière mise à jour le 28 décembre 2016