Menu outils Menu outils Recherche interne au site English version
Recherche interne au site English version
Rechercher dans le site           
Lancer la recherche

Résultat de la rechercheRefermer la recherche interne

Nos Actions

République Centrafricaine

La République Centrafricaine a enchainé depuis son indépendance en 1960 des cycles de violences politiques. Les différents coups d'état, l'impact des crises des pays voisins (RDC, Tchad et Soudan) et les nombreuses luttes entre groupes rebelles ont maintenu le pays dans un état permanent d'instabilité.

Les événements survenus depuis décembre 2012 (prise de pouvoir puis dissolution de la Séléka, mise en place d'un gouvernement d'union nationale puis d'un régime de transition qui ne parvient pas à rétablir l'ordre) ont plongé la RCA dans une crise sécuritaire, politique et humanitaire entrainant des déplacements réguliers de populations.

Malgré la présence notoire de ressources naturelles à forte valeur ajoutée, le pays présente un niveau de développement socioéconomique très faible, et avec un Indice de Développement Humain de 0.35 points se classe 185ème pays sur 186. Le Comité permanent inter organisations estime la crise centrafricaine au niveau 3, le plus élevé. 2,2 millions de personnes - soit quasiment la moitié de la population globale - ont besoin d'assistance. Les besoins prioritaires regroupent la nourriture, les soins de santé, l'eau, l'assainissement, l'hygiène, les abris, mais également les articles ménagers de première nécessité.

Les défis à relever sont considérables, avec des impératifs couvrant la sécurisation de la totalité du pays, le désarmement et la démobilisation des combattants, la restauration de l'administration ou encore les réformes judiciaires, économiques et sociales. Le président Touadéra a initié des réformes en ce sens, mais les services publics peinent toujours à fonctionner, et la volatilité du contexte sécuritaire freine le relèvement du pays.

En ce début d'année 2017, le bilan humanitaire reste préoccupant : plus de 400 000 personnes sont toujours déplacées, et 420 700 personnes sont réfugiées dans les pays voisins.

Triangle Génération Humanitaire a débuté son action en République Centrafricaine en 2007, pour répondre aux besoins des réfugiés du Darfour dans les préfectures de la Vakaga et de la Haute-Kotto. Aujourd'hui, TGH est l'une des deux seules organisations intervenant de manière continue en Vakaga, région marginalisée et excentrée.  Présente en Ouaka depuis 2010 et à Bangui depuis 2011, TGH mène des actions de développement, d'urgence et de post-urgence dans les domaines de l'eau, hygiène et assainissement (EHA), de la sécurité alimentaire et du développement rural, ainsi que de l'éducation et de la protection.

Les affrontements réguliers rendent difficile l'accès aux populations dans le besoin et compliquent la mise en œuvre des activités dans les zones d'intervention. Malgré une période d'accalmie observée début 2016 suite à l'élection présidentielle, la situation sécuritaire s'est à nouveau tendue depuis le mois de novembre. Dans la préfecture de la Ouaka notamment, la scission de la coalition ex-Séléka a entrainé la formation de plusieurs groupes armés qui aujourd'hui s'affrontent pour le contrôle de certains territoires, et empêchent un apaisement du pays à long terme.

Programmes en cours

Assistance d'urgence et amélioration des conditions de subsistance des populations hôtes et retournées de la sous-préfecture de Bambari

Ce programme répond aux besoins d'urgence des populations retournées sur les axes, en améliorant leurs conditions d'existence et leur niveau de résilience par la distribution de semences achetées localement ou fournies par la FAO, accompagnée de distributions d'outils agricoles.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 16 260 personnes
 Durée : 8 mois 01/04/2017 – 30/11/2017
 Budget global : 100 000 €

 Financement

Action-Humanitaire-France-CIAA-MAEDI-CDCS
  • Financement : CDCS – Centre de crise et de soutien du ministère des Affaires Etrangères français
  • Partenaires : Collaboration avec l'Agence Centrafricaine de Développement Agricole (ACDA)
  • Budget global : 100 000 €
  • Bénéficiaires : 16 260 personnes

Marquée par un contexte sécuritaire volatil caractérisé par de nombreux accrochages entre groupes armés, la préfecture de la Ouaka a été fortement touchée par la crise humanitaire, politique et économique que traverse le pays depuis fin 2012. De nouveaux pics de violence en novembre 2016 puis en février et mars 2017 ont provoqué de nombreux déplacements de population. Sur le plan de la sécurité alimentaire, de graves insuffisances en termes d'accès à l'alimentation et un épuisement irréversible des avoirs relatifs aux moyens d'existence placent la région en situation de crise.

Dans les sites de déplacés de la Ouaka, la situation alimentaire est particulièrement préoccupante, alors que les besoins des populations restent considérables. A la faiblesse des moyens de subsistance disponibles dans les villages s'ajoute cette année la précocité de la période de soudure : habituellement située en saison des pluies (juin à septembre), elle démarre en 2017 dès le mois de mars, en raison des faibles récoltes des années précédentes.  

Pour répondre à l'urgence de ces besoins, TGH met en place la distribution de semences vivrières achetées localement (approche qui s'est montrée efficace lors d'un projet en consortium avec la Croix-Rouge française et financé par l'AFD), ou fournies par la FAO. Dans les deux cas, les semences sont accompagnées de distributions d'outils agricoles (houes Linda et houes Ceylan). Dans le premier cas, il s'agira d'une distribution d'intrants achetés aux paysans producteurs de l'ouest de Bambari en manque de débouchés, redistribuées aux paysans à l'est, dans l'incapacité de s'en procurer. Cette approche permettra à la fois d'injecter des liquidités pour ces populations paupérisées de Bambari, tout en apportant une aide en matière de sécurité alimentaire aux populations retournées de la zone.

Formation des groupements maraichers

Formation des groupements maraichers – Décembre 2016
Photo : TGH ©

Suivi du prix et provenance des semences

Suivi du prix et provenance des semences - Décembre 2016
Photo : TGH ©

Améliorer le niveau de sécurité alimentaire dans la préfecture de la Vakaga

L'objectif est de sécuriser et renforcer les moyens de subsistance et de résilience des populations dans la préfecture de la Vakaga.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 87 600 bénéficiaires
 Durée : 10 mois 07/04/2017 – 06/02/2018
 Budget global : 400 000€

 Financement

Action-Humanitaire-France-CIAA-MAEDI-CDCS
  • Financement : CIAA - Comité Interministériel de l'Aide Alimentaire
  • Partenaires : L'ensemble des activités qui seront mises en œuvre seront planifiées avec l'ANDE (Agence Nationale de Développement de l'Elevage) et la FNEC (Fédération Nationale des Eleveurs Centrafricains).
  • Budget global : 400 000€
  • Bénéficiaires : 87 600 bénéficiaires

Les activités mises en œuvre au cours de l'année 2016 dans le cadre du financement CIAA « Améliorer le niveau de sécurité alimentaire dans la préfecture de la Vakaga », ont soutenu les activités d'élevage et d'agriculture, et ont également permis de définir les actions nécessaires pour l'amélioration des filières apicoles et de pêche, qui contribuent aux moyens d'existence des populations.

Ce programme repose sur la continuité sectorielle et territoriale par la mise en place d'activités génératrices de revenus (apiculture et pêche), et par un soutien au secteur de la santé animale et à la production vivrière et maraichère, afin de renforcer les capacités locales de résilience.

Formation des apiculteurs et distribution de kits de matériel

Formation des apiculteurs et distribution de kits de matériel – Mars 2017
Photo : TGH ©

Formation des pêcheurs à Tiringoulou et Dahal

Formation des pêcheurs à Tiringoulou et Dahal – Mars 2017
Photo : TGH ©

Assistance d'urgence aux populations affectées par le conflit en RCA

Cette approche globale vise l'apport d'une aide d'urgence adaptée aux besoins spécifiques des déplacés, sur sites ou en famille d'accueil. L'accès à l'eau potable sera assuré pour les populations, qui bénéficieront également de meilleures conditions d'assainissement et d’hygiène grâce à la réhabilitation d'infrastructures sanitaires.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Wash

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 60 654 bénéficiaires
 Durée : 10 mois 01/03/2017 – 31/12/2017
 Budget global : 630 000 €

 Financement

Logo EuropeAid-commission-europeenne
  • Financement : ECHO – Service de la Commission européenne à l'aide humanitaire et à la protection civile
  • Budget global : 630 000€ (600 000€ ECHO)
  • Bénéficiaires : 60 654 bénéficiaires

La tendance au retour des populations déplacées observée au début de l'année 2016 s'est inversée depuis le mois d'août du fait des événements sécuritaires qui ont troublé la zone. Les affrontements entre la coalition et l'UPC ont déjà engendré d'importants mouvements de populations, et laissent présager des conséquences humanitaires désastreuses dues à l'arrivée de nouveaux déplacés sur Bambari.

Ce programme prolonge la réponse globale d'aide d'urgence aux populations déplacées déjà présentes à Bambari et Ngakobo, ainsi qu'à d'éventuels nouveaux déplacés. En complément du programme actuellement en cours sur la réhabilitation des puits, cette nouvelle action prévoit de prolonger l'exploitation de l'Unité de Traitement d'Eau et le water-trucking pour assurer une continuité dans la fourniture d'eau potable, et de mettre en œuvre des solutions plus durables afin d'anticiper une stratégie de sortie de crise. Ce programme inclut également la construction de nouvelles aires sanitaires sur le site de Ngakobo, la maintenance des latrines existantes, et la mise en place de sessions de sensibilisation à l'hygiène sur les sites. La constitution d'un stock de contingence permettra d'apporter une réponse d'urgence à 10 000 personnes en cas de dégradation majeure du contexte sécuritaire. Les indicateurs de performance attendus se rapprocheront, dans la mesure du possible, des standards SPHERE.

Bloc de latrines adultes sur un site de déplacés

Bloc de latrines adultes sur un site de déplacés – Mars 2017
Photo : Daniel PENA / TGH ©

Site de distribution d'eau alternatif

Site de distribution d'eau alternatif – Mars 2017
Photo : Fabien COMMEAUX / TGH ©

Réduction de la vulnérabilité alimentaire des ménages victimes de l’instabilité politique et sécuritaire dans la sous-préfecture de Bambari

Cette action contribue au renforcement de la résilience des populations vulnérables affectées par l’instabilité politico-sécuritaire à travers l’amélioration de leur sécurité alimentaire et de leurs moyens d’existence.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 82 190 bénéficiaires
 Durée : 4 mois 01/03/2017 – 30/06/2017
 Budget global : 88 437 746 XAF

 Financement

PAM-fr
  • Financement : PAM – Programme Alimentaire Mondial
  • Budget global : 88 437 746 XAF (environ 135 000€)
  • Bénéficiaires : 82 190 bénéficiaires

L'analyse de la situation de l'insécurité alimentaire dans la préfecture de la Ouaka réalisée par le cluster alimentaire en septembre 2016 classe la sous-préfecture en situation de crise, les ménages déplacés et retournés souffrant d'une forte décapitalisation de leurs moyens d'existence.
Depuis le début de la crise, TGH s'emploie à apporter une aide d'urgence aux personnes déplacées sur les sites ou hébergées en familles d'accueil, ainsi qu'aux personnes retournées sur les axes, malgré un contexte sécuritaire particulièrement volatil. Des projets sont menés simultanément dans les domaines de la sécurité alimentaire, de l'eau, hygiène et assainissement (EHA) et de l'éducation, pour répondre de façon globale aux besoins urgents.

Ce programme s'emploie à restaurer des moyens d'existence durables et à renforcer l'autonomie et la sécurité alimentaire des populations vulnérables au travers de diverses actions :

  • Pour les ménages déplacés dans la zone de Ngakobo, Aviation et PK8 : distribution de rations alimentaires complètes pendant une période de 4 mois
  • Activités de Food For Assets pour 900 ménages bénéficiaires répartis dans quatre à six villages de retours : ces ménages recevront mensuellement 36.6 kg de vivres pour 24 jours par mois, en échange d'une participation aux travaux d'intérêt communautaires, lorsqu'ils sont en mesure de le faire.
  • Distribution d'aliments thérapeutiques spécifiques à tous les enfants de 6 à 23 mois vivant sur les sites de déplacés PK8, Aviation et Ngakobo (Blanket Supplementary Feeding)
Distribution de semences vivrières aux déplacés dans la zone d'Aviation

Distribution de semences vivrières aux déplacés dans la zone d'Aviation – Janvier 2017
Photo : TGH ©

Distribution de semences vivrières aux déplacés dans la zone d'Aviation

Distribution de semences vivrières aux déplacés dans la zone d'Aviation – Janvier 2017
Photo : TGH ©

Accès à un environnement d'apprentissage de qualité pour les élèves de la Vakaga et promotion de l'éducation des jeunes filles dans les sous-préfectures de Birao et Ouanda-Djallé

TGH améliore les conditions de scolarisation des élèves de la Vakaga en intervenant sur les infrastructures et la formation, et soutient la scolarisation des jeunes filles.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Psycho-Social

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 8 334 personnes
 Durée : 11 mois 1/01/2017 - 30/11/2017
 Budget global : 450 000 USD

 Financement

OCHA
  • Budget global : 450 000 USD
  • Financement : Fonds Humanitaire en RCA (OCHA)
  • Bénéficiaires : 8 334 personnes

La préfecture de la Vakaga, très isolée du reste du pays et particulièrement difficile d'accès, a été fortement impactée par la crise de 2013. Bien que le contexte sécuritaire connaisse aujourd'hui une amélioration certaine, les besoins humanitaires restent particulièrement conséquents. La majorité des pistes sont impraticables en saison des pluies (juillet à novembre), et les fortes contraintes logistiques ont des répercussions importantes sur la couverture des besoins des populations de la région. TGH est l'une des rares ONG à être présente en Vakaga, et seule à intervenir dans le domaine de l'éducation, où les besoins sont pourtant considérables.

Le système éducatif a été particulièrement affaibli par la crise de 2012. En novembre 2015, la Vakaga affichait le taux le plus faible d'écoles publiques ouvertes, la rentrée scolaire a eu lieu presque trois mois après la date officielle. Beaucoup d'écoles et collèges ne sont pas fonctionnels, en raison d'une part de la vétusté des infrastructures scolaires principalement construites en matériaux périssables, et d'autre part d'un manque de maitres-parents - nombre d'entre eux ont pris les armes et quitté la zone-, et d'enseignants titulaires - la majorité a fui en raison de l'insécurité. L'environnement d'apprentissage s'avère donc particulièrement défavorable.

Dans le cadre de ce programme, TGH construit des écoles et fournit du mobilier scolaire et des infrastructures sanitaires permettant l'accès des élèves à de meilleures conditions d'apprentissage. Des sensibilisations à l'hygiène complètent ce dispositif pour en maximiser les effets. Pour redynamiser le secteur éducatif, TGH forme également les Associations de Parents d'Elèves (APE), acteurs clés de l'éducation, à des activités génératrices de revenus leur permettant d'augmenter leurs capacités de prise en charge financière des maîtres-parents. La scolarisation formelle des jeunes filles de la préfecture est également une préoccupation majeure pour laquelle TGH met en place des actions de sensibilisation.

Seance de sensibilisation l'hygiene feminine

Séance de sensibilisation à l’hygiène féminine, septembre 2016
Photo : TGH ©

Rencontre avec associations de femmes de Birao

Rencontre avec les associations de femmes de Birao, septembre 2016
Photo : TGH ©

Assistance d'urgence en eau, hygiène et assainissement aux populations déplacées de la Ouaka et appui à la dynamique de retour dans la préfecture

TGH apporte une assistance en Eau, Hygiène et Assainissement aux populations déplacées de la préfecture de la Ouaka, et améliore les conditions de vie des ménages retournés dans leurs villages sur les axes autour de la ville de Bambari.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Wash

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 53 824 personnes
 Durée : 12 mois 01/01/2017 – 31/12/2017
 Budget global : 576 869 USD

 Financement

OCHA
  • Budget global : 576 869 USD
  • Financement : Fond Humanitaire en RCA (OCHA)
  • Bénéficiaires : 53 824 personnes

La préfecture de la Ouaka est l'une des zones les plus touchées par la crise que traverse la République centrafricaine, victime des affrontements réguliers entre deux mouvements armés (ex-Séléka et anti-Balaka). Les différents conflits qui se sont succédé dans la région depuis 2012 ont provoqué des mouvements de populations ayant eux-mêmes abouti à la création de nombreux camps de déplacés. La Ouaka est la préfecture comptant le plus de déplacés (58 913 personnes hébergées en familles d'accueil ou résidant dans les camps), et 11 sites de déplacés, le dernier en date créé à Ngakobo dans l'usine de la SUCAF en juillet 2016. Ces populations vivent dans des conditions très précaires à tous les niveaux (sécurité alimentaire, éducation, EHA, santé ou protection). En ce qui concerne l'EHA, de nombreux points d'eaux ont été démolis ou sont actuellement hors d'usage. Le pillage de l'usine SODECA empêche son fonctionnement, et prive d'eau potable de nombreuses zones de la sous-préfecture de Bambari.

La diminution des violences sur certains axes a cependant permis le retour de plus de 3750 personnes dans leurs villages sur l'axe Ngakobo. Cependant, les communautés retournées ont encore besoin d'une aide humanitaire car les conditions de vie dans leurs villages restent très difficiles. En ce qui concerne l'EHA, la couverture en eau potable est quasiment nulle et les conditions d'assainissement sont tout aussi insatisfaisantes.

Le présent programme est destiné à poursuivre les activités d'assistance d'urgence pour les populations déplacées de la Ouaka (water-trucking, fonctionnement des stations de pompage, chloration de puits, réhabilitation ou entretien de latrines et douches d'urgence), et à mettre en place des solutions plus durables (équipement de nouveaux forages pour remplacer le water-trucking, réhabilitation de puits).

La construction de latrines et l'aménagement de points d'eau dans les villages d'origine des populations, proches de la ville de Bambari, permettra d'accompagner le retour de ces communautés.

Organisation et exécution d'une campagne de vaccination du bétail dans les préfectures de la Vakaga et de la Ouaka

Ce programme soutient la production alimentaire des éleveurs et agro éleveurs de la Vakaga et de la Ouaka.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 2 800 ménages
 Durée : 6 mois 11/2016 - 05/2017
 Budget global : 46 168 €

 Financement

Logo FAO
  • Budget global : 30 373 581 XAF (soit 46 168 €)
  • Financement : FAO
  • Nombre de bénéficiaires : 2 800 ménages éleveurs et agro éleveurs
  • Partenaires: FNEC, ANDE

Le secteur agroalimentaire en République Centrafricaine a été particulièrement affecté par la crise, les conflits armés ont provoqué d'importantes pertes de cheptel et fragilisé l'élevage transhumant et la production animale, entrainant de lourdes conséquences sur l'économie du pays, la cohésion sociale, la santé publique et la sécurité alimentaire des populations.

Depuis fin 2012, le pillage des infrastructures de services d'élevage, la baisse de la couverture vaccinale et la cessation des activités des équipes de surveillance épidémiologique aux frontières ont provoqué une forte hausse des risques de dissémination de maladies animales. TGH intervient dans les préfectures de la Ouaka et de la Vakaga dans le cadre d'une campagne de vaccination de 140 000 bovins et petits ruminants.

Le programme comporte plusieurs volets :

  • Soutien à la filière élevage par les vaccinations, pour retrouver une productivité suffisante et renforcer les moyens de subsistance et de résilience des populations ;
  • Sessions de sensibilisation en faveur de la vaccination du bétail auprès des communautés ;
  • Renforcement des capacités techniques et institutionnelles des partenaires d'exécution : la FNEC (Fédération Nationale des Eleveurs de Centrafrique) et l'ANDE (Agence Nationale de Développement de l'Élevage).
Campagne de vaccination des petits ruminants

Campagne de vaccination des petits ruminants
Photo : TGH ©

Campagne de vaccination des petits ruminants

Campagne de vaccination des petits ruminants
Photo : TGH ©

Vers le renforcement des acteurs locaux de la protection de l'enfance – Projet commun République Centrafricaine et République du Congo

Améliorer la protection et la réinsertion des enfants en situation de vulnérabilité par la sensibilisation et le renforcement des capacités d’intervention des acteurs publics et associatifs.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Psycho-Social

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : Environ 4200 personnes
 Durée : 36 mois 01/05/2016 - 30/04/2019
 Budget global : 995 112 €

 Financement

Logo AFD Logo EuropeAid-commission-europeenne UNICEF
  • Financement : Agence Française de Développement / Europe Aid / UNICEF
  • Nombre de bénéficiaires : Deux réseaux d'organisations partenaires, 1 000 personnes comprenant les acteurs publics en lien avec l'enfance vulnérable à Bangui, Brazzaville et Pointe Noire, 2 000 enfants des rues, 500 mineurs incarcérés et 800 mineurs en rupture
  • Partenaires:
    - Réseau en Faveur des Enfants de la Rue en Centrafrique (RFERC) en RCA ;
    - Réseau des Intervenants sur le Phénomène de l’Enfance en Rupture (REIPER) en République du Congo.
Placement en famille d'accueil dans le cadre du projet déjà initié à Brazzaville

Placement en famille d'accueil dans le cadre du projet déjà initié à Brazzaville visant à améliorer la protection et la réinsertion des enfants en situation de vulnérabilité
Photo : TGH ©

La crise humanitaire de grande ampleur en RCA et la pauvreté endémique en République du Congo impactent les mineurs en situation de grande vulnérabilité – enfants des rues, incarcérés ou en situation de rupture familiale et sociale – qui demeurent exposés à des formes de violence multiples.

TGH travaille avec les enfants vulnérables de Bangui depuis 2011 et de Brazzaville et Pointe Noire depuis 2013, avec le soutien financier de l'UNICEF, de l'Union Européenne, de fondations privées, et désormais de l'AFD. 

  • Le programme inclut les acteurs institutionnels en lien avec la protection de l'enfance,  qui sont formés sur les dispositifs légaux. Il apporte un soutien aux enfants des rues (maraudes effectuées par l'antenne mobile), et organise des animations pour les mineurs incarcérés. Les centres d'accueil bénéficient également d'une amélioration des conditions sanitaires.
  • En complément d'un placement en centre d'hébergement ou en famille d'accueil temporaire, un accompagnement et une remise à niveau scolaire (ou formation professionnelle) sont mis en place pour les mineurs en rupture, en vue de préparer leur réintégration sociale.
  • Enfin, le programme inclut un volet de renforcement des capacités des bureaux de coordination des partenaires et des associations membres. TGH considère en effet que la collaboration avec un partenaire local est essentielle pour assurer la mise en œuvre des activités, l'atteinte des résultats et l'appropriation du programme. A terme, ces partenaires auront vocation à mettre en œuvre l'ensemble des activités de manière autonome.

Les principaux résultats attendus sont les suivants :

  • acteurs de l'État sensibilisés sur les droits des enfants et les dispositifs juridiques et sociaux concernant la protection des mineurs.
  • capacités organisationnelles et opérationnelles des bureaux de coordination du RFERC et du REIPER renforcées.
  • dispositifs de prévention visant la protection des mineurs en danger de Bangui et Brazzaville
  • accompagnement et mise en place de services visant la réintégration sociale des mineurs en rupture
Equipe de l'antenne mobile- Brazzaville

Equipe de l'antenne mobile- Brazzaville
Photo : TGH ©

Bénéficiaires de l’antenne mobile

Bénéficiaires de l'antenne mobile
Photo : TGH ©

Assistance d'urgence pour l'éducation aux élèves de la sous-préfecture de Bambari, RCA

Ce programme encourage le retour à l'école des enfants non scolarisés dans la sous-préfecture de Bambari.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Psycho-Social

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 10 écoles
 Durée : 15 mois 01/06/2016 – 31/08/2017
 Budget global : 250 000 €

 Financement

Action-Humanitaire-France-CIAA-MAEDI-CDCS
  • Financement : Centre de Crise et de Soutien du ministère des Affaires étrangères et du développement international
  • Nombre de bénéficiaires : Elèves et maîtres-parents de 10 écoles
Inauguration d'une école dans la sous-préfecture de la Ouaka

Inauguration d'une école dans la sous-préfecture de la Ouaka
Photo : Abou-Bakr Mashimango / TGH ©

Les impacts de la crise politique, économique et humanitaire que traverse la RCA depuis quelques années sont particulièrement ressentis dans la préfecture de la Ouaka. En août et septembre 2015, une escalade de violences intercommunautaires a entrainé d'importants déplacements de populations, provoquant la création de trois nouveaux sites de déplacés autour de la ville de Bambari. A l'heure actuelle, la situation semble se stabiliser et le calme revenir progressivement, malgré des incidents ponctuels. Les acteurs humanitaires de la zone ont récemment observé le début d'un retour des populations vers leurs villages d'origine, bien que la plupart des camps demeurent toujours très peuplés.

Inauguration d'une école dans la sous-préfecture de la Ouaka

Inauguration d'une école dans la sous-préfecture de la Ouaka
Photo : Abou-Bakr Mashimango / TGH ©

Le secteur de l'éducation a été profondément sinistré par le conflit. De nombreuses écoles, victimes de pillages et de destructions, ne sont aujourd'hui pas en état de fonctionnement. Les bâtiments sont souvent dans un état de délabrement avancé, faute de moyens pour les entretenir. Les enseignants ont fui les villages pour se réfugier dans les camps, et le mobilier a tout simplement disparu. Dans la plupart des préfectures du pays, l'État centrafricain manque de moyens tant financiers qu'humains pour soutenir le secteur de l'éducation. Les ONG, et TGH en particulier, s'engagent donc dans le domaine de l'éducation d'urgence pour assurer les services de base dans les écoles.

TGH mettra en œuvre plusieurs activités qui garantiront aux élèves des conditions d'apprentissage décentes et encourageront le retour des élèves encore non scolarisés sur les bancs de l'école. 10 écoles feront l'objet d'une réhabilitation permettant d'assurer la sécurité des élèves et du matériel, des points d'eau et des latrines seront construits ou réhabilités, et les élèves bénéficieront d'une sensibilisation aux bonnes pratiques d'hygiène. En parallèle, les écoles seront dotées de mobilier scolaire (tables et bancs), et des maîtres-parents seront formés.

Ce projet s'inscrit dans les priorités identifiées par le nouveau président de la République en vue de la reconstruction du pays. En lien avec l'inspection académique de la zone, le programme apporte une réponse d'urgence au manque d'infrastructures et de personnel dans la sous-préfecture. 

Assistance d'urgence en eau, hygiène et assainissement aux populations affectées par le conflit en RCA

Apporter une aide d’urgence en eau, hygiène et assainissement aux populations déplacées dans les sites de Bambari, et initier des solutions plus durables pour soutenir d’éventuels retours de populations.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Wash

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 73 159 personnes
 Durée : 14 mois 03/2016 - 04/2017
 Budget global : 770 000 €

 Financement

Commision Europeenne UNICEF
  • Financement : ECHO, UNICEF
  • Budget : 770 000 € dont 700 000€ financés par ECHO et 70 000€ par UNICEF
  • Nombre de bénéficiaires : 73 159 personnes
Forage sur le site Sangaris

Forage sur le site Sangaris, mars 2016
Photo : Maëlle Derniaux - TGH ©

La région de la Ouaka, théâtre des conflits entre groupes armés et marquée par un contexte sécuritaire volatil, a été fortement impactée par la crise humanitaire, politique et économique qui secoue la République Centrafricaine depuis 2013. En août 2015, la zone de Bambari a connu un regain de violences communautaires qui a enflammé la région et provoqué à nouveau d'importants déplacements de populations. Durant cette période et dans les mois qui ont suivi, trois nouveaux camps ont été créés à Bambari afin d'accueillir ces populations nouvellement déplacées. TGH, comme de nombreuses ONG présentes sur place, s'est mobilisée pour apporter dans les camps une réponse d'urgence en matière d'assistance humanitaire, notamment grâce au soutien financier d'ECHO.

Ce nouveau programme s'inscrit dans la continuité de l'aide d'urgence et a pour objectif premier de poursuivre l'aide d'urgence en matière d'eau, d'hygiène et d'assainissement dans les camps ainsi que dans les quartiers de Bambari où de nombreux déplacés sont hébergés en familles d'accueil : approvisionnement quotidien des points d'eau par water-trucking et chloration des récipients des bénéficiaires sur plusieurs lieux de puisage. TGH anticipe également d'éventuelles situations de crise à venir, en se dotant du matériel nécessaire à une réponse rapide en matière d'eau, d'hygiène et d'assainissement par la constitution d'un stock de contingence.

En parallèle, TGH met en place des solutions plus durables pour remplacer à terme le water-trucking : création ou réhabilitation des forages, réhabilitation des puits non aménagés pour éviter la chloration. Un volet de maintenance des infrastructures sanitaires (blocs de latrines désagrégées pour enfants et adultes, blocs de douches, stations de lavage de mains, fosses à déchets solides), déjà mises en place par TGH dans les sites de déplacés de la préfecture, accompagné d'un volet de sensibilisation des populations sur les bonnes pratiques d'hygiène à adopter au quotidien pour éviter la propagation des maladies (notamment hydriques) complète ces interventions. L'action de sensibilisation cible principalement les femmes et les enfants, et se déroule sous forme de jeu pour les enfants et de discussions de groupe pour les femmes.

Puits réhabilité par TGH à Bambari

Puits réhabilité par TGH à Bambari, décembre 2015
Photo : Camille BRUNEL / TGH ©

Infrastructures sanitaires sur le camp Aviation

Infrastructures sanitaires sur le camp Aviation, août 2015
Photo : Camille BRUNEL / TGH ©

 

Programmes réalisés

Assistance d'urgence aux personnes affectées par la crise dans la préfecture de la Ouaka

TGH intervient sur le volet Eau, Hygiène et Assainissement pour venir en aide aux populations déplacées dans la préfecture de la Ouaka.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Wash

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 59 824 personnes
 Durée : 3 mois 14/12/2016 - 13/03/2017
 Budget global : 146 675 XAF

 Financement

UNICEF
  • Budget global : 146 675 XAF
  • Financement : UNICEF
  • Bénéficiaires : 59 824 personnes

La préfecture de la Ouaka est l'une des zones les plus touchées par la crise humanitaire, politique et économique que traverse le pays depuis fin 2012. Elle concentre le plus grand nombre de déplacés internes en RCA, avec plus de 41 000 personnes réparties sur 11 sites et 18 755 personnes en famille d'accueil. Si des mouvements de retour de ces populations dans leurs villages d'origine avaient été observés au début de l'année 2016, la recrudescence des violences et incidents sécuritaires au cours de la deuxième partie de l'année a inversé cette dynamique. TGH, ainsi que de nombreuses ONG présentes sur place, s'est mobilisée pour apporter dans les camps une réponse d'urgence en matière d'assistance humanitaire dans les secteurs de l'Eau, l'Hygiène et l'Assainissement (EHA) et de la sécurité alimentaire.

Ce programme assure la continuité des actions de TGH en matière d'EHA (accès à l'eau potable via water-trucking, fonctionnement des forages à pompes immergées et chloration de puits). Il comprend également l'accès à l'assainissement avec des réhabilitations de latrines séparées entre hommes, femmes et enfants, et de douches d'urgence. TGH vient en aide aux personnes déplacées dans les camps ainsi que dans les quartiers de Bambari où de nombreux ménages sont hébergés en familles d'accueil. La gestion de ce projet est assurée grâce au soutien financier de l'UNICEF.

Alimentation d'un bladder en eau potable

Alimentation d'un bladder en eau potable pour distribution via Water-Trucking
Photo : TGH ©

Rehabilitation d'une aire sanitaire

Réhabilitation d'une aire sanitaire sur le site de Sangaris
Photo : TGH ©

Améliorer le niveau de sécurité alimentaire dans la préfecture de la Vakaga

Renforcer les moyens de subsistance et de résilience des populations de la Vakaga.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 11 135 ménages
 Durée : 9 mois 01/05/2016 - 28/02/2017
 Budget global : 400 000€

 Financement

Logo MAE
  • Financement : CIAA
  • Nombre de bénéficiaires : 11 135 ménages de façon directe, 75 000 personnes de façon indirecte

La préfecture de la Vakaga, située au nord de la République Centrafricaine, est une région enclavée et difficile d'accès, isolée du reste du pays. Délaissée par les autorités, victime des impacts du conflit au Darfour et refuge de nombreux réfugiés et déplacés musulmans fuyant l'ouest et le sud du pays, elle souffre fortement des conséquences de la crise qui secoue la RCA depuis 2013. L'insécurité qui règne dans la zone restreint l'aide humanitaire et le nombre d'ONG internationales présentes dans la préfecture. Les besoins des populations de la Vakaga sont énormes, tant sur le plan de l'éducation et de la santé que de l'agriculture.

L'afflux de nombreux déplacés, la fermeture de la frontière tchadienne et l'insécurité au niveau de la frontière soudanaise exercent une forte pression sur la disponibilité des produits agricoles sur le marché, dont les prix ont fortement augmenté. Une évaluation, menée par le PAM en octobre 2015, a attiré l'attention sur la situation critique dans laquelle se trouve la région en termes de sécurité alimentaire.

Lancement de la campagne de vaccination des bovins

Lancement de la campagne de vaccination des bovins, ovins et volailles dans la Ouaka, janvier 2016
Photo : TGH ©

TGH, présente dans la région depuis 2007, a donc décidé de lancer un programme de renforcement de la sécurité alimentaire des populations en apportant un soutien aux activités agricoles, de pêche et d'élevage.

Ce projet comprend plusieurs volets :

  • Soutien aux activités de pêche et de production de miel : la pêche est une activité vitale pour les populations car au-delà des revenus complémentaires qu'elle génère pour les ménages, elle améliore la diversité des aliments consommés. Le programme soutient quatre groupements de pêcheurs par la distribution de kits de pêche et par des formations pour renforcer leurs connaissances techniques et favoriser des pratiques davantage respectueuses de l'environnement.
    La production traditionnelle de miel, déjà répandue en Vakaga, permet aux petits producteurs de bénéficier de revenus complémentaires et constitue également une source de revenus pour les femmes chargées de vendre cette production sur les marchés locaux. Trois groupements d'apiculteurs seront dotés de kits de protection et de production, et bénéficieront de formations sur les méthodes de production apicole et les techniques de récoltes respectueuses de l'environnement.
Lancement de la campagne de vaccination des bovins

Parcs d’animaux dans le cadre de la campagne de vaccination, janvier 2016
Photo : TGH ©

  • Soutien à la filière élevage : l'élevage constitue dans la région un moyen de subsistance important qui complète la production agricole. La vente de bétail se fait relativement facilement, permettant ainsi d'absorber les chocs. Pour remédier au problème des maladies endémiques qui affectent les animaux, le programme ouvrira deux nouveaux centres vétérinaires et procédera à la vaccination d'ovins et bovins.
  • Appui à la production agricole pluviale : la distribution de kits contenant des semences d'arachide, de sorgho et de et de sésame est prévue pour faire face à la faible disponibilité de semences de qualité sur le marché de la Vakaga et soutenir la fourniture d'intrants vivriers pour les agriculteurs de la région. Des formations aux techniques agricoles seront dispensées auprès de groupements d'agriculteurs, suivis d'une évaluation des récoltes pluviales afin de quantifier les rendements obtenus.

Distribution de vivres dans les camps de déplacés de la préfecture de la Ouaka, République Centrafricaine.

Apporter une aide alimentaire d'urgence aux populations vulnérables de la région de la Ouaka à Bambari (PK8 et Aviation) et Ngakobo .

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 36 207 personnes
 Durée : 12 mois 01/02/2016 - 28/02/2017
 Budget global : environ 250 000€

 Financement

PAM
  • Financement : PAM
  • Budget : 165 552 753 XAF (soit environ 250 000€)
  • Nombre de bénéficiaires : 36 207 personnes

La région de la Ouaka traverse depuis le mois d'avril 2014 une période de profonde instabilité, provoquant d'importants mouvements de populations. Une accalmie, ponctuée de quelques incidents épars depuis le début de l'année 2016 a succédé au regain de violence d'août 2015 qui a nécessité la création de nouveaux camps de déplacés, notamment ceux de PK8 et d'Aviation. En février, la Commission Mouvement de Populations dénombrait environ 61 000 personnes déplacées dans la seule région de la Ouaka.

Cette situation a fortement impacté l'agriculture et le petit commerce local, et entraîné une forte détérioration de la sécurité alimentaire des ménages. Le taux de Malnutrition Aigüe Global (MAG) a atteint fin 2015 7.8% à l'échelle du pays. Ce programme a pour objectif la distribution de vivres (céréales, légumineuses, huile, sel) auprès 6 583 ménages dans les villes de Bambari (plus précisément dans les camps PK8 et Aviation), et de Ngakobo.

Distribution de vivres financés par le PAM sur le camp de déplacés

Distribution de vivres financés par le PAM sur le camp de déplacés de PK8, octobre 2016
Photo : Guillaume Pradel / TGH ©

Distribution de vivres financés par le PAM sur le camp de déplacés

Distribution de vivres financés par le PAM sur le camp de déplacés de PK8, octobre 2016
Photo : Guillaume Pradel / TGH ©

Rétablissement des services de base dans le secteur de l'Éducation pour les localités de Birao, Gordil et Sikkikede et promotion du retour à l'école des élèves de l'ensemble de la préfecture de la Vakaga

Favoriser le retour à l'école des élèves de 25 écoles dans les localités de Birao, Sikkikede et Gordil, et leur garantir un environnement scolaire sain.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Psycho-Social

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 10 758 personnes
 Durée : 8 mois - 01/05/2016 au 31/12/2016
 Budget global : 300 000 USD

 Financement

OCHA
  • Financement : CHF
  • Nombre de bénéficiaires : 10 758 personnes
  • Partenaires : MAHDED
Inauguration d’une école à Bambari

Inauguration d'une école à Bambari, avril 2016
Photo : Abou-Bakr Mashimango / TGH ©

Les conséquences de la crise politique, économique et humanitaire qui frappe la République Centrafricaine depuis 2013 se ressentent fortement dans la préfecture de la Vakaga, enclavée, isolée et peu investie par les ONG internationales. Le conflit au Darfour ainsi que la fermeture de la frontière tchadienne fragilisent le contexte sécuritaire de la zone déjà très instable. L'éducation a été considérablement impactée : la date de la rentrée scolaire 2015 a été décalée au mois de décembre, plusieurs écoles ont rouvert leurs portes avec parfois un mois de retard, et la majorité d'entre elles nécessitent d'être réhabilitées. De nombreuses écoles ont été pillées par les groupes armés présents dans la région, qui ont emporté ou détruit le mobilier scolaire et le matériel pédagogique. Ces écoles, faute de moyens, n'ont pu être rééquipées, et de nombreux bâtiments, tombés en désuétude, n'ont pu être entretenus. La région souffre également d'un manque cruel d'enseignants, peu désireux de se rendre dans cette zone peu sécurisée.

TGH est présente en Vakaga depuis 2007, et ce programme s'ajoute aux actions déjà menées en matière d'éducation, destinées à favoriser le retour des enfants sur les bancs de l'école en œuvrant pour leur assurer un enseignement de qualité et des conditions d'apprentissage décentes et sécurisées.

Inauguration d’une école à Bambari, avril 2016

Inauguration d'une école à Bambari, avril 2016
Photo : Abou-Bakr Mashimango / TGH ©

25 écoles situées dans les localités de Birao, Sikkikede et Gordil sont concernées par cette intervention. Le programme prévoit de doter les trois localités de hangars modernes d'urgence pour abriter les écoles, de mobilier scolaire et d'infrastructures sanitaires afin de permettre aux écoliers d'étudier dans des conditions propices.

En outre, les maîtres-parents bénéficieront de formations dispensées par l'inspection académique afin d'inciter les enseignants à revenir dans les écoles de la préfecture, et les associations de parents d'élèves et les acteurs locaux de l'éducation seront formés aux techniques de communication dans le but de sensibiliser les parents sur le retour à l'école des filles. Ces sessions de sensibilisation auprès des communautés seront accompagnées de formations aux bonnes pratiques d'hygiène féminines à destination des jeunes filles. TGH prévoit également d'appuyer le ministère de l'Éducation Nationale et de l'Enseignement Technique afin de renforcer l'autonomie de ses représentants dans la coordination des acteurs du secteur.

Enfin, en vue de préparer et de soutenir le lancement de la rentrée 2016/2017, des cérémonies officielles de rentrée scolaire seront organisées de plusieurs localités, en présence des représentants locaux, des chefs de groupe et des maires des communes.

Assistance d'urgence aux personnes affectées par la crise dans la préfecture de la Ouaka

Ce programme apporte une aide d'urgence en matière d'eau, hygiène et assainissement aux populations des sites de déplacés de la Ouaka.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Wash

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : Environ 51 000 personnes
 Durée : 3 mois 16/06/2016 - 15/09/2016
 Budget global : Environ 342 000 €

 Financement

UNICEF
  • Financement : UNICEF
  • Budget : 224 642 729 XAF (environ 342 000 €)
  • Nombre de bénéficiaires : Environ 51 000 personnes
Aire de distribution d'eau sur le site Notre-Dame des Victoires

Aire de distribution d'eau sur le site Notre-Dame des Victoires
Photo : Camille Brunel / TGH ©

La région de la Ouaka reste à l'heure actuelle l'une des zone les plus durement touchées par la crise politique, économique et humanitaire que traverse la RCA depuis la fin de l'année 2012. Le regain de violences en août et septembre 2015 a provoqué d'importants déplacements de populations et entrainé la création de trois nouveaux sites de déplacés, dont le nombre total s'élève aujourd'hui à 10 dans la ville de Bambari et ses alentours. Au sein de ces camps, les besoins en eau, hygiène et assainissement sont prégnants, et concernent  - selon les chiffres de la CMP du mois de février 2016 - 61 024 personnes déplacées internes dans les sites de la Ouaka et 18 755 personnes hébergées en familles d'accueil, soit un total de 79 799 personnes dans l'ensemble de la préfecture.

La stabilisation du contexte sécuritaire depuis le début de l'année 2016 et la baisse du nombre de personnes recensées dans les camps laissent à penser qu'une tendance au retour de ces populations vers leurs villages d'origine est amorcée. Cependant, la population résidant toujours dans les camps reste importante, et les besoins humanitaires demeurent considérables. TGH intervient déjà dans ces sites de déplacés pour apporter une réponse d'urgence en matière d'eau, hygiène et assainissement, que ce programme entend prolonger. Pour cela, il prévoit d'améliorer l'accès des populations à l'eau potable en assurant la livraison quotidienne d'eau préalablement traitée par camions (water trucking), d'augmenter l'accès à un assainissement amélioré en construisant des douches et latrines pour adultes et enfants, et en attirant l'attention des populations sur la nécessité d'adopter des pratiques d'hygiènes saines par le biais de sessions de sensibilisation.

Distribution de semences vivrières et d'outils agricoles

Renforcer la résilience des moyens d'existence des populations de l'Ombella Mpoko et de la Lobaye.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 1 000 ménages
 Durée : 6 mois 12/05/2016 - 11/11/2016
 Budget global : environ 22 000€

 Financement

Logo FAO
  • Financement : FAO
  • Budget : 14 508 130 XAF soit environ 22 000€ (hors valorisations)
  • Nombre de bénéficiaires : 1 000 ménages

500 ménages, sélectionnés en fonction de leur vulnérabilité dans chacune des deux régions - Ombella Mpoko (sud de Bangui, le long de l'axe fleuve Oubangui) et Lobaye (le long de l'axe rivière Lobaye) - recevront des semences d'arachide, de maïs, de riz pluvial, de haricot rouge, de niébé rouge et de courge, ainsi que du petit outillage agricole.

En parallèle, les équipes de TGH dispenseront aux bénéficiaires des formations sur les techniques de récolte et de conservation, et assureront un suivi et un encadrement tout au long du programme.

Distribution de vivres financés par le PAM sur le camp de déplacés

Distribution de semences à Bambari, juin 2015
Photo : Camille Brunel / TGH ©

Distribution d’outils agricoles en Vakaga

Distribution d'outils agricoles en Vakaga, juillet 2014
Photo : TGH ©

Projet d'appui au relèvement du système éducatif en RCA

Seul acteur humanitaire présent en matière d'éducation dans la préfecture de la Vakaga, TGH entend favoriser le retour à l'école des enfants en âge d'être scolarisés.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Psycho-Social

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 7,500 élèves
 Durée : 10 mois 10/2015 – 08/2016
 Budget global : 285,927 dollars

 Financement

UNICEF
  • Financement : UNICEF (dans le cadre du Partenariat Mondial pour l'Education)
  • Partenaires : Ministère de l'Education Nationale et de l'Enseignement Technique(MENET)
  • Nombre de bénéficiaires : 7,500 élèves, 25 associations de parents d'élèves et 75 enseignants, dans 25 écoles ciblées par le projet.
Elèves de l'école de Ndiffa

Élèves de l'école de Ndiffa
Photo : TGH ©

La préfecture de la Vakaga présente aujourd'hui l'un des taux les plus bas de fréquentation scolaire et d'équipement pédagogique, avec près de 5 élèves par manuel scolaire en moyenne. Présent depuis 2007 en Vakaga, TGH a mené de nombreux projets de constructions ou de réhabilitations d'infrastructures scolaires, et dispose d'une expérience reconnue en matière d'éducation. Le projet d'appui au relèvement du système éducatif en RCA, financé par l'UNICEF dans le cadre du Partenariat Mondial pour l'Éducation, vient en appui d'un projet financé par le CHF (Common Humanitarian Fund - Nations Unies) mis en œuvre par TGH.

Dans le cadre du présent projet, afin de garantir de meilleures conditions d'apprentissage et d'enseignement, TGH dotera 25 écoles de la Vakaga en fournitures scolaires (manuels scolaires français et anglais, guide pour les maitres(ses), kits récréatifs et matériels scolaires), tandis que les 7,500 élèves bénéficiaires du projet recevront des kits scolaires.

En outre, TGH entend sensibiliser les parents d'élèves et leaders communautaires au droit à l'éducation. Pour ce faire, deux réunions seront organisées dans chaque sous-préfecture de la Vakaga, en collaboration avec les autorités et acteurs de l'éducation, et 20 sessions de sensibilisation de la communauté sur l'inscription des enfants à l'école seront organisées dans les villages ciblés par le présent projet.

Afin d'appréhender au mieux la rentrée scolaire, TGH assurera la formation et le suivi des membres des associations de parents d'élèves (APE) de la préfecture sur la gestion d'une APE et de l'école. Par ailleurs, un appui sera apporté à l'organisation de la supervision pédagogique des enseignants par les inspecteurs et les chefs de secteurs scolaires.

Dispositif de protection des enfants de la rue

Face à l'augmentation alarmante du phénomène des enfants de la rue à Bangui, les services de l'antenne mobile, mis en place par TGH depuis 2014 permettent à ces enfants un accès à des services socio-éducatifs et médicaux de base.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Psycho-Social

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : Plus de 1000 enfants
 Durée : 12 mois 14/07/2015 – 31/10/2016
 Budget global : 474 651 €

 Financement

UNICEF
  • Financement : UNICEF
  • Partenaires : La Voix du Cœur, le Centre de Recherche Action pour l'Education Environnementale et le Développement Durable (CRAED), le Ministère des Affaires Sociales, le Ministère de l'Education Nationale et de l'Enseignement Supérieur.
  • Nombre de bénéficiaires : Plus de 1000 enfants
Bus-enfants-de-la-rue-RCA1

En République Centrafricaine, les enfants des rues sont exposés à de nombreuses formes de violence telles que l'infection par le VIH/sida, les risques liés à leur exploitation sexuelle, la consommation de drogues. Ces facteurs de vulnérabilité ont connu une forte augmentation depuis le début de la crise politico-militaire que traverse le pays.

TGH apporte une assistance aux enfants des rues depuis 2011. Le présent projet vise à mettre en place un dispositif de prévention des abus contre les enfants en situation de rue ; à leur garantir un accès à des services socio-éducatifs, médicaux et de placement familial, mais aussi à une éducation de base (formelle ou non).

Bus-enfants-de-la-rue-RCA1

Le dispositif de prévention des abus contre les enfants des rues s'appuie sur les services de l'Antenne Mobile, fonctionnels depuis 2014. Les maraudes sont réalisées quotidiennement par l'équipe de travailleurs sociaux de TGH à Bangui  et visent à apporter un suivi psychosocial aux enfants des rues identifiés. Parallèlement, une équipe d'infirmiers est en charge de la tenue de sessions de prévention et de sensibilisation à des thématiques telles que l'hygiène, le paludisme tandis qu'une prise en charge médicale (soins primaires) est assurée au sein de l'Antenne Mobile, de même qu'un référencement médical d'urgence.

En outre, le projet vise à garantir à 1000 enfants un accès à des services socio-éducatifs, médicaux et de placement familial. A ce titre, les enfants de la rue identifiés peuvent bénéficier d'entretiens individuels avec l'équipe de travailleurs sociaux de TGH en vue d'un retour à la scolarité, d'une réunification familiale, ou d'une orientation vers des structures d'accueil et d'hébergement. Deux structures d'accueil et d'hébergement sont partenaires du projet : la Voix du Cœur et le CRAED et bénéficient à ce titre d'un soutien financier relatif à la prise en charge des enfants de la rue. En outre, un accès aux soins primaires et un suivi médical sont proposés au sein de ces structures d'accueil. Parallèlement, des familles d'accueil temporaires sont identifiées, formées et suivies. Elles bénéficient d'un soutien matériel et financier relatif à la prise en charge des enfants des rues.

Enfin, le projet « Dispositif de protection des enfants des rues » vise à garantir à 245 mineurs en dehors du système scolaire, y  compris des enfants de la rue, un accès à une éducation de base. A ce titre, les travailleurs sociaux de l'Antenne Mobile et les partenaires du dispositif identifient des mineurs déscolarisés en vue de leur scolarisation ou formation professionnelle. Suite à une évaluation, des mineurs sont orientés vers un système scolaire adapté, tandis que deux enseignants spécialisés sont recrutés.  Parallèlement, les enfants réintégrés dans le système scolaire formel bénéficient d'un suivi par les équipes de TGH. Des kits scolaires sont également distribués aux enfants ciblés.

Radio-NDEKE-LUKA

Enregistrement réalisé le 13 novembre 2015 à Bangui (République Centrafricaine) pour Radio NDEKE LUKA par Fanny Balekossi, journaliste. Ce reportage de cinq minutes en français et de cinq minutes en sango* a été diffusé le 20 novembre 2015 à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant.
*langue véhiculaire de la République Centrafricaine

Christophe Cloarec

Christophe Cloarec

Shandy

Shandy Lejeune

Bus-enfants-de-la-rue-RCA

L'antenne mobile

Programme intégré de réduction des causes et effets de la malnutrition en faveur des populations vulnérables dans les sous-préfectures de Bambari et Berberati

Le programme vise à améliorer l'état de santé des femmes et enfants de moins de 5 ans des sous-préfectures de Berberati et Bambari en traitant les principales causes et effets de la malnutrition.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 84 000 personnes
 Durée : 19 mois 10/2014 – 08/2016
 Budget global : 2 500 000 €

 Financement

Logo AFD croix-rouge-francaise
  • Financement : Agence Française de Développement
  • Partenaires : Croix Rouge Française
  • Nombre de bénéficiaires : 84 000 personnes

La République Centrafricaine traverse à ce jour une crise politique et humanitaire sans précédent. Plus de 440 000 déplacés étaient recensés à la fin du mois de janvier 2015, et le manque d'accès aux infrastructures de santé, la destruction et la perte des moyens de subsistance, mais également le climat permanent d'insécurité aggravent de jour en jour la situation de ces populations.

Discussions ouvertes, évaluation Village de Ngaloua

Discussions ouvertes, évaluation
Village de Ngaloua
Photo : TGH ©

Avant la crise de 2013, le pays se trouvait déjà dans une situation sanitaire et nutritionnelle critique. Les dernières données mises à disposition par le PNUD rapportent un taux de mortalité infantile de 112‰ pour l'ensemble du pays, et 30,2% de la population vit dans l'insécurité alimentaire. Cette situation s'est depuis encore détériorée, puisqu'on  estime à ce jour que 1,7 million de personnes environ souffrent d'insécurité alimentaire.

La Croix-Rouge française, la Croix-Rouge Centrafricaine et TGH ont mené en avril 2014 une mission d'évaluation de la situation nutritionnelle sur les sous-préfectures de Berberati (préfecture de la Mambéré-Kadéi) et Bambari (préfecture de la Ouaka). Les conclusions de cette mission ont permis d'établir une proposition de projet, qui a été présentée à l'AFD.

Ce programme, lancé depuis le mois d'octobre 2014, s'articule autour de 4 axes principaux :

  • Renforcement des capacités en matière de  lutte contre  la malnutrition des communautés ciblées par le projet (prévention, identification, référencement, suivi)
    Les cas de MAS (malnutrition sévère) et MAM (malnutrition modérée) identifiés lors des campagnes de référencement seront orientés vers les aires de santé compétentes.
    Des séances de sensibilisation à la malnutrition, à l'utilisation et au stockage de la nourriture seront également mises en œuvre par les volontaires du programme.
  • 16 aires de santé des sous-préfectures de Bambari et Berberati proposent la gratuité des soins aux bénéficiaires ciblés et développent des activités de prise en charge nutritionnelle thérapeutique de qualité
    Le projet propose la gratuité des soins aux femmes enceintes et allaitantes (FEFA) et aux enfants de moins de 5 ans sur une durée de 5 mois. Ce dispositif vient renforcer le soutien (matériel, formations…) déjà apporté aux mêmes structures dans le cadre d'autres projets en cours de mise en œuvre, et est conforme aux directives du ministère de la santé.
  • Amélioration des capacités productives des populations ciblées dans les aires de santé et renforcement de leurs moyens d'existence afin d'augmenter la disponibilité et l'accès à l'alimentation dans les sous-préfectures de Berberati et Bambari
    Afin de renforcer durablement l'accès à une alimentation adaptée, en quantité et en qualité suffisante, un appui technique et matériel aux ménages et aux groupements agricoles sera mis en œuvre pour les populations de Berberati et Bambari.
    Ces ménages bénéficieront également de formations sur les techniques agricoles et un appui sera apporté à la structuration des organisations paysannes en vue d'améliorer leur productivité.
  • Renforcement des capacités des autorités locales des services déconcentrés de l'Etat concernés par les activités du projet
    Pour garantir l'appropriation et la pérennité du programme, et afin d'impliquer les autorités compétentes, les principales parties prenantes seront invitées en début de programme à participer à un atelier de planification, puis au comité de pilotage qui sera créé pour le suivi tout au long du programme.

Renforcement organisationnel et structurel des Associations de Parents d'Elèves pour une meilleure prise en charge des écoles.

Ce programme vise à contribuer à la réduction de la pauvreté en améliorant l'accès à l'éducation pour tous, par une redynamisation de la FNAPEEC, afin de donner aux associations de parents d'élèves les moyens d'une meilleure prise en charge des écoles.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Psycho-Social

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 673 444 pers.
 Durée : 65 mois 12/2010 – 05/2016
 Budget global : 790 000 €

 Financement

Logo EuropeAid-commission-europeenne Logo MAE
  • Financement principal : Europaid (Office de coopération de la Commission européenne) 75%; Ambassade de France en RCA
  • Nombre de bénéficiaires : 47.200 élèves et 244 maîtres-parents1 (bénéficiaires directs), 626.000 élèves du primaire (bénéficiaires indirects)
  • Partenaires : ministère de l'Éducation, ministère des Affaires sociales, FNAPEEC (Fédération Nationale des Parents d'Élèves et Étudiants Centrafricains), Inspection d'académie, Chef de circonscription scolaire/chefs secteurs

Un peu plus de la moitié des enfants centrafricains de 6 à 11 ans (55,8%) fréquentent l'école primaire. La République Centrafricaine se trouve par conséquent à mi-chemin des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Les filles sont bien moins scolarisées que les garçons, et le niveau est globalement faible dans le pays (6,7% des enfants de 11 ans ont effectivement achevé le cycle primaire).

à l'instar d'autres institutions centrafricaines, le ministère de l'Éducation Nationale déplore une extrême faiblesse de ses structures décentralisées. La disparité entre Bangui et les provinces s'en trouve accrue, et les enfants qui résident en milieu urbain sont bien mieux scolarisés que ceux qui résident en zone rurale. Sept préfectures - dont la Ouaka - ont un taux net de scolarisation en primaire inférieur à 7%.

Ce programme vise à contribuer à la réduction de la pauvreté en améliorant l'accès à l'éducation pour tous, par une redynamisation de la FNAPEEC, afin de donner aux associations de parents d'élèves les moyens d'une meilleure prise en charge des écoles.

Il se déroule en trois phases :

La première consiste à revisiter - avec les acteurs du secteur de l'éducation en RCA - les outils de gestion utilisés par les APE (Associations de Parents d'Élèves) centrafricaines, ceux-ci étant trop vétustes et mal adaptés. Elle s'appuiera sur un soutien technique et organisationnel au personnel de coordination de la FNAPEEC, une refonte des outils constitutifs et techniques de ses organismes décentralisés, une formalisation de la reconnaissance de ses mandats et statuts par le ministère de l'Éducation Nationale, la mise en place des formations thématiques à diffuser au sein du réseau, et la création d'une base de données.

Durant la seconde phase, TGH diffusera le manuel d'opération auprès des APE de la Préfecture de la Ouaka, et accompagnera celles-ci dans son utilisation afin d'améliorer la prise en charge des écoles par les parents d'élèves. Cette phase permettra également un renforcement des interactions positives entre la branche formelle (ministère de l'Éducation Nationale, Inspections d'académie, direction des écoles) et la branche associative (membres du réseau FNAPEEC), très largement impliquée dans le fonctionnement des écoles. Elle s'appuiera sur des formations apportées sur l'application pilote des nouveaux statuts et lignes directrices, sur une mise en réseau des acteurs et des échanges de pratiques destinés à dynamiser et structurer les APE pour leur permettre de cogérer les écoles en répondant aux besoins de l'enfant.

Enfin, TGH mènera une évaluation d'impact de la deuxième phase, et, selon les conclusions de cette évaluation, révisera si nécessaire le manuel d'opération ainsi que la méthode de travail. Le manuel d'opération final sera diffusé dans l'ensemble des préfectures du pays.

La crise politico-militaire de 2013-2014 a provoqué le pillage et la dégradation de nombreuses infrastructures scolaires dans la ville de Bambari et dans la Ouaka, la déscolarisation des élèves et le départ de la plupart des enseignants. Grâce à un financement de l'Ambassade de France en RCA, TGH a développé un volet d'urgence pour réhabiliter 15 écoles endommagées et soutenir la reprise de l'activité scolaire en remobilisant les enseignants et les maîtres-parents, et en dotant 84 écoles de matériel scolaire.

1. les maîtres-parents sont là pour palier à l'absence d'enseignants titulaires, ils bénéficient d'une formation adaptée et sont rémunérés par l'association des parents d'élèves.

Vers un accès pérenne à l'eau potable et un environnement sanitaire amélioré pour les populations vulnérables de la Ouaka

Inscrit dans un appel à proposition « multi-pays » d'envergure, lancé par la Commission Européenne en 2010, ce projet ciblera des populations vivant dans des zones rurales de la Ouaka, ne disposant pas d'accès à l'eau potable. L'action s'établira avec l'ONG locale Nourrir, partenaire de TGH.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Wash

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 17 819 personnes
 Durée : 56 mois 04/2011 - 01/2016
 Budget global : 1 895 000 €

 Financement

Logo EuropeAid-commission-europeenne Logo AFD OFID
  • Financement : Europaid (Office de coopération de la Commission européenne) 75%, AFD (Agence Française de Développement), OFID (Fonds de l'OPEP pour le développement international)
  • Partenaires : ANEA (Agence Nationale pour l'Eau et l'Assainissement), DGH (Direction Générale de l'Hydraulique), Nourrir (ONG)

Dans l'ensemble de la Préfecture de la Ouaka où TGH a mené un diagnostic multisectoriel conjoint avec Aide Médicale Internationale, Nourrir et la DGH, d'immenses besoins d'intervention pour l'amélioration de l'accès à l'eau et l'assainissement ont été identifiés. Les axes desservant le nord (Bakala) et le sud-ouest (Kouango) sont particulièrement délaissés. Dans les 22 villages ciblés par l'action, l'accès aux soins et à l'éducation de base est extrêmement faible, moins de 30% des personnes ciblées ont actuellement accès à de l'eau potable, et seulement 8.8% ont accès à des installations sanitaires améliorées. De plus, les faibles moyens institutionnels de la DGH locale ne permettent aucune amélioration de la situation sans un renforcement efficace et ciblé des compétences locales et une amélioration de l'accès aux services de base liés à l'eau et l'assainissement grâce à la construction d'infrastructures adaptées. La mise en place de campagnes de sensibilisation à l'hygiène est également impérative.

Enfin, comme dans le reste du pays, les insuffisances structurelles majeures sont aggravées par une maintenance défaillante des infrastructures, et une inaptitude des organisations sociales en charge de leur gestion. Les principes de transparence et de bonne gouvernance sont peu présents et requièrent la mise en place d'un travail social de fond ainsi que d'un accompagnement continu.

Inscrit dans un appel à proposition « multi-pays » d'envergure lancé par la Commission Européenne en 2010, ce programme contribue à la réduction des taux de morbidité et de mortalité liés aux maladies hydriques, et participe à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement 4, 5 et 6. Il débutera par la vérification des emplacements des ouvrages et des choix techniques retenus, une définition participative de la mise en œuvre des activités pour chaque village, et la mise en place d'un comité de pilotage du projet impliquant l'ensemble des parties prenantes.

Il poursuivra ensuite les objectifs suivants :

  • Extension et amélioration de l'accès à l'eau potable : construction des infrastructures hydrauliques (25 forages et 10 sources), renforcement de l'équipe mobile pour le suivi et la réparation des pompes à motricité humaine, surveillance de la quantité et de la qualité des ressources en eau en lien avec les autorités locales concernées.

  • Amélioration de l'environnement sanitaire par l'extension de l'accès aux infrastructures sanitaires et par le développement des connaissances et des bonnes pratiques liées à l'hygiène : sélection des bénéficiaires selon des critères préétablis, construction des infrastructures sanitaires (1 200 latrines familiales) et sensibilisation à leur utilisation dans les établissements publics (6 écoles et 4 centres de santé), réalisation d'enquêtes CAP1, suivi des données médicales et encadrement des centres de santé pour la collecte d'informations liées aux maladies hydriques, définition des messages de promotion à l'hygiène, création de supports de communication et campagne de promotion de l'hygiène auprès de publics ciblés.

  • Renforcement des capacités organisationnelles et techniques des acteurs locaux, adaptation aux exigences du projet : définition et mise en œuvre d'un cursus de formation pour le partenaire local et la DGH, création, formation et suivi des comités de gestion de l'eau.

1Enquête Connaissances, attitudes et pratiques

Pour renforcer la sécurité alimentaire dans la Vakaga

L'action vise à renforcer les moyens de subsistance et de résilience des populations les plus touchées par la crise dans la préfecture de la Vakaga, contribuant ainsi à renforcer leur sécurité alimentaire.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 3700 ménages
 Durée : 6 mois 01/11/15 - 01/05/16
 Budget global : 152 818 €

 Financement

Logo MAE
  • Financement : Comité Interministériel de l'Aide Alimentaire (CIAA), Ambassade de France
  • Nombre de bénéficiaires : 3700 ménages (18500 personnes)
    • 1700 ménages bénéficiaires de distributions de kits maraichers et de renfort technique
    • 2 000 ménages bénéficiaires de services vétérinaires

La situation humanitaire de la Vakaga, déjà marquée par un sous-développement chronique avant le déclenchement de la crise actuelle, est alarmante. Sur le plan de la sécurité alimentaire, la région souffre particulièrement de son isolement économique croissant vis-à-vis du sud du pays, aggravé par la fermeture de la frontière tchadienne et la forte insécurité au niveau de la frontière soudanaise qui limite considérablement les échanges commerciaux internes comme externes. En résulte une forte réduction de la disponibilité alimentaire sur les marchés, et des prix particulièrement élevés. La Vakaga présente pourtant un potentiel économique réel, l'agriculture étant pratiquée par la quasi-totalité de la population, de même que l'élevage. Présent depuis 2007 en Vakaga, TGH y mène notamment des activités de soutien aux cultures  vivrières et maraîchères, de mise en place de centres vétérinaires mobiles, des campagnes de vaccination.

renforcer la sécurité alimentaire dans la Vakaga

Photo : TGH ©

Le présent projet s'inscrit dans la continuité des interventions de TGH en termes de sécurité alimentaire et de développement rural en Vakaga.
D'une part, TGH veille au renforcement des capacités de résilience des ménages de la Vakaga, via un soutien à la production maraîchère. A cet égard, TGH apporte un soutien aux groupements agricoles et ménages vulnérables identifiés via la dotation de kits de semences maraichères et de kits d'outillage. Outre le suivi régulier dont ils feront l'objet, les bénéficiaires reçoivent des formations visant à renforcer leurs compétences tout au long du cycle de production.
D'autre part, l'action vise à renforcer les capacités de résilience des ménages de la Vakaga via le soutien à la filière élevage. Alors que l'élevage représente 27% des revenus économiques des ménages ruraux de la préfecture, TGH continue de soutenir cette filière, à travers la mise en place de centres vétérinaires mobiles et le renforcement des connaissances des techniciens et agents de l'Agence Nationale de Développement de l'Elevage (ANDE). Parallèlement, TGH mène dans le cadre de la présente action une campagne de vaccination, en collaboration avec l'ANDE ainsi que des actions de sensibilisation des groupements d'éleveurs.

Assistance d'urgence aux personnes affectées par la crise dans la région de la Ouaka

Principal acteur de la Ouaka en matière d'eau, d'hygiène et d'assainissement, TGH met en œuvre une réponse d'urgence aux besoins des personnes déplacées et populations hôtes de la préfecture.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Wash

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 10,000 personnes déplacées
 Durée : 3 mois 19/11/2015 - 31/03/2016
 Budget global : 190,750 USD

 Financement

UNICEF
  • Financement : UNICEF
  • Nombre de bénéficiaires : 10,000 personnes déplacées

Suite à l'assassinat en août dernier d'une personne de confession musulmane, le contexte sécuritaire de la sous-préfecture de Bambari s'est particulièrement dégradé, entrainant le déplacement de plusieurs milliers de personnes sur l'ensemble de la zone. Les déplacés internes vivent aujourd'hui dans un environnement particulièrement détérioré, avec un accès à des infrastructures sanitaires fortement limité, et se retrouvent dépendants de l'assistance humanitaire.

Le présent programme vise à permettre un accès à l'eau potable en quantité et qualité suffisantes à 10 000 personnes déplacées dans la sous-préfecture de Bambari. TGH assure la mise en place d'une unité de traitement d'eau d'urgence, achemine 75 m3 d'eau par jour, et deux aires de distribution d'eau potable sont aménagées dans les sites de déplacés.

Parallèlement, TGH veille à garantir l'accès à un assainissent amélioré par la construction de latrines et de douches d'urgence, de stations de lavage, ainsi que la mise en place de bacs à ordures. TGH assure également la maintenance d'infrastructures sanitaires, et la distribution de kits d'hygiène, accompagnés d'une formation aux bonnes pratiques en la matière.

Distribution de vivres et protection de semences

Cette action contribue  à réduire les conséquences de la crise actuelle sur la sécurité alimentaire des populations vulnérables en République Centrafricaine

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 80 000 personnes
 Durée : 8 mois 05/2015 – 01/2016
 Budget global : 348 653 €

 Financement

Logo FAO Commision Europeenne PAM
  • Financement : Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), Commission Européenne, Programme Alimentaire Mondial (PAM)
  • Nombre de bénéficiaires : 80 000 personnes

Stratégie globale d'intervention dans la préfecture de la Ouaka :

Du fait du soutien financier du PAM et de la FAO (grâce au financement de l'Union Européenne), TGH apporte une assistance d'urgence aux populations déplacées de la Ouaka ainsi qu'aux ménages vulnérables vivants sur les axes. A travers cette assistance d'urgence résultant de la distribution de vivres dans les sites de déplacés, de semences et d'outils agricoles auprès des communautés hôtes, TGH assure également le suivi et l'encadrement des ménages bénéficiaires. La distribution de rations alimentaires visant à garantir la protection des semences facilite une dynamique de retour des ménages agriculteurs. 

Parallèlement aux tonnes de vivres distribuées dans les camps de déplacés, 6748 ménages de la Ouaka bénéficient de la distribution de semences d'arachide, de maïs, de riz paddy et de sésame ainsi que d'outils agricoles afin de mettre en culture environ 2500 hectares qui produiront près de 2500 tonnes métriques de production vivrière.

Distribution de vivres à Ngakobo

Distributions de vivres, Ngakobo
Photo : Camille BRUNEL - TGH ©

Distribution de vivres à Ngakobo

Distributions de semences, Bambari
Photo : Camille BRUNEL - TGH ©

Stratégie globale d'intervention dans la préfecture de la Vakaga :

Grâce à l'appui de la FAO et de la Commission Européenne, TGH participe au renforcement de la sécurité alimentaire des ménages vulnérables de la Vakaga. Zone historiquement marginalisée, la Vakaga se caractérise par un fort niveau de sous-développement. A cet égard, seulement deux ONG internationales y sont présentes, dont TGH. Dans le cadre de la présente intervention, 2000 ménages de la Vakaga reçoivent des semences d'arachide, de maïs, de riz paddy, de sorgho et de sésame ainsi que des outils agricoles afin de mettre en culture environ 1000 hectares qui produiront près de 1000 tonnes métriques de production vivrière. En outre, comme dans la Ouaka, les bénéficiaires sont formés, à travers l'approche Champs-Ecoles Paysans (CEP), sur les itinéraires techniques de chaque semence distribuée.

Stratégie globale d'intervention à Bangui :

Face à l'insécurité alimentaire des EDR/OEV¹, TGH a apporté, avec l'appui financier du PAM, une assistance d'urgence à 16 institutions partenaires, en charge de l'hébergement et de la réinsertion de ces enfants. Ces structures ont ainsi fait l'objet de distributions alimentaires mensuelles de mai à novembre 2015, afin qu'elles puissent répondre au mieux aux besoins alimentaires des enfants en rupture sociale. Cette action s'est inscrite, de façon plus globale, dans le processus de renforcement des compétences de ces structures, entamé en 2011 via un partenariat de TGH avec 7 d'entre elles.

¹ Enfants de la Rue/ Orphelins Enfants Vulnérables

Assistance d'urgence multisectorielle aux populations affectées par le conflit en RCA

Ce programme vise l'approvisionnement en eau potable de l'ensemble des déplacés, la maîtrise des principaux vecteurs de risques sanitaires, et le soutien direct aux populations hôtes des axes ruraux par la relance de la production alimentaire et la reconstruction des capacités de résilience locales.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire Wash

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 98 225 personnes
 Durée : 9 mois 01/05/2015 - 01/02/2016
 Budget global : 787 120 €

 Financement

Logo ECHO
  • Financement : ECHO - Service de la Commission européenne à l'aide humanitaire et à la protection civile
  • Partenaires : ICRA/ ACDA/ NOURRIR (ONG locale)
  • Nombre de bénéficiaires : 98 225 personnes

Cette action comprend un volet sécurité alimentaire destiné à réduire les risques auxquels les populations sont exposées depuis plusieurs années. Ce volet comprend un appui en matériel (semences maraichères, outillage, matériel pour jardins de case, machines de transformation, de conservation et de commercialisation), et un appui technique continu par les équipes d'animateurs de TGH et de ses partenaires (ICRA, ACDA, NOURRIR). Il se déclinera au travers de différentes approches :

  • suivi et soutien technique des ménages bénéficiaires du projet FAO de fourniture d'intrants agricoles pour la campagne vivrière 2015
  • suivi particulier de 10 groupements vivriers et 10 groupements maraîchers de bas-fond (ruraux et périurbains) ainsi que de 40 groupements de jardins de cases qui seront formés aux techniques de multiplications de semences dans une perspective de résilience
  • suivi et renforcement technique et organisationnel de 50 comités de gestion des équipements de production et de transformation distribués au cours d'un projet uniquement constitué de dons en nature
Assistance d'urgence multisectorielle aux populations affectées par le conflit en RCA

Le maraîchage, qui s'effectue entre novembre et mai, permet d'augmenter et de diversifier rapidement l'alimentation des populations. L'appui à la transformation agricole soutient la relance économique. Le renforcement de ces activités au sein des villages habités tend à fixer les populations sur les axes, et motive les populations hésitantes à effectuer un retour pour une intégration immédiate dans le programme alimentaire. Il est ainsi prévu d'accompagner les villages des axes Kouango, Ouabé, Grimari et Bakala.

En parallèle, la distribution de semences de la FAO assurera un bon lancement de la saison vivrière auprès des ménages vulnérables. Ce programme accompagnera ces ménages tout au long de la saison par un support technique et matériel (culture, récolte, conservation et transformation) pour augmenter l'impact de l'intervention.

Le second volet, Eau, hygiène et assainissement succède aux interventions de TGH au cours de l'année 2014 et début 2015 en coordination avec les autres acteurs du secteur. Des infrastructures sanitaires ont été mises en place sur tous les sites de déplacés en nombre suffisant pour assurer leur accès dans le respect des standards SPHERE (1 latrine pour 50 personnes), et 160 à 170 000 litres d'eau sont produits chaque jour (pompage et traitement) et acheminés vers les quatre sites de distribution mis en place dans les trois sites de déplacés de Bambari et les quartiers musulmans.

Le CICR assure la distribution d'une partie de l'eau produite et traitée par TGH (60 m³/jour) au niveau du site Sangaris. Parmi ces quatre sites de distribution, deux ont été positionnés dans les quartiers musulmans pour répondre aux besoins en eau potable des populations musulmanes déplacées chez des résidents. Cette implantation s'accompagne d'activités quotidiennes de promotion à l'hygiène.

Ce programme prévoit de poursuivre les activités d'urgence (water trucking, chloration des puits, entretien des infrastructures sanitaires) jusqu'à la mise en place de solutions alternatives (construction de forages, réhabilitation de puits et renforcement des infrastructures sanitaires existantes), financées par le CHF (ponts d'eau, latrines), et ECHO (latrines).

La chloration de puits reste pertinente car elle répond aux besoins en eau non couverts par le water trucking, permet un apport en eau potable dans les zones peuplées de la ville, et complète le dispositif destiné aux populations déplacées dans des sites très densément peuplés. Cette activité s'inscrit donc dans une stratégie d'intervention d'urgence en complément du WT et devrait, à terme, prendre fin dès la remise en eau du réseau de la ville de Bambari (dont TGH s'occupe par ailleurs au sein d'un projet soutenu par la coopération française).

TGH prévoit de conserver une capacité d'intervention d'urgence pour répondre aux besoins des populations en cas de nouveaux déplacements. Le stock d'urgence a été défini avec l'UNICEF et le RRM à Bambari (en complément des stocks disponibles/prévus pour 2015). Le RRM se concentrera sur les zones non couvertes par TGH pour une meilleure qualité d'intervention, la préfecture de la Ouaka étant vaste et parfois difficile d'accès. Avec la création de son stock de contingence, TGH aura une capacité d'intervention pour 5 000 personnes nouvellement déplacées, maintenant ainsi la flexibilité nécessaire pour assurer la cohérence des actions et leur pertinence par rapport à l'évolution des besoins.

Relance de la scolarité primaire dans la préfecture de la Vakaga

L’action ciblera de façon non distinguée l’ensemble des élèves inscrits sur les listes scolaires des écoles ciblées de la préfecture de la Vakaga, ainsi que les membres des APE existantes dans ces établissements.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Psycho-Social

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 6 215 personnes
 Durée : 9 mois 15/04/2015 - 30/04/2016
 Budget global : 403 905 USD

 Financement

Logo CHF
  • Financement : Fonds Humanitaire commun des Nations Unies (CHF)
  • Nombre de bénéficiaires : 6 215 personnes

TGH prévoit d'accompagner cette reprise scolaire par un appui organisationnel aux Associations de Parents d'Elèves (APE), un soutien aux infrastructures via des réhabilitations légères, la construction de latrines scolaires, la dotation en mobilier scolaire, la fourniture de kits scolaires et de matériel pédagogique, et une mobilisation communautaire pour le retour à l'école. Les 15 établissements primaires ciblés par l'action se situent  dans les principales localités de la préfecture de la Vakaga (Birao, Tiringoulou, N'diffa, Gordil, Mélé, Sikikédé, Haïffa, Bormata, Ouandja et Ouanda-Djallé). La reprise des activités scolaires dans ces écoles bénéficiera de façon directe à 6 150 élèves (3 824 garçons 2 326 filles).

Ces localités enregistrent la plus forte proportion de déplacés musulmans vivant au sein de communautés hôtes (plus de 7 900 personnes selon des estimations de TGH en décembre 2014), principalement  dans les localités de Birao (4 500) et sur l'axe Tiringoulou – Sikikédé (2 612). Une visite terrain effectuée par le coordinateur nord-est de TGH à la fin de l'année 2014 a permis d'observer que les déplacés bénéficiaient d'un niveau d'intégration relativement bon au sein des populations hôtes, et que les enfants déplacés avaient pu s'inscrire dans les écoles de leur localité d'accueil au même titre que les autres élèves de la Vakaga.

Le programme repose sur une forte demande de la population de la Vakaga : lors de la mission multi-agences sous l'égide de la Coordinatrice Humanitaire effectuée dans la Vakaga en novembre 2014, les besoins en matière d'éducation ont constitué la première priorité mentionnée par les populations hôtes, les personnes déplacées, ainsi que les autorités locales.Les besoins en matière de formation des acteurs locaux de l'éducation et de dotation en matériels scolaires et pédagogiques sont apparus comme essentiels à l'accompagnement de la reprise des activités scolaires.

Assistance d'urgence aux populations affectées par le conflit et aux déplacés internes dans la Ouaka

Le programme vise à répondre aux besoins en eau, hygiène et assainissement des populations déplacées de Bambari et de Grimari, ainsi qu'à soutenir les populations de la Ouaka affectées par la crise.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Wash Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 91 000 personnes
 Durée : 12 mois 05/2014 – 05/2015
 Budget global : 923 526 €

 Financement

Commision Europeenne PAM Logo FAO UNICEF
  • Financement : ECHO (810 000 €), PAM, FAO (fourniture de semences vivrières et de rations alimentaires en nature) et UNICEF.
  • Nombre de bénéficiaires : 91 000 personnes

La crise qui affecte la RCA a provoqué des mouvements de population à l'est, principalement dans la préfecture de la Ouaka. Bambari est un lieu d'installation des populations musulmanes fuyant Bangui et les sites de l'ouest de la RCA, qui rejoignent l'importante communauté musulmane de la ville. Un déplacement des milices anti-balaka1 vers la Ouaka est également observé, avec l'objectif clair de chasser ces populations de tout ou partie du territoire. Les évènements survenus à Bambari et dans la Ouaka de mai à juillet 2014 illustrent le déplacement des affrontements interconfessionnels vers cette région, avec comme conséquence la création de plusieurs sites de déplacés, notamment à Bambari et Grimari. En tant qu'acteur clé du secteur EHA dans la Ouaka depuis 2011, TGH intervient à travers la mise en place de points d'eau d'urgence, la construction de latrines, de douches, de point de lavage des mains et la chloration des puits situés à proximité des quartiers et sites de déplacés.
Par ailleurs, l'insécurité a fait fuir les populations durant la saison de culture. Peu de terres ont été mises en culture et les récoltes n'ont pas toujours pu être réalisées. Les productions qui ont malgré tout pu être assurées ont été souvent pillées, en même temps que la majeure partie des moyens de production. 51% des familles ont ainsi consommé tout ou partie des semences initialement destinées aux semis, et le fonctionnement des marchés locaux a été fortement affecté. TGH souhaite apporter une solution pour soutenir les capacités de production par la fourniture de semences vivrières (fournies en nature par la FAO), la fourniture de 4 mois de rations alimentaires (fournies en nature par le PAM), et la fourniture d'espèces aux ménages pour relancer l'activité des marchés.

Le programme s'articule autour de 2 axes :

Les conséquences de la crise alimentaire et du faible approvisionnement des marchés sont contenues.

  • Distribution de semences vivrières permettant la mise en culture de 5 000 hectares
  • Distribution de rations alimentaires visant la sécurisation des semences
  • Assistance financière à travers une distribution monétaire conditionnelle – réhabilitation de pistes d'accès et ouvrages de désenclavement

L'accès approprié aux services EHA de base est assuré pour les personnes déplacées ainsi que les populations hôtes victimes des conséquences des troubles en RCA.

  • Maintien de l'accès à l'eau potable pour les déplacés et la population de Grimari
  • Construction d'infrastructures EHA d'urgence et promotion de l'hygiène (sites de déplacés de Bambari)
  • Distribution de savons et promotion de l'hygiène
  • Chloration des puits (Bambari et Grimari)

1 Anti-balaka est le terme utilisé pour désigner les milices d'auto-défense mises en place par des paysans, et qui sont apparues en République centrafricaine. Formées en 2009 pour lutter contre les coupeurs de routes, les anti-balaka prennent les armes en 2013 contre les Seleka lors de la troisième guerre civile centrafricaine. Source WIKIPEDIA

Améliorer l'accès à l'eau potable dans les zones de la Vakaga

Le programme vise à améliorer l'accès à l'eau potable dans les zones de la Vakaga où il est le plus faible, et à réduire les risques sanitaires liés aux mauvais usages de l'eau et aux pratiques inadaptées en matière d'hygiène.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Wash

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 10 000 personnes
 Durée : 16 mois 02/2014 – 05/2015
 Budget global : 170 000 €

 Financement

Logo MAE
  • Financement : CDC
  • Nombre de bénéficiaires : 8 500 personnes

Ce programme vise à améliorer l'accès à l'eau de qualité et la gestion des infrastructures par les COGEPE via la réparation de 5 forages en panne sur l'axe Ouanda-Djallé-Birao, la réalisation de 5 forages supplémentaires, et la création d'un comité de gestion de l'eau pour chaque point d'eau. Par ailleurs, des sensibilisations à l'hygiène seront menées au niveau des écoles, des villages et des points d'eau.

Rétablissement de l'accès à l'eau potable dans la ville de Bambari

Cette action a pour but de rétablir les services de l'eau interrompue dans la ville de Bambari en raison de la crise politico-militaire de 2012-2013.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Wash

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 43 341 personnes
 Durée : 23 mois 10/2013 – 08/2015
 Budget global : 584 354 €

 Financement

Logo CHF Logo MAE UNICEF
  • Financement : CHF (Fond commun des Nations Unies) / Centre de crise du ministère des Affaires étrangères, UNICEF
  • Nombre de bénéficiaires : 43 341 personnes (habitants de la ville de Bambari)
  • Partenaires : SODECA (Société de distribution d'eau en Centrafrique)

Pour cela, il est nécessaire de réhabiliter l'usine de traitement et le réseau de distribution d'eau, d'appuyer la réinstallation de la SODECA suite aux pillages qu'elle a subis, de rénover le réseau d'eau de l'hôpital régional universitaire, d'aménager certains points d'eau et de sensibiliser les populations aux bonnes pratiques d'hygiène.

Vers une amélioration durable des conditions de vie des populations agricultrices les plus vulnérables de la Ouaka

Au travers de l'accompagnement technique des agriculteurs de la zone, TGH contribuera à diversifier et augmenter la production agricole locale.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 9.055 personnes
 Durée : 54 mois 12/2010 – 06/2015
 Budget global : 924 645 €

 Financement

Logo EuropeAid Logo FondationOrange
  • Financement : Europaid (Office de coopération de la Commission européenne) - Fondation Orange
  • Nombre de bénéficiaires : 9.055 personnes (22 villages)
  • Partenaires : ACDA (Agence Centrafricaine de Développement Agricole) – ANDE (Agence Nationale de Développement de l'Elevage)

L'implication des femmes, notamment au travers du soutien aux activités de petit élevage familial, sera aussi un moteur pour augmenter la rentabilité de cette activité. Enfin, TGH soutiendra quelques activités de transformation agricole et facilitera la commercialisation des produits des villages isolés vers le marché de Bambari en améliorant l'accès routier. Les deux zones concernées par ce programme sont situées dans un rayon d'une cinquantaine de kilomètres au nord (Bakala) et au sud-ouest (Kouango) de la ville de Bambari (préfecture de la Ouaka), qui accueille un marché bien fourni dont les prix ne sont pas les plus élevés du pays. Les familles des 22 villages, majoritairement agricultrices, ne génèrent pas de revenus suffisants pour subvenir à leurs besoins de base. Leur régime alimentaire est essentiellement constitué de manioc, dont la valeur nutritive est limitée. La diversification de la production agricole locale s'impose donc comme une priorité, susceptible de devenir de surcroit le moteur d'une augmentation du revenu des familles et de création d'une dynamique économique favorable.

Les évaluations de terrain et l'étude documentaire réalisées par TGH ont permis d'identifier les entraves structurelles au développement de la zone, ainsi que les secteurs clefs d'intervention. Le niveau de connaissance des techniques agricoles s'avère très faible, l'absence de politique nationale de vulgarisation des pratiques agricoles n'a pas permis jusqu'alors de développer à grande échelle des itinéraires techniques performants. Le stockage des vivres et des semences n'est pas adapté pour une bonne conservation de ceux-ci, les systèmes d'irrigation simples sont très peu développés, et seules les zones de bas-fonds1 sont exploitées en contre-saison, bien que la ressource en eau pour l'irrigation soit abondante à proximité des villages. Les moyens de transformation des produits agricoles sont peu existants, l'accès routier - essentiel pour l'accès aux services, la commercialisation et les échanges de biens et de techniques avec les structures nationales présentes à Bambari - est très difficile, notamment en saison des pluies.

Les petits troupeaux, souvent présents dans les familles bandas, constituent une "réserve" économique centrale pour pallier le manque de revenus. Cependant, les pratiques d'élevage sont largement sous-optimales, et nécessitent un renforcement des connaissances techniques basiques de large échelle pour aboutir à une amélioration significative de la production animale. Enfin, l'échange de bonnes pratiques liées à la production, et la mutualisation des moyens de production (connaissances, échanges de semences), de transformation (moulins, décortiqueuses, presses) et/ou de commercialisation doivent être développées au travers d'organisations paysannes afin de renforcer les étapes clefs du développement rural.

Ce programme se propose donc de réduire de façon durable l'insécurité alimentaire des groupes vulnérables en augmentant et en diversifiant la production alimentaire locale, et en renforçant les capacités locales de résilience et d'absorption des chocs.

Il s'articule autour de 8 axes :

  • Renforcement des systèmes de culture pluviale : fourniture d'intrants, approche “Recherche-Action”2, mise en place de parcelles pilotes, diffusion des résultats.

  • Renforcement des systèmes de culture irriguée de bas-fonds : fourniture d'intrants et d'équipement, formations techniques, suivi et évaluation.

  • Développement des jardins potagers : valorisation des ressources existantes, fourniture d'outils, formations, méthode de mise en œuvre.

  • Renforcement des capacités techniques des agents de recherche et développement agricole en appui direct aux agriculteurs : les agents de l'ACDA seront associés à la mise en œuvre de toutes les activités. La sélection des parcelles et des tests se fera avec les agriculteurs, afin qu'ils puissent, par la suite, réitérer cette méthode. L'ICRA3 sera également investi dans le projet au travers de ses activités de recherche et d'amélioration variétale.

  • Renforcement des systèmes d'élevage : formations théoriques et pratiques, support à l'approvisionnement en intrants, mise en œuvre.

  • Développement des capacités de transformation, de stockage et de commercialisation : fourniture d'équipements, formations adaptées aux habitudes existantes en partenariat avec des institutions locales afin de garantir une utilisation appropriée et un entretien régulier des équipements fournis, méthode de mise en œuvre.

  • Renforcement des capacités organisationnelles des groupements villageois : méthode de mise en œuvre, transfert de compétences et extension des domaines d'intervention.

  • Réhabilitation des infrastructures routières : suivi des travaux (surveillance des travaux par techniciens qualifiés), fourniture de matériaux de construction (si disponibilité et en fonction du résultat des Appels d'Offres), emploi de main d'œuvre pour les travaux de terrassement (réfection des abords).

1Berges fertiles des rivières dont le niveau descend en saison sèche
2La recherche-action est une méthode de recherche scientifique fondée par Kurt Lewin. Elle propose un ensemble de techniques de recherche qui permettent de réaliser des expériences réelles dans des groupes sociaux naturels. Ces techniques sont fondées sur l'idée que dans le cadre de l'expérimentation sociologique, la recherche et l'action peuvent être unifiées au sein d'une même activité. (source Wikipédia)
3Institut centrafricain de recherche agronomique

Améliorer la sécurité alimentaire et renforcer la production agricole dans les zones touchées par la crise politico-militaire en RCA

Ce programme cible les trois régions d'intervention de TGH en RCA : Bangui, la Ouaka et la Vakaga. Il a pour objectif global de pallier les conséquences de la crise politico-militaire récente sur la sécurité alimentaire des populations vulnérables.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Wash Agro-Secu-Alimentaire Psycho-Social

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 8 355 personnes
 Durée : 20 mois 08/2013 - 05/2015
 Budget global : 723,000 K€

 Financement

Logo MAE
  • Financement : CIAA (Comité Interministériel de l'Aide Alimentaire - Ministère des Affaires étrangères)

En Vakaga et Hautte Kotto, l'organisation distribue des semences et kits d'outils et soutient le centre vétérinaire de Birao. Dans la Ouaka, un soutien en semences maraîchères et outils est apporté aux réfugiés et aux villageois, accompagné de formations aux techniques agricoles. Enfin, à Bangui, TGH organise la distribution de produits frais et composés pour les Enfants des Rues.

Améliorer les conditions de vie des populations déplacées dans la Préfecture de la Ouaka par une assistance en Eau, Hygiène et Assainissement

L'objectif général de ce programme est d'apporter une assistance en Eau, Hygiène et Assainissement aux populations déplacées dans la Préfecture de la Ouaka dans les sites de longue durée, et de maintenir une capacité de réponse d'urgence et une aide au retour pour les populations s'inscrivant dans cette dynamique.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Wash

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 55 000 personnes
 Durée : 10 mois 01/03/2015 - 31/12/2015
 Budget global : 654 173 €

 Financement

Logo CHF
  • Financement : Fonds Humanitaire commun des Nations Unies (CHF)
  • Nombre de bénéficiaires : 55 000 personnes
Ngakobo - Rampe de distribution d'eau au niveau des sites de déplacés

Ngakobo - Rampe de distribution d'eau au niveau des sites de déplacés
Photo : Camille BRUNEL - TGH ©

TGH est intervenu successivement et simultanément sur le volet Wash dans l'ensemble des sites de déplacés de la Préfecture de la Ouaka grâce aux fonds de l'UNICEF et d'ECHO : depuis le mois d'avril 2014 à Grimari, depuis le mois de juin 2014 sur le site Sangaris et à partir du mois d'octobre 2014 à Ngakobo et sur les sites Minusca et NDV lorsque la Croix-Rouge française a mis fin à son intervention.

Aujourd'hui, 150 000 litres d'eau sont produits, traités et distribués quotidiennement via le Water Trucking sur les 5 sites de distribution mis en place (un à Grimari, un sur le site Minusca, un sur le site NDV et 2 dans les quartiers musulmans), ainsi que sur les 2 sites de distribution mis en place et gérés par le CICR sur le site Sangaris.
Par ailleurs, des puits sont chlorés quotidiennement en ville et à proximité de certains sites, et 9 forages sont en cours de réhabilitation à Grimari. Des infrastructures sanitaires ont été construites dans chaque site de déplacés en quantité suffisante pour respecter les standards SPHERE, et sont entretenues quotidiennement par les équipes de TGH.

Ce programme vient donc en complément des activités Wash d'urgence mentionnées ci-dessus, et correspond à la stratégie de sortie définie, puisque la poursuite des activités de Water Trucking et d'entretien des infrastructures sanitaires ainsi que la constitution d'un stock de contingence EHA sont la prolongation d'activités actuellement en cours.

Par ailleurs, la construction de forages, la réhabilitation des puits et la reconstruction des infrastructures sanitaires en bois blanc permettront l'arrêt progressif des activités de Water Trucking et la réduction de l'intervention de TGH dans les sites pour l'entretien des infrastructures. TGH a également mis en place deux sites de distribution d'eau d'urgence et des activités de promotion de l'hygiène dans les quartiers musulmans (centre ville de Bambari) où plusieurs milliers de personnes déplacées musulmanes provenant de Bangui se sont installées dans des familles d'accueil (personnes non recensées actuellement).

Ngakobo - Hygiénistes au travail

Ngakobo - Hygiénistes au travail
Photo : Camille BRUNEL / TGH ©

Ngakobo - Aires sanitaires

Ngakobo - Aires sanitaires
Photo : Camille BRUNEL / TGH ©

Cette démarche correspond à une approche  do no harm,  visant à réduire les tensions intercommunautaires. En effet, la communauté musulmane de Bambari avait émis à plusieurs reprises des critiques envers les acteurs humanitaires, les accusant de ne porter assistance qu'aux populations à majorité chrétienne installées dans les sites de déplacés. Depuis la mise en place d'activités dans ces quartiers, les critiques ont cessé et la communauté musulmane est extrêmement reconnaissante envers TGH de ne pas avoir été exclue de l'aide humanitaire.

Enfin, l'enquête sur les intentions de retour est en lien avec l'ensemble des activités que TGH prévoit de mener au cours de l'année 2015, dont certaines font partie de ce programme.

Les bénéficiaires sont majoritairement les personnes déplacées actuelles et futures de la Préfecture de la Ouaka, estimées à près de 40 000 personnes (les sites de Ngakobo et Aviation compris). Par ailleurs, ce programme bénéficiera également aux populations hôtes de la ville de Bambari, estimées à 42 000 personnes (certaines étant déjà comptées parmi les 40 000 personnes déplacées), ainsi qu'aux populations vivant sur l'axe Aviation, estimées à 5 000 personnes. Au total ce programme bénéficiera donc  directement à près de 55 000 personnes.

Vers le renforcement des capacités des acteurs locaux en faveur des enfants de la rue

Dans le cadre de la ligne budgétaire « acteurs non-étatiques » de l'Union Européenne, ce projet vise à renforcer les capacités d'un réseau d'associations centrafricaines dans leur travail de prise en charge des besoins des enfants des rues à Bangui.
Le témoignage de Kévin,
Travailleur social pour TGH

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Wash Agro-Secu-Alimentaire Psycho-Social

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 1 700 personnes
 Durée : 41 mois 11/2011 – 04/2015
 Budget global : 631 603 €

 Financement

Logo EuropeAid Logo CCFD
Logo Unicef
Logo Secours-Catholique
PAM AirFrance
  • Financement : EuropeAid, UNICEF, CCFD, Secours catholique, Air France, PAM
  • Nombre de bénéficiaires : 1 500 enfants des rues et 200 travailleurs associatifs
  • Partenaire : RFERC (Réseau en Faveur des Enfants des Rues Centrafricains)

La République Centrafricaine est un pays enclavé de 4,2 millions d'habitants qui depuis son indépendance (1960) est régulièrement secoué par des crises de régime. Le sous-sol de la RCA est riche de minerais (diamant, or) et d'hydrocarbures, mais l'économie centrafricaine ne s'est pas développée. 67,2% de la population centrafricaine vit en dessous du seuil de pauvreté monétaire (2008). Selon le rapport mondial 2009 sur le développement humain, la RCA est classée au 179e rang sur 182 pays. La capitale - Bangui - est quasiment la seule ville du pays ayant une activité économique.

Depuis les années 60, des bandes d'enfants (essentiellement des garçons), qu'on appelle les « Godobés », vivent dans et de la rue. A la déstructuration de la cellule familiale et à l'exode rural, causes originelles de ce phénomène, sont venus s'ajouter le Sida dans les années 80, puis les différents conflits depuis les années 90.

La plupart de ces enfants ont quitté le foyer familial à cause des violences qu'ils subissaient, de l'éclatement de la cellule familiale (décès, remariage), ou simplement parce qu'il n'y a plus de quoi manger. Ils sont réunis par la nécessité de se protéger les uns les autres et vivent de petits travaux exécutés pour les marchands, ou de menus larcins. 

La dernière étude sur les enfants de la rue en République Centrafricaine - réalisée en 2004 à la demande du ministère de la Famille, des Affaires Sociales et de la Solidarité Nationale, et financée par l'UNICEF - avait déjà  démontré l'augmentation alarmante de ce phénomène. À Bangui seule, les estimations indiquaient un accroissement de 1 200 enfants environ en 1999 et de 3 000 en 2004. Sur tout le territoire, leur nombre était estimé à 6 000 enfants en milieu urbain (Bangui, Bambari, Bossangoa…).  On les distingue en deux catégories : les enfants de la rue et les enfants dans la rue. Les premiers sont en rupture totale avec leur milieu familial et vivent exclusivement dans l'espace public. Les seconds ont des activités dans la rue en journée, souvent d'ordre économique, et retournent au domicile familial tous les soirs ou de façon épisodique. L'étude réalisée en 2004 concerne ces deux catégories.

Pour l'heure, l'État Centrafricain n'a mis en place aucun dispositif en direction de ces enfants. Seule la société civile s'est mobilisée pour couvrir certains de leurs besoins et tenter d'apporter des réponses de sortie de la rue et de réinsertion sociale.

En 2011, TGH a décidé de mener un programme en faveur de ces enfants en partenariat avec huit associations réunies dans le Réseau En Faveur des enfants de la Rue en Centrafrique (REFRC).

A la suite d'une première évaluation, un comité de pilotage a été mis en place, composé de différents acteurs importants dans le domaine des enfants de la rue et de la protection, afin de valider les actions sélectionnées et d'effectuer un suivi global des activités.

Un Diagnostic Institutionnel Participatif (DIP) a été  réalisé afin d'identifier les moyens, compétences et  besoins des associations et du RFERC, qui a permis la mise en place de sessions de formation, l'apport d'équipements techniques et de moyens logistiques, ainsi que l'élaboration d'outils de pratiques communes, formalisés et inclus dans le règlement de fonctionnement du RFERC.

Plusieurs actions en faveur des enfants de la rue ont été élaborées et sont mises en œuvre par TGH et ses partenaires. Elles ont pour objectifs :

  • d'apporter aux structures d'accueil et d'hébergement des moyens supplémentaires pour nourrir, soigner et améliorer les conditions d'hygiène,
  • de donner un accès à la scolarisation et à la formation professionnelle,
  • de mener des actions de prévention, de soins et d'aide d'urgence dans la rue,
  • de favoriser l'insertion sociale et la réunification familiale,
    via l'amélioration des compétences techniques et logistiques, l'élaboration et la mise en œuvre du suivi des projets ainsi que de campagnes de sensibilisation et de formation auprès des acteurs institutionnels et des organisations internationales et nationales.

Depuis la crise politico-militaire de 2013/2014, TGH a développé, parallèlement aux activités en cours, des activités d'urgence à destination des enfants des rues. Avec le soutien du PAM (Programme Alimentaire Mondial) et de l'Ambassade de France, une aide alimentaire a été distribuée à  1 263 enfants durant 3 mois. Par ailleurs, TGH a créé une antenne mobile à destination des enfants des rues grâce à un financement de l'UNICEF. L'équipe de travailleurs sociaux réalise des maraudes quotidiennes dans les différents quartiers de Bangui, dans des conditions sécuritaires parfois difficiles.

Assistance d'urgence en Eau, Hygiène et Assainissement aux personnes affectées par la crise dans la région de la Ouaka

Le programme vise à mettre en place un plan de contingence destiné à fournir une aide d'urgence dans le domaine de l'eau, l'hygiène et l'assainissement aux populations affectées par le conflit dans la préfecture de la Ouaka.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Wash

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 42 000 personnes
 Durée : 8 mois 07/2014 – 02/2015
 Budget global : 567 000 €

 Financement

UNICEF
  • Financement : UNICEF
  • Nombre de bénéficiaires : Population de la ville de Bambari (42 000 personnes)

La situation sécuritaire dans la Ouaka, rend nécessaire l'établissement de plans de contingence permettant une réponse rapide aux besoins des populations nouvellement déplacées. Selon l'UNICEF, Bambari compterait 3 sites de déplacés (Sangaris, Misca et Notre Dame de la Victoire), qui accueilleraient au total entre 15 000 et 25 000 déplacés internes. Bien que l'évolution de ce nombre et la tendance au retour des déplacés dans leurs villes respectives soit difficilement prévisible, il apparait clair que la Ouaka et Bambari sont et resteront des lieux stratégiques dans la lutte des membres de l'ex-Séléka, pouvant amener également à une augmentation ou une fixation des déplacés dans les sites.

Sur la base de cette situation et de l'expérience de TGH en termes d'intervention dans le secteur de  l'eau, l'hygiène et l'assainissement (EHA) spécifiquement dans cette région, l'organisation met actuellement en place les activités suivantes :

Fourniture d'eau potable en quantité et qualité suffisante auprès des populations déplacées

  • Mise en place de deux unités de traitement d'eau d'urgence 
  • Acheminement de l'eau par camions depuis les lieux de traitements jusqu'aux lieux de distribution 
  • Acheminement de 4 aires de distribution d'eau potable avec 3 rampes de 6 robinets chacune 
  • Distribution d'eau potable
  • Réhabilitation de 35 points d'eau (25 puits et 10 forages)
  • Chloration de 70 puits

Fourniture d'infrastructures sanitaires d'urgence

  • Construction de 400 latrines d'urgence adulte
  • Construction de 90 latrines d'urgence enfants
  • Construction de 30 fosses à déchets
  • Construction de 400 douches
  • Distribution de 4 000 jerrycans et 60 000 savons

Campagnes de promotion à l'hygiène

  • Recrutement de promoteurs à l'hygiène parmi les populations déplacées pour mener des sensibilisations aux bonnes pratiques d'hygiène

Améliorer la sécurité alimentaire et renforcer les moyens de subsistance des populations affectées par la crise dans la Préfecture de la Vakaga

Ce programme vise à assurer une meilleure récolte vivrière pour la saison 2014, et à renforcer les moyens de subsistance et de résilience des populations les plus touchées par la crise en Vakaga

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 48 935 personnes
 Durée : 10 mois 03/2014 – 12/2014
 Budget global : 470 000 €

 Financement

Logo MAE
  • Financement : CIAA
  • Nombre de bénéficiaires : 48 935 personnes – 9 787 ménages ayant bénéficié de kits vivriers, 3 000 agriculteurs ayant reçu des formations techniques.
  • Partenaires : ACDA (Agence Centrafricaine pour le Développement Agricole) pour les formations techniques.

La crise politico-militaire en cours depuis décembre 2012 a accentué le niveau d'insécurité alimentaire, et d'une manière générale la situation de précarité de la population de la Vakaga.

Cette préfecture, située au nord-est du pays, a connu l'origine de la crise actuelle en étant le point de départ de la majorité des troupes de la Séléka lors de l'offensive de décembre 2012. Le ressentiment de la population envers le gouvernement central, dû à la marginalisation historique et l'extrême sous-développement de cette zone a été l'une des causes principales de la rébellion de la Séléka, qui a abouti le 24 mars 2013 à la prise de Bangui et au renversement du président Bozizé.

Aujourd'hui, la récolte en cours s'annonce mauvaise, aggravant encore les perspectives pour la saison vivrière 2014 en Vakaga, déjà sombres en raison de la situation socioéconomique des ménages fortement dégradée par un an de crise et des menaces sécuritaires persistantes. Il est donc urgent et nécessaire de donner aux ménages de la Vakaga les moyens de relancer l'agriculture vivrière pour éviter que la période de soudure particulièrement longue qui s'annonce ne se transforme en véritable crise alimentaire.

Le programme comprend trois axes d'intervention :

  • Soutien à la saison vivrière 2014 via la distribution d'intrants agricoles auprès de 9 787 ménages de la Vakaga.
  • Formations de 3 000 agriculteurs de la Vakaga aux techniques agricoles, afin d'accroître la qualité et le rendement des cultures.
  • Soutien à l'élevage par la mise en place de centres vétérinaires, portant le nombre de centres vétérinaires opérationnels en Vakaga à 4 au terme du projet.

Evaluation de la sécurité alimentaire des populations affectées par les conflits en RCA

 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés


 Durée : 2 mois 09/2014 – 10/2014
 Budget global : 7 263 USD

 Financement

PAM

Programme d'urgence Eau, hygiène et assainissement à Grimari – Préfecture de la Ouaka

Le programme vise à répondre à la situation d'urgence à Grimari en assurant un soutien en eau, hygiène et assainissement auprès de la population déplacée.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Wash

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 7 000 personnes
 Durée : 4 mois 05/2014 - 08/2014
 Budget global : 82 336 €

 Financement

UNICEF
  • Financement : UNICEF
  • Nombre de bénéficiaires : 7 000 personnes déplacées

Le 12 avril, une attaque anti-balaka1 a lieu sur la ville de Grimari, alors sécurisée par les éléments ex-Séléka reconnus par le gouvernement de transition. L'absence pendant les trois premiers jours de combat des forces Sangaris2 et MISCA3 a provoqué une série de vengeances intercommunautaires avec pour conséquence une situation humanitaire d'urgence. 7 000 personnes se sont ainsi réfugiées sur le site de la mission catholique de Grimari. 

Face à cette situation, TGH a réalisé une évaluation rapide de la situation WASH4. Sur cette base, un programme d'urgence a été mis en place afin de garantir l'approvisionnement des déplacés en eau potable, à travers la mise en place d'une unité de production, l'acheminement d'eau par camions et la distribution d'urgence. Par ailleurs, des latrines d'urgence ont été construites sur le site, accompagnées par des campagnes de sensibilisation aux bonnes pratiques d'hygiène.

1 Anti-balaka est le terme utilisé pour désigner les milices d'auto-défense mises en place par des paysans, et qui sont apparues en République centrafricaine. Formées en 2009 pour lutter contre les coupeurs de routes, les anti-balaka prennent les armes en 2013 contre les Seleka lors de la troisième guerre civile centrafricaine. Source WIKIPEDIA 

2 L'opération Sangaris est le nom d'une opération militaire de l'armée française conduite en République centrafricaine à partir du 5 décembre 2013. Source WIKIPEDIA 

3La Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique sous conduite Africaine ou M.I.S.C.A. est une mission de maintien de la paix en République centrafricaine autorisée le 5 décembre 2013 par le conseil de sécurité des Nations unies via la résolution 2127 demandée par la France. Source WIKIPEDIA 

4 WASH est un sigle qui signifie, en anglais et dans le jargon humanitaire, Water Sanitation and Hygiene promotion (qui peut se traduire par assainissement et promotion de l'hygiène de l'eau). Source WIKIPEDIA 

Assistance agricole d'urgence pour restaurer la sécurité alimentaire des populations affectées par la crise

Le programme vise à effectuer des distributions de kits maraîchers et vivriers ainsi que de rations alimentaires pour la protection des semences dans la zone de Birao, Préfecture de la Vakaga

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 12 500 personnes
 Durée : 5 mois 04/2014 – 08/2014
 Budget global : 83 558 €

 Financement

PAM Logo FAO
  • Financement : PAM (Programme Alimentaire Mondial) – FAO (Food and Agriculture Organisation)
  • Nombre de bénéficiaires : 12 500 personnes

Bien que point de départ géographique de la crise, la Vakaga en a subi les conséquences de façon importante, et est également impactée par le nouveau conflit au Darfour, notamment par les affrontements entre tribus Salamat et Misseriya dans la zone de la frontière. Elle n'a pourtant bénéficié de presqu'aucune aide humanitaire depuis le début de la crise, et le sentiment de marginalisation, de discrimination et de frustration déjà présent parmi les populations de la région s'est aggravé. La prise en compte des populations vulnérables de cette région périphérique et isolée contribue donc également à la réduction des tensions, nécessaire dans le contexte actuel de dégradation des relations intercommunautaires dans le pays.
Le niveau de sécurité alimentaire était déjà alarmant avant la crise actuelle. Même si la durée moyenne de la période de soudure est passée de 7 à 5 mois entre 2009 et 2012 - notamment grâce aux interventions de TGH - la Vakaga continue de souffrir d'un déficit structurel de production agricole, et d'une insécurité alimentaire chronique. La crise actuelle a sérieusement aggravé cette situation, en perturbant gravement la saison agricole 2013. Bien que la situation sécuritaire actuelle ait perturbé l'enquête post-récolte de TGH, dont l'analyse des données n'est pas encore finalisée, l'enquête pré-récolte et les grandes tendances de l'enquête post-récolte font ressortir les éléments suivants :

  • Les surfaces cultivées ont fortement diminué par rapport à 2012, notamment pour les cultures de rente (baisse en moyenne de 23%, 44% pour le sésame, 30% pour l'arachide). L'insuffisance de la récolte vivrière s'est donc accentuée, alors même que la chute des deux principales cultures de rente (arachide et sésame) prive les ménages agricoles d'une partie importante des ressources destinées à couvrir la période de soudure et  les autres besoins. Les cultures ont été affectées en premier lieu par l'absence d'appui en semences vivrières en avril-mai, puis par le manque de main d'œuvre pour les travaux agricoles, beaucoup de jeunes ayant été recrutés dans la rébellion Séléka.
  • Le manque de semences a constitué la première difficulté de la saison agricole 2012/2013. Sur les marchés, les semences sont indisponibles ou de mauvaise qualité. Un tiers des agriculteurs interrogés estime la disponibilité des semences très insuffisante et un tiers évoque le manque de qualité lorsqu'elles sont disponibles. Les nuisibles, le manque de main d'œuvre et les pluies tardives ont également impacté la saison agricole.
  • Un déficit de diversification alimentaire et de quantité disponible sur les marchés locaux a été observé. Les commerçants n'ont pas pu s'approvisionner normalement en raison de l'insécurité, des pluies et de la faible demande (elle-même liée au manque de moyens des populations). La disponibilité des aliments est jugée insuffisante pour la plupart des produits de base, les denrées non produites localement étant également concernées, ce qui n'était pas le cas auparavant. Les prix ont augmenté en rapport avec la faiblesse de l'offre, notamment depuis les affrontements au Soudan (+ 75% pour l'huile, + 36% pour le mil…).
  • La situation est semblable dans les différentes zones de cette préfecture d'environ 62 000 habitants : la très grande majorité des ménages (dont plus de 90% dépend en premier lieu de l'agriculture) est touchée par cette situation.

2014 est donc une année particulièrement difficile sur le plan de la sécurité alimentaire en Vakaga, alors même que le PAM, dans son Évaluation de la sécurité alimentaire des ménages de décembre 2013 classait déjà la Vakaga comme la préfecture du pays ayant la plus forte proportion de population en situation d'insécurité alimentaire sévère ou modérée (72%). Dans les tous derniers mois, la situation a encore été aggravée par l'arrivée dans toute la préfecture d'un nombre important de déplacés ou rapatriés musulmans (non encore précisément quantifié en raison de la fluidité de la situation), fuyant les exactions dont ils sont victimes dans le sud et l'ouest du pays. Ces ménages sont en général accueillis par des familles de la Vakaga, qui partagent avec eux leurs ressources déjà insuffisantes.

Afin de contribuer à l'amélioration de cette situation, TGH prévoit de :

  • Soutenir le semis vivrier 2014 sur une échelle aussi grande que possible, grâce à des distributions de semences et d'outils, avec le soutien de la FAO. Cette intervention concernera notamment toute la zone de Birao, qui est un peu plus accessible que le reste de la préfecture.
  • Compléter cette intervention par des distributions alimentaires à large échelle également, et dans les plus brefs délais. En effet, cette année, la période de soudure en Vakaga aura déjà commencé au moment du semis vivrier qui a lieu essentiellement en mai. Il est donc essentiel d'apporter au plus grand nombre une aide de plusieurs mois de rations, et de débuter celle-ci dès début mai afin de contribuer à protéger les semences dont dépend le succès de la campagne vivrière de cette année, en évitant la saison des pluies qui rendra l'accès par la route impossible. 

Assistance multisectorielle d'urgence aux populations vulnérables des zones rurales de la Ouaka

Cette action vise à fournir une aide multisectorielle et intégrée aux communautés rurales de la Ouaka impactées depuis décembre 2012 par la crise politico-militaire, afin de réduire l'exposition des populations aux maladies hydriques, à l'insécurité alimentaire et à la déscolarisation.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Wash Agro-Secu-Alimentaire Psycho-Social

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 9 725 personnes
 Durée : 12 mois 01/2013-12/2013
 Budget global : 200 K€

 Financement

Logo MAE
  • Financement : CIAA (Comité Interministériel de l'Aide Alimentaire - Ministère des Affaires étrangères)

Le premier objectif du programme - augmentation et amélioration de l'accès à l'eau - sera atteint via la construction d'infrastructures hydrauliques et la formation de réparateurs.

De plus, la surveillance de la qualité et quantité des de l'eau ainsi que la construction d'infrastructures sanitaires et la diffusion de messages de sensibilisation viseront l'amélioration de l'environnement sanitaire.

Le troisième objectif de l'action - augmentation et diversification de la production alimentaire - sera atteint par le renforcement et le développement des systèmes de culture et des capacités de production et de commercialisation des agriculteurs.

Enfin, TGH entreprend la formation des Associations de Parents d'Élèves et met en place des activités génératrices de revenus afin de redynamiser les structures d'éducation primaire.

Accompagnement multisectoriel à l'insertion et à l'autonomisation progressive des réfugiés soudanais

Ce programme vise à fournir une aide multisectorielle aux réfugiés afin de retrouver au minimum le niveau pré-crise.
L'augmentation/maintien de l'approvisionnement en eau potable sera atteint par la réparation des points d'eau existants et la formation des comités de gestion des points d'eau.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Wash Agro-Secu-Alimentaire Psycho-Social

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 1 971 personnes
 Durée : 6 mois 07/2013-12/2013
 Budget global :

 Financement

Logo UNHCR
  • Financement : UNHCR (Agence des Nations Unies pour les réfugiés)

L'offensive de la coalition Séléka a conduit à la suspension des activités d'assistance aux réfugiés de Pladama Ouaka (préfecture de la Ouaka) durant plusieurs mois, et l'ensemble des domaines d'intervention pris en charge par TGH ont été affectés. Ce programme vise à fournir une aide multisectorielle aux réfugiés afin de retrouver au minimum le niveau pré-crise. L'augmentation/maintien de l'approvisionnement en eau potable sera atteint par la réparation des points d'eau existants et la formation des comités de gestion des points d'eau.
La construction de latrines et une campagne de promotion à l'hygiène permettront la mise à jour des conditions sanitaires et d'hygiène. Le redémarrage de l'éducation est également un objectif de ce programme (réparation de l'école, achat de fournitures...). Enfin, l'action vise la relance des activités génératrices de revenus et le développement des capacités agricoles.

Répondre aux besoins urgents de populations menacées par la famine dans le nord-est de la république centrafricaine

Malgré les campagnes de distribution semencière et l'encadrement assurés par TGH depuis 2008, la production agricole reste médiocre en raison des combats entre ethnies Goula et Rounga et du faible niveau de pluviométrie.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 11 000 personnes
 Durée : 3 mois 08/2012 - 10/2012
 Budget global : 29 702 €

 Financement

PAM
  • Financement : PAM
  • Partenaires : NDA, ONG locale centrafricaine

La capacité de résilience des populations locales, peu élevée dans cette région isolée, marginalisée et érodée par une décennie de violences, a été très affaiblie : les activités telles que la pêche, la chasse, la cueillette de produits sauvages ont fortement diminué, et le cycle de production agricole a été fortement perturbé par les déplacements forcés des populations. Les résultats des différentes évaluations menées montrent que les moyens de subsistance sont faibles, et que le manque aigu de disponibilité alimentaire entraine une baisse de consommation traduite par la réduction des repas, une sous-alimentation et une malnutrition accrue pour les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes et allaitantes.

L'approvisionnement s'avère difficile, voire impossible, en raison de la saison des pluies qui rend les routes impraticables, mais également de l'insécurité, également responsable d'un important retard dans la saison culturale. Le cumul de mauvaises récoltes antérieures et le retour massif des populations déplacées dans leur village d'origine rend encore plus précaire la disponibilité alimentaire.

Ce programme a pour but d'atténuer les effets de la pénurie et de soutenir la résilience des populations vulnérables en améliorant la disponibilité alimentaire à travers des distributions ciblées.

Les bénéficiaires ont été déterminés en collaboration avec les autorités locales et les comités villageois. Les vivres sont largués par avion par le PAM, et distribués par l'équipe de TGH. Un monitoring des ménages cibles sera effectué après la distribution, de même qu'une évaluation de l'état de sécurité alimentaire dans la zone, en particulier pour les personnes les plus vulnérables.

Répondre aux besoins urgents de populations dans le nord-est de la république centrafricaine

Depuis 2007, le nord-est de la République Centrafricaine (RCA) est le théâtre d'opérations militaires conduites par plusieurs groupes armés centrafricains et étrangers, qui ont provoqué de nombreux mouvements de population.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Wash

 Chiffres clés

 Durée : 9 mois 05/2012 - 01/2013
 Budget global : 271.000 €

 Financement

Commision Europeenne
  • Financement : Echo (96%)

Depuis près de 5 ans TGH intervient dans ce secteur où la dégradation progressive de la sécurité a provoqué le départ de nombreux acteurs de l'aide internationale. Seule ONG à travailler actuellement dans le domaine de l'eau, de l'assainissement et de la sécurité alimentaire, TGH met en place des actions destinées à permettre aux populations victimes de violences d'avoir accès à l'eau potable par la construction de puits et le suivi de la qualité de l'eau.

La réalisation de nouveaux ouvrages permettant un accès à l'eau de boisson permet de réduire le nombre de personnes utilisant les ouvrages existants, et par conséquent le temps d'attente.

Cette opération comprend les interventions techniques et la supervision des travaux nécessaires à :

  • la création de 6 nouveaux forages : lancement d'appel d'offres pour l'achat et la réalisation des forages, contrat et suivi de réalisation et d'installation, passation des ouvrages à la communauté ;
  • la réhabilitation de 6 puits : identification de pannes, procédures d'achat des pièces manquantes, travaux de démontage et changement des pièces endommagées…

Cette action est réalisée en partenariat avec NDA, ONG locale, que TGH assistera pour la création des Comités de gestion des points d'eau, destinés à assurer le bon usage et l'entretien des ouvrages. Une campagne d'information sur les pratiques d'hygiène améliorée sera également mise en place avec NDA auprès des populations pour un meilleur contrôle des vecteurs de risque sanitaire.

Améliorer la sécurité alimentaire et renforcer la production agricole dans les zones touchées par les conflits dans le Nord Est de la RCA

Ce programme a pour but d'améliorer les conditions de vie des populations déplacées en raison des conflits dans le nord est de la RCA par un soutien à la production agricole et à l'élevage de bétail.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 54 575 personnes
 Durée : 12 mois 02/2012 – 02/2013
 Budget global : 300 000 €

 Financement

Logo MAE
  • Financement : CIAA (Centre de crise du ministère des Affaires étrangères)
  • Nombre de bénéficiaires : 54 575 personnes (10 915 ménages)
  • Partenaires : NDA (ONG locale)

Depuis 2007, le nord-est de la République Centrafricaine est devenu le théâtre d'opérations militaires conduites par plusieurs groupes armés centrafricains et étrangers. L'UFDR (Union de Forces Démocratique pour le Rassemblement) et la CPJP (Convention de Compatriotes pour la Justice et Paix) contrôlent plus de 50% des zones habitées.

En 2010, la LRA (Lord Resistance Army) a commis des exactions contre les populations civiles en ciblant des villes telles que Birao, Tiringoulou, Ouanda-Djallé, ainsi que les environs de Sam Ouandja. Les conflits inter ethniques se superposent aux oppositions politiques, puisque la CPJP est composée uniquement de Roungas et l'UFDR de Goulas. En mai 2011, les accrochages entre ces deux groupes ont forcé les populations Goulas de Mélé, Takmala et Gordil (4577 personnes) à se déplacer dans le village de Ndiffa. Simultanément,  plus de 500 personnes (majoritairement Rounga) ont traversé les frontières tchadiennes, et se sont installées dans le village de Haraze. 878 personnes se sont déplacées en brousse dans les environs de Sikikédé. En septembre 2011, une série d'attaques a touché les villes de Boromata, Sam Ouandja, Bria, Sikikédé et Ouadda. Plus de 3000 personnes ont dû se déplacer sur Bambari, après avoir perdu tous leurs biens. Le nombre total de personnes déplacées s'élève à 9 456 sur Bria, 6000 sur Ouadda, 258 sur Ouanda Djallé et 1007 sur Ippy.

Les champs agricoles et les moyens de production ont été laissés à l'abandon, et les activités humanitaires ont été suspendues en raison des combats et de la dégradation du contexte sécuritaire sur l'ensemble de la zone.
Le 8 octobre 2011, les deux belligérants ont signé un accord de cessez-le-feu, qui a permis aux organisations humanitaires de retourner dans la zone.

Afin d'améliorer les conditions de vie des populations déplacées, TGH met en place différentes actions destinées à soutenir la production agricole et l'élevage.

Des kits de semences vivrières, définis en fonction des conditions climatiques et habitudes nutritionnelles, seront distribués à la population ciblée
Des groupements agricoles spécialisés dans la production maraîchère (groupements pour les femmes et groupements mixtes femme/homme) seront constitués, chaque groupement étant composé en moyenne de 17 personnes, et cultivant une surface d'environ 2ha. Ces groupements bénéficieront d'un soutien en nature sous forme de distributions de semences améliorées et d'outils agricoles, utilisés en commun par les membres qui partageront les tâches et échangeront leur expertise.

Une assistance technique sur les connaissances  de base (préparation de terres, binage, semis, désherbage, repiquage, stockage…) sera dispensée au cours des distributions, ainsi que – dans un second temps – un enseignement sur les méthodes de lutte contre les nuisibles afin de mieux protéger les productions des agriculteurs

Dans le centre principal de Birao, des kits de médicaments seront identifiés en collaboration avec le secteur vétérinaire de la FNEC et avec les groupements d'élevage. La dotation sera faite en 2 tranches, au fur et à mesure de l'avancement des activités vétérinaires. Les personnels de TGH assureront leur suivi régulier sur le terrain.

Une enquête post récolte sera mise en œuvre pour évaluer l'impact de l'intervention concernant la production agricole et le niveau de sécurité alimentaire des populations de la zone, au travers de questionnaires à un échantillon de ménages représentatifs par village, et de discussions en focus groups avec les personnes clés.

Soutien à l'autonomisation progressive des réfugiés soudanais dans leur nouveau site de Pladama Ouaka

La préfecture de la Haute Kotto et plus précisément la ville de Sam Ouandja, a été lieu d'accueil des réfugiés soudanais depuis 2007. Cette population, originaire de la ville de Daffaq (350 km au sud de Nyala, au Soudan) a fui le Soudan suite aux exactions de milices armées appelées « djanjaweeds » et aux bombardements gouvernementaux.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Wash Psycho-Social

 Chiffres clés

 Durée : 12 mois 01/2012 - 12/2012
 Budget global : 210 K€

 Financement

Logo UNHCR
  • Financement : UNHCR (Agence des Nations Unis pour les réfugiés)

La situation humanitaire des réfugiés soudanais a pu être stabilisée grâce au soutien de la population locale et à l'intervention des organisations onusiennes et des ONG.

En 2010 la dégradation de la situation sécuritaire dans la préfecture de la Vakaga et de la Haute Kotto (tensions ethniques, présence de groupes armés dont la LRA) ainsi que la défaillance avérée de la MINURCAT à protéger les populations civiles et les acteurs humanitaires, a poussé le HCR à précipiter la relocalisation du camp vers une zone plus stable.

Ainsi le site de Pladama Ouaka a été identifié en partenariat avec la Commission Nationale pour les Réfugiés (CNR, partenaire étatique du HCR) et le Préfet de la Ouaka. La Préfecture la Ouaka est située au centre de la RCA et à l'instar des zones rurales du pays elle dispose d'un faible niveau de développement et d'une pauvreté structurelle diffuse. Pour autant le contexte sécuritaire est plus calme que dans les provinces septentrionales et la présence d'un axe commercial majeur du pays desservant Bambari (ville principale) a permis le développement d'activités économiques de petite envergure bénéficiant à la population des villages situés le long de cette route.

La présence d'une importante communauté soudanaise à Bambari est un facteur positif quant à l'intégration socioéconomique des réfugiés dans le tissu local notamment du fait du partage de traits culturel communs (langue, religion, etc.). Ainsi, le contexte socioéconomique de la région de Bambari est propice à une intégration locale des réfugiés.

Le transfert des réfugiés de Sam Ouandja a ainsi eu lieu, grâce au concours du HCR, entre le 10 Novembre et le 15 décembre 2010.
Néanmoins, au cours de l'année 2011, des éléments rebelles du général Tchadien Babaladé se sont installés dans un village à 25 kilomètres du camp, ce qui fragilise la situation sécuritaire de la zone.

Le transfert des réfugiés, aussi positif soit-il en termes de sécurité, a cependant fortement bouleversé les activités, tous secteurs confondus, mises en places à Sam Ouandja. L'année 2011, pouvant être considérée comme une «transition », a permis de relancer les activités et les réalisations existant à Sam Ouandja afin de sortir de cette « nouvelle phase d'urgence » induite par la relocalisation du camp. Ainsi, en 2011 le camp de Pladama Ouaka a été doté de nouvelles infrastructures en termes d'éducation, d'accès à l'eau et à l'assainissement, les volets sociocommunautaires et sécurité alimentaire ayant été également relancés.

Opérationnelle depuis l'arrivée des réfugiés soudanais en 2007, l'équipe TGH a poursuivi son soutien lors de la relocalisation du camp vers Pladama Ouaka. Ainsi, la préparation de la relocalisation des réfugiés coordonnée par le HCR a été mise en place à Sam Ouandja et sur le nouveau site de Pladama Ouaka. Le but était d'installer des structures minimales permettant l'accueil des réfugiés dans le centre de transit, tout en préparant une installation progressive dans les conditions décentes sur le nouveau site, et dans le respect des standards d'un camp de réfugiés.

A la phase de réinstallation de 2011 succède aujourd'hui une phase de renforcement des structures et activités remises en place sur le nouveau camp.

Il s'agit d'apporter un soutien aux réfugiés soudanais de sorte qu'ils acquièrent une autonomie progressive sur le nouveau site de Pladama Ouaka. Nous viserons principalement ;

  • la diminution des risques de maladies hydriques,
  • l'amélioration des conditions d'hygiène et sanitaires,
  • l'augmentation du taux de scolarisation et  l'intégration des enfants réfugiés dans le système secondaire centrafricain,
  • le renforcement de l'autonomisation des réfugiés via la formation professionnelle

Soutien d'urgence aux populations victimes de violence dans le nord-est de la RCA

Ce programme a pour objet de permettre aux populations victimes de violences dans le nord-est de la RCA d'avoir accès à l'eau potable, et d'assurer une réponse rapide pour la couverture des besoins primaires des populations déplacées.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire Wash

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 17 100 personnes
 Durée : 12 mois 04/2011 - 03/2012
 Budget global : 150.000 €

 Financement

Logo MAE
  • Financement : Centre de crise du ministère français des affaires étrangères et européennes
  • Nombre de bénéficiaires : 2.100 (accès à l'eau) – 15.000 (réponse d'urgence)
  • Partenaires : UNICEF – PAM (Programme Alimentaire Mondial – Nations Unies)

La prise de Birao puis d'Ouanda Djallé par l'Union de Forces Démocratiques pour le Rassemblement en octobre 2006 a relancé une phase d'insécurité majeure en Vakaga, qui a donné lieu à une nouvelle vague de violences encore active aujourd'hui.

Le soutien de l'armée française aux forces armées centrafricaines (FACA) pour reprendre Birao et Ouanda Djallé et pour repousser la seconde attaque de Birao en mars 2007 a permis la signature d'un accord de paix entre l'État centrafricain et l'état major de l'UFDR, immédiatement dénoncé par le bureau politique de ce dernier. Ces premiers signes de scission ont débouché sur la création de nouveaux et multiples mouvements rebelles, scindant à nouveau les principaux groupes ethniques de la Vakaga.

En septembre 2007 le conseil de sécurité de l'ONU a adopté le principe d'une force internationale au Tchad et en RCA, et mandaté l'Union européenne pour sa constitution (création de l'EUFOR) : près de 300 hommes ont été déployés à Birao entre janvier et mars 2008. A la fin de l'année 2008, les tensions ethniques restaient fortes en Vakaga, et déjà des populations se déplaçaient, marquant de nouveau les territoires de chaque ethnie principale, encore très clairement délimités dans les années 90.

En mai 2009, un premier braquage de véhicule marque le début d'une série d'incidents visant les organisations humanitaires, dont le nombre et l'intensité iront croissant jusqu'à l'enlèvement en novembre 2009 de deux personnels expatriés de TGH à Birao, et la mise à sac des locaux de plusieurs ONG par une quinzaine d'hommes armés venus du Soudan.

Mi-décembre 2009, Ouanda-Djallé et Sam Ouandja sont attaquées par des éléments armés d'origine soudanaise aperçus les jours précédents à Birao. En mars 2010, un véhicule de la MINURCAT est braqué près de l'aéroport de Birao.
Le mandat de la MINURCAT est prolongé jusqu'en novembre 2010, ce qui n'empêchera pas l'attaque par différents groupuscules rebelles centrafricains de la ville de Birao en juillet 2010.

La présence nouvelle d'éléments de la LRA (Lord Resistance Army) dans le nord-est est tristement confirmée en août et septembre 2010 par des attaques sur Ouanda Djallé (près de Sam Ouandja), Tiringoulou et Birao, provoquant une nouvelle situation d'affolement et de mouvements temporaires de la population en brousse.

Enfin, le 24 novembre 2010, l'attaque de Birao par la CPJP, groupe rebelle à majorité rounga et basé jusqu'alors à Sikikédé et dans la préfecture voisine du Bamingui-Bangoran, fait fuir toute la population de la ville pendant plus de 10 jours en brousse. La reprise de la ville, puis son contrôle par l'armée tchadienne permettent le retour progressif des populations et semblent, depuis lors, garantir une certaine stabilité dans la ville ainsi que sur les axes nord de la Vakaga (Am Dafok et Boromata).

Ce programme a pour objet de permettre aux populations victimes de violences dans le nord-est de la RCA d'avoir accès à l'eau potable, et d'assurer une réponse rapide pour la couverture des besoins primaires des populations déplacées.

Amélioration de l'accès à l'eau potable dans les villages ciblés :

  • lancement des procédures d'achat pour la construction des puits et le pré positionnement du matériel ;
  • mobilisation de la communauté et création du comité de gestion de point d'eau ;
  • suivi de l'utilisation du puits et de la qualité de l'eau.

Évaluation et capacités de réponse rapides aux besoins primaires des populations déplacées :

  • pré positionnement du matériel de réponse à l'urgence ;
  • mise en place du système de veille, de coordination en capitale, de rédaction des rapports d'évaluation et d'intervention rapide.

Amélioration de la sécurité alimentaire et renforcement de la production agricole dans zones touchées par les conflits dans le Nord est de la RCA

Ce programme vise à assurer aux ménages l'accès à des semences de bonne qualité afin de réduire le niveau de la vulnérabilité alimentaire de la zone ciblée, et à maximiser l'impact du travail agricole en renforçant les compétences techniques des agriculteurs

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 54.575 personnes
 Durée : 10 mois 03/2011 – 12/2011
 Budget global : 300.000 €

 Financement

Logo MAE
  • Financement : CIAA (Comité Interministériel de l'Aide Alimentaire – Ministère français des affaires étrangères et européennes)
  • Nombre de bénéficiaires : 10.915 ménages (54.575 bénéficiaires)
  • Partenaires : ACDA (Agence Centrafricaine de Développement Agricole) - NDA (ONG locale centrafricaine)

Le nord-est de la République Centrafricaine (RCA) est depuis 2006 le théâtre de violences successives ayant engendré de nombreux mouvements de population. Très perturbées par ces affrontements réguliers, les préfectures de la Vakaga et de la Haute-Kotto (zone de Sam Ouandja notamment) sont géographiquement mais aussi socio-économiquement très marginalisées, du fait de leur éloignement de la capitale et des infrastructures routières particulièrement pauvres qui les desservent. Elles sont également victimes de facteurs discriminants, la majorité musulmane de la population de ces régions (90% de musulmans pour 10% de chrétiens) étant à peu près inverse de la moyenne nationale. Le contexte très volatil de la zone est d'autant plus fragilisé par les conflits ouverts des régions frontalières, le sud-est tchadien et le Darfour.

La source de revenus principale des ménages reste l'agriculture. Parmi la population vivant de petits commerces, quelques personnes cultivent et vendent une partie de leurs récoltes au marché local. Les revenus issus du domaine des services ne concernent que 3% des ménages.

La culture principale reste le sorgho. En dépit de contraintes sécuritaires et logistiques importantes, TGH a réussi à distribuer à des ménages de plusieurs localités des semences vivrières ainsi que maraîchères.
Malgré la multiplication d'incidents, la plupart des agriculteurs ont pu cultiver à partir des semences fournies, certains ont pu acheter un complément.

La superficie cultivée est estimée entre 0,5ha et 1,5ha, avec quelques exceptions de 2 et 3ha, soit une moyenne de 1,17ha par ménage.

Les agriculteurs sont actuellement en train de poursuivre, voire de finaliser la récolte, qui a été interrompue par l'attaque du 24 novembre. Le monitoring post-récolte nous permettra d'avoir des données plus précises en termes de quantités récoltées.

Les ménages manquent de matériel pour la production agricole, en raison de la faible durabilité des outils de base ainsi que des pillages ayant eu lieu pendant et après l'attaque.

Ce programme vise à assurer aux ménages l'accès à des semences de bonne qualité afin de réduire le niveau de la vulnérabilité alimentaire de la zone ciblée, et à maximiser l'impact du travail agricole en renforçant les compétences techniques des agriculteurs.

Achat d'intrants agricoles (semences et outils) : les kits de semences ont été définis en fonction des conditions climatiques et des habitudes nutritionnelles de la population ciblée. La distribution des outils sera mise en place de la même manière que pour les semences.

Formations techniques pour améliorer les pratiques agricoles et renforcement technique des groupements : une assistance technique sur les connaissances de base (préparation de terre, binage, semis, désherbage, repiquage, stockage…) sera dispensée au cours des distributions. Dans un second temps, les méthodes de lutte contre les nuisibles seront présentées aux agriculteurs afin de mieux protéger leurs productions

Suivi et accompagnement des pratiques des bénéficiaires : les équipes sont coordonnées par du personnel travaillant depuis quatre ans avec TGH dans le nord-est du pays et sont donc au fait du mandat de l'organisation et de sa recherche de qualité d'intervention.

Évaluation post-récolte : l'analyse des données permettra d'évaluer la production globale de la zone, ainsi que de mesurer l'impact du programme sur la population concernée.

Accompagnement multisectoriel à l'insertion et l'autonomisation progressive des réfugiés soudanais sur le nouveau site de Pladama Ouaka

L'équipe de TGH, déjà opérationnelle dans la préfecture voisine de la Vakaga, a mené une évaluation conjointe avec l'UNHCR et IMC* dés l'arrivée des réfugiés en 2007. Un camp a alors été mis en place par ces mêmes acteurs afin de répondre aux besoins de première nécessité des personnes réfugiées.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire Wash Psycho-Social Génie-Civil

 Chiffres clés

 Bénéficiaires : 1 800 personnes
 Durée : 12 mois 01/2011 - 12/2011
 Budget global : 307.000 €

 Financement

Logo UNHCR
  • Financement : UNHCR (Agence des Nations Unies pour les Réfugiés)

Grâce au soutien de l'UNHCR, mais aussi de la Commission Européenne et de l'UNICEF, TGH et IMC, au cours des trois dernières années, ont pu assurer les services de base pour les réfugiés (accès aux soins, à l'eau potable et à des structures d'assainissement) et développer un dispositif humanitaire multisectoriel soutenant l'intégration des réfugiés dans leur nouvel environnement.

Lorsque la décision de relocalisation du camp vers une zone plus stable a été prise, il était naturel pour TGH de poursuivre son soutien à la population réfugiée. Ainsi, la préparation de la relocalisation des réfugiés, coordonnée par l'UNHCR, a été mise en place à Sam Ouandja et sur le nouveau site de Pladam Ouaka.

L'objectif principal de cette mission est d'accompagner l'installation et l'autonomisation progressive des réfugiés dans ce nouvel environnement autour de cinq axes :

  • l'autosuffisance alimentaire par la mise en place d'un système d'enquête de suivi des prix du marché et des produits disponibles, la distribution de semences vivrières et maraîchères et le renforcement des capacités des agriculteurs ;
  • la fourniture d'eau potable en quantité suffisante afin de réduire le nombre de personnes atteintes par les maladies diarrhéiques par la construction, la maintenance et l'amélioration d'un système gravitaire d'adduction d'eau, et la création ou le renforcement des capacités de gestion des COGEPE (Comités de gestion des points d'eau)
  • l'amélioration des conditions d'hygiène par la construction de latrines familiales et publiques, le contrôle des déchets, et la mise en place d'une sensibilisation adaptée au travers du renforcement des compétences des Promoteurs à l'Hygiène ;
  • l'augmentation du taux de scolarisation des enfants réfugiés par la construction de bâtiments pour les élèves scolarisés en primaire et en maternelle, la formation et l'accompagnement des enseignants non-titulaires, l'apport en matériel scolaire et pédagogique et l'adaptation du programme scolaire aux systèmes éducatifs soudanais et centrafricain.
  • l'autosuffisance économique par une évaluation socio-économique, la formation pour la mise en place d'activités génératrices de revenus et le soutien aux initiatives individuelles.

* International Medical Corps

Soutien à la restauration des services essentiels et à la redynamisation du tissu social dans la Préfecture de Vakaga.

A la suite d'interventions de première urgence, TGH entame un travail visant à apporter un mieux durable des conditions de vie des populations de la Vakaga, notamment pour ce qui concerne les secteurs de l'éducation et de l'accès à l'eau.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire Wash Génie-Civil

 Chiffres clés

 Durée : 32 mois 10/2008 – 07/2011
 Budget global : 1 778 K€

 Financement

Logo EuropeAid-commission-europeenne Logo CHF UNICEF
  • Financement : EuropeAid (Programmes de coopération extérieure de la Commission Européenne), CHF (Fonds humanitaire commun des Nations Unies), UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l'enfance)
  • Budget global : 1 778 K€ (respectivement 1 500 K€ - 148 K€ - 130 K€)

Les objectifs du projet sont définis tel que suit :

  • Contribuer à assurer l'accès à l'éducation primaire pour tous,
  • Contribuer à réduire le pourcentage de la population n'ayant pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable,
  • Contribuer à pérenniser les services rendus disponibles par le projet.

Plus spécifiquement, l'action prévoit :

  • La construction ou reconstruction de 25 bâtiments scolaires,
  • La formation des maîtres, fonctionnaires ou « maîtres-parents »,
  • La formalisation et la formation d'associations de parents d'élèves villageoises,
  • La création de 10 nouveaux points d'eau potable (forages),
  • La formation d'agents de maintenance et leur accompagnement dans leurs activités d'entretien et / ou de réhabilitation des points d'eau existants,
  • La formalisation et la formation de comités villageois de gestion de l'eau,
  • Un travail visant à encourager une présence plus active de l'administration, ainsi que la mise en réseau de ses représentants avec les associations villageoises soutenues.

Le projet combine ainsi un travail visant à améliorer la situation des personnes en termes d'infrastructures disponibles, avec des efforts sur les plans organisationnel et institutionnel ; ce dernier aspect inclura, outre une coopération étroite avec les ministères compétents, la participation de l'UNICEF.

En 2008 la Commission Européenne a décidé de consacrer une enveloppe financière spécifique pour des projets de développement en Vakaga, préfecture isolée du Nord-est de la République Centrafricaine. Conduire des projets sur le long terme dès la fin de la crise est un choix pour TGH dans ce pays, dès lors, la collaboration avec la Délégation de la Commission Européenne s'est imposée naturellement et a permis l'ouverture d'un projet d'envergure en octobre 2008.

Prévu sur une période de 32 mois, le soutien à la redynamisation des services essentiels dans la Vakaga prévoit d'améliorer les conditions d'accès à l'eau et à l'éducation primaire dans la Préfecture. Il s'agit de soutenir la reconstruction des dynamiques sociocommunautaires de chaque village concerné par le projet en reformant les structures villageoises de gestion des services essentiels que sont l'eau de boisson et l'école primaire.

Naturellement isolée au sein de la République Centrafricaine et culturellement discriminée, la Préfecture de la Vakaga présente un niveau de sous-développement rare, que cinq années d'une insécurité croissante n'ont fait qu'accentuer.

Aujourd'hui encore, la représentation de l'administration n'est qu'imparfaite et parfois erratique, et les communautés demeurent largement livrées à elles-mêmes, avec des moyens plus que limités pour pallier l'absence de soutien dont elles souffrent.

Une immédiate conséquence est un niveau d'infrastructures de services singulièrement faible, et qui a été encore amoindri par la raréfaction des activités de maintenance – qu'une insécurité croissante depuis l'année 2000 n'a fait qu'aggraver – puis par les destructions intervenues durant les combats de la fin 2006 et du printemps 2007.

La situation des personnes est ainsi rendue particulièrement difficile, tant au niveau du quotidien que du point de vue des perspectives d'avenir.

L'action proposée entend s'attacher à modérer cette difficulté; ses objectifs généraux, qui sont au rang des objectifs du millénaire, sont ainsi de :

  • Contribuer à réduire le pourcentage de la population n'ayant pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable
    L'accès à l'eau en Vakaga est parmi les plus faibles de la Centrafrique : moins de 30% des personnes ont accès à une eau potable,  moins de 45% consomment une eau considérée comme salubre, et plus de 85% des personnes ne trouvent pas d'eau à moins de 500 mètres.
    10 forages seront réalisés et équipés de pompes à énergie humaine au cours du premier trimestre 2010.

  • Contribuer à assurer l'accès à l'éducation primaire pour tous
    En termes d'éducation, le constat similaire d'un très faible niveau d'accès au service combiné à de pauvres capacités de gestion peut être dressé : la Vakaga présente les taux d'analphabétisme les plus importants de RCA, et la proportion d'enseignants non fonctionnaires y est la plus élevée.
    25 écoles seront concernées par la création de nouvelles salles de classe ou la réhabilitation des classes existantes.

Plus spécifiquement, le programme s'attache à accroître la disponibilité  des infrastructures publiques permettant un accès amélioré aux services essentiels. L'action s'attachera donc à développer les capacités locales en lien avec les services ciblés, de sorte à répondre à la fois aux exigences de pérennisation des services rendus disponibles par le projet, et aux besoins de restauration et de développement d'un tissu socio-organisationnel sans lequel tout effort de développement aurait toute chance de demeurer vain. Dans le cadre de l'action, il s'agira, d'une part, d'intégrer l'évident besoin d'une représentation administrative active, sans laquelle la région demeurerait marginalisée, et d'autre part, les réalités socio-économiques de la Préfecture et du pays : pour essentielle qu'elle soit, la présence de l'Etat en Vakaga ne saurait être suffisante, du moins avant de nombreuses années, pour que les communautés et les organisations qui en émanent n'aient pas un rôle prépondérant.

Soutien aux réfugiés soudanais de Sam Ouandja pour leur accès aux services essentiels et leur intégration

Dans la continuité du programme des 12 mois précédents et en conformité aves sa stratégie, TGH a décidé de soutenir fortement l'intégration des réfugiés soudanais dans leur nouvel environnement de vie.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire Wash

 Chiffres clés

 Durée : 12 mois 01/2010 – 12/2010
 Budget global : 294 K€

 Financement

Logo UNHCR
  • Financement : UNHCR (Agence des Nations Unies pour les réfugiés)

Au regard de l'intensification des menaces sécuritaires du fait de la présence de la LRA dans le nord-est centrafricain, avérée depuis le mois de juillet 2010, le HCR a décidé de relocaliser le camp de réfugiés à proximité de la ville de Bambari, dans le village de Pladama Ouaka. Cette région, centrale, est plus sécurisée et bien mieux accessible pour les acteurs humanitaires. Elle offre en outre des opportunités socio-économiques plus nombreuses et plus variées pour les réfugiés.

Les objectifs du projet sont définis tel que suit :

  • Assurer l'accès des réfugiés aux services essentiels
  • Contribuer à l'intégration et l'autonomisation des réfugiés

Plus spécifiquement, l'action prévoit :

  • Maintenance et opération quotidienne d'une station d'eau potable
  • Construction de 2 forages dans le camp, Formation d'un comité d'eau
  • Construction d'une latrine pour les familles les plus vulnérables
  • Tenue de sessions de promotion à l'hygiène ciblées et adaptées
  • Restructuration et suivi de la collecte des ordures
  • Organisation de l'école primaire du camp et d'un jardin d'enfants et construction de table-bancs
  • Organisation d'activités ludiques et sportives
  • Soutien à la création et suivi de groupements agricoles et/ou économiques
  • Mise en place de formations professionnelles non formelles
  • Organisation de cours d'alphabétisation
  • Distribution d'intrants agricoles
  • Rédaction de rapports de protection
  • Réunions de coordination des parties prenantes

Outre le conflit du Darfour voisin toujours particulièrement violent et qui ne saura pas prochainement offrir à ces familles les conditions d'une réinstallation sécurisée dans leur pays d'origine,une population ne peut s'intégrer localement si l'assistance continue d'affluer massivement et par ailleurs de façon bien peu équilibrée entre population hôte et réfugiée. Il s'agit alors de mieux mesurer le soutien à apporter et comme montré ci-dessus, d'orienter l'action vers le renforcement des capacités d'auto-prise en charge.

Vers un accès pérenne à une eau de boisson suffisante et de qualité accrue pour les populations vulnérables

Ce programme vise à consolider les acquis du programme précédent qui a permis la construction de sources d'eau potables améliorées et en nombre suffisant. L'objet de cette continuation de l'effort engagé est l'amélioration des capacités locales de maintenance et de gestion des structures créées.

 Domaine d'expertise

Wash

 Chiffres clés

 Durée : 6 mois 06/2010 - 11/2010
 Budget global : 75 K€

 Financement

UNICEF

Vers l'amélioration de la sécurité alimentaire des ménages de Vakaga et de Sam Ouandja

TGH a engagé depuis les débuts de son intervention dans le Nord-Est de la RCA des activités de soutien et de développement de l'agriculture.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Durée : 9 mois 04/2010 - 12/2010
 Budget global : 160 K€

 Financement

Logo CHF
Financement : CHF (Fonds humanitaire commun des Nations Unies)

Le potentiel agricole des régions ciblées est réel, mais l'insécurité qui prévaut engendre destructions et déplacements de population et nuit très fortement à une production alimentaire satisfaisante.

Bien qu'également touché par de nombreux incidents de sécurité, TGH poursuit son action auprès des populations centrafricaines, auxquelles elle assure, en dépit de difficultés logistiques croissantes, la fourniture des intrants sans lesquels la production agricole se trouverait dramatiquement diminuée.

Amélioration de la production maraîchère et renforcement des capacités et des connaissances techniques à Birao, Ouanda Djallé, Tiringoulou, Sikikédé et Sam Ouandja

Ce programme vient en complément du programme précédent dont il prolonge la portée jusques au cours de la saison hivernale, saison pendant laquelle est pratiquée l'agriculture irriguée et en premier lieu maraichère.

 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Durée : 10 mois 05/2010 - 02/2011
 Budget global : 178 K€ + dons en nature (semences et outils) de la FAO

 Financement

Logo CHF

Renforcement de la sécurité alimentaire des populations de la Vakaga et de la Haute Kotto

TGH a mené, grâce au soutien du Fonds Commun Humanitaire (CHF) à la fin de l'année 2008 et au début 2009 une évaluation sur l'état de la sécurité alimentaire dans ses zones d'intervention ainsi que des potentialités de développement agricole existantes.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire

 Chiffres clés

 Durée : 7 mois 03/2009 – 10/2009
 Budget global : 290 K€

 Financement

Logo FAO Logo MAE
  • Financement : FAO, CIAA – conventions de projet en cours de signature (avril 09)

Bien que les capacités agricoles des zones dans lesquelles TGH intervient soient importantes, la précarité alimentaire reste le lot commun de la majorité des familles qui y résident. Celle-ci est enracinée de longue date dans l'isolement social, géographique et économique qui est le terreau, comme on l'a dit plus haut, de la rébellion plus dévastatrice à ce jour que source d'avancées tangibles en termes de développement ou même politique.

Les objectifs du projet sont définis tel que suit :

  • Assurer un accès recouvré et/ou amélioré aux intrants agricoles de base – semences
  • Contribuer à l'augmentation des surfaces ensemencées et à des productions accrues et diversifiées
  • Favoriser la disponibilité et l'accessibilité de produits alimentaires variés au niveau local

Plus spécifiquement, l'action prévoit :

  • Distribution de kits de semences pour 13 000 familles
  • Création de parcelles pilotes pour capitalisation et formation
  • Mesures des surfaces ensemencées, estimations des rendements et des productions ; mise à disposition des données à l'ensemble des acteurs du secteur.

Il s'agit là encore de promouvoir la structuration sociale à l'échelle de chaque village afin d'optimiser la mise en œuvre des moyens techniques et de renforcer le niveau de connaissances. TGH collabore de près avec l'Agence Centrafricaine de Développement Agricole (ACDA) et l'Institut Centrafricain de Recherche Agronomique (ICRA) notamment pour soutenir la présence des représentants de l'Etat dans les préfectures les plus reculées.

TGH recherche actuellement des fonds additionnels, déterminants d'une intervention à plus large échelle permettant les conditions d'une dynamisation significative du secteur primaire dans le nord-est du pays qui contribuerait à la réintégration de la zone dans l'espace centrafricain et à la consolidation de la sécurité économique des familles qui l'habite.

Vers un accès pérenne à une eau de boisson suffisante et de qualité accrue pour les populations vulnérables

La ville de Sam Ouandja ne dispose d'aucune source d'eau potable malgré la disponibilité de la ressource souterraine en quantité suffisante. Le problème réside donc dans le manque de structures adaptées pour l'en extraire.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Wash

 Chiffres clés

 Durée : 9,5 mois 03/2009 - 12/2009
 Budget global : 260 K€

 Financement

Commision Europeenne
  • Financement : ECHO

Comme on l'a expliqué plus haut, au-delà des travaux techniques fondateurs de l'accès à l'eau potable, il s'agira en parallèle de soutenir la création des outils de la gestion collective de la ressource afin de permettre la durabilité de l'opération.

Les objectifs du projet sont définis tel que suit :

  • Améliorer l'accès à l'eau de boisson des communautés ciblées
  • Améliorer les connaissances et les pratiques des communautés aidées en termes de gestion et d'usage de l'eau

Plus spécifiquement, l'action prévoit :

  • Création et équipement de 3 nouveaux forages
  • Création et aménagement et protection de 18 puits
  • Formation d'un comité de gestion de l'eau pour la ville
  • Formation de techniciens pour l'entretien des puits et des forages
  • Séances de sensibilisation aux bons usages de l'eau
  • Test des systèmes d'exhaure
  • Création d'un comité d'hygiène / Formation et suivi de 20 agents communautaires
  • Etude de petite échelle sur l'adaptation des pratiques en termes d'usage de l'eau et d'hygiène

On peut déjà envisager le prolongement de ce programme, dans le cadre d'un contrat ultérieur, à la zone rurale de Sam Ouandja, les solutions techniques ici envisagées ne nécessitant en effet que peu d'entretien.

2008 : Assistance d'urgence aux populations affectées par le conflit dans la Préfecture de la Vakaga, République Centrafricaine.

Suite à une première intervention d'urgence, et dans le cadre de la décision du Service d'aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO) de soutenir les populations affectées par la crise dans le nord de la République Centrafricaine, TGH a réalisé en 2008 (avec le soutien d'ECHO) un programme visant à l'amélioration de l'accès à l'eau et à des structures d'assainissement pour les populations de la Vakaga – nord est de la RCA.

Ce programme a permis la réhabilitation de 12 forages existants et leur équipement en pompes à énergie humaine. Des agents de maintenance ont également été formés, et pourvus de l'outillage et des pièces détachées nécessaires à l'entretien des structures réparées, qui assureront à elles seules la provision quotidienne de quelques 120 000 litres d'eau.

Parallèlement, 20 puits ont été créés ou réhabilités, visant à ce que l'accès à l'eau des sites concernés soit garanti à la fois en permanence, en qualité et en quantité.

Dans le cadre d'un volet assainissement, 404 latrines ont été construites dans les sites ciblés par le projet présentant la plus importante concentration de personnes, et donc le risque sanitaire le plus élevé.

Afin de compléter efficacement les activités techniques prévues par le projet, un vaste programme de promotion des bonnes pratiques d'hygiène et du bon usage de l'eau a également permis la création de comités d'hygiène dans les villages concernés.

Par sa contribution au maintien d'un dispositif logistique et humain adéquat, le soutien d'ECHO contribuera, au-delà même des actions directement financées, à la poursuite d'autres activités menées par TGH, telles que la distribution alimentaire et de semences céréalières.

2009 : Vers un accès pérenne à une eau de boisson en quantité suffisante et de qualité accrue pour les populations vulnérables.

En 2009, dans le cadre d'une seconde décision du Service d'aide humanitaire de la Commission européenne pour soutenir les populations affectées par la crise dans le nord de la République Centrafricaine, ECHO a de nouveau choisi d'inscrire TGH au titre de ses partenaires en finançant un programme pour l'amélioration de l'accès à l'eau potable des populations résidentes de Sam Ouandja (Préfecture de la Haute-Kotto).

Ce nouveau programme prévoit la création et/ou réhabilitation de 21 points d'eau. 18 sont actuellement des puits traditionnels permettant un accès à une eau polluée et insuffisante en quantité. Parmi les 287 puits recensés dans la ville, les 18 choisis sont répartis géographiquement dans l'ensemble des quartiers et situés en bordure de route ou de concession privée afin d'assurer un accès public à toute la population. Trois forages seront par ailleurs créés en fin de programme, ils seront les premiers réalisés en Haute-Kotto.

Les 21 points d'eau ciblés par l'action serviront à fournir de l'eau de boisson, les autres puits resteront très probablement utilisés par la population pour l'approvisionnement d'eau à usage domestique. Le changement des pratiques est à anticiper dès le début du programme et il s'agira d'impliquer très fortement l'ensemble des populations bénéficiaires ; notamment à travers l'engagement citoyen des membres d'un comité de gestion de l'eau local, et d'agents communautaires bénévoles, dans chaque quartier de la ville dont le mandat moins formel sera de relayer au sein de leur quartier respectif l'ensemble des principes liés à l'utilisation des puits, leur entretien et l'intégration par les familles bénéficiaires des avantages à consommer une eau de qualité systématiquement.

Aucun forage n'existe à ce jour dans la préfecture et TGH participe ainsi au développement de la ville, répond à la demande des bénéficiaires et contribue à soutenir les politiques nationales de développement de l'accès à l'eau. Enfin ce projet innovant prévoit d'équiper chaque puits rénové/créé d'un système de pompage très simple et fabriqué localement permettant l'extraction d'eau sans ouvrir le puits ni le contaminer en y jetant un seau de puisage classique poly-pollué comme il est aujourd'hui de rigueur.

Suscitant systématiquement l'implication des bénéficiaires de manière individuelle ou collective, des actions de sensibilisation seront menées afin de soutenir la population dans le changement de ses pratiques relatives à l'usage de l'eau potable nouvellement mise à disposition.

TGH prendra, par ailleurs, le temps au cours de l'exécution de ce projet d'évaluer la situation des villages périphériques, pour lesquels on sait déjà que l'accès à l'eau potable est inexistant pour l'ensemble de leur population extrêmement paupérisée et isolée.

Fin 2009 à Sam Ouandja, l'accès à une eau de boisson de qualité et en quantité suffisante sera donc amélioré durablement pour moins de 15 euros par personne grâce au soutien d'ECHO pour ce projet.

Amélioration de l'accès à l'éducation primaire à Sam Ouandja

Depuis le début de sa présence à Sam Ouandja, en mai 2007 aux côtés des réfugiés soudanais, TGH évalue aussi les besoins humanitaires de la population résidente.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Psycho-Social Génie-Civil

 Chiffres clés

 Durée : 9 mois 11/2008 - 09/2009
 Budget global : 162 K€

 Financement

UNICEF
  • Financement : UNICEF

La sociologie bien spécifique de cette ville diamantaire très isolée offre un cadre peu favorable à l'organisation collective spontanée et efficiente des services. A ce titre, la gestion des ressources collectives doit être promue et dynamisée au travers de programmes aux apports visibles pour la population.

Les objectifs du projet sont définis tel que suit :

  • Contribuer à assurer l'accès à l'éducation primaire pour tous,
  • Augmenter en termes d'espace et d'encadrement les capacités d'accueil des écoles de Sam Ouandja
  • Améliorer les conditions de l'enseignement primaire.

Plus spécifiquement, l'action prévoit :

  • Réhabilitation et amélioration des infrastructures scolaires
  • Création d'une classe d'adaptation pour les plus grands
  • Distribution de kits pédagogiques et scolaires
  • Formation et suivi des enseignants
  • Soutien, renforcement et suivi des APE
  • Travail socio-éducatif auprès des familles
  • Mise en place de jardins pédagogiques - FAO/ TGH

Dès la première soumission de ce projet, l'équipe éducation de TGH estimait déjà qu'un prolongement de ce projet serait nécessaire afin d'inscrire dans la durée le travail sociocommunautaire effectué auprès des populations de Sam Ouandja. Les interactions positives dans ce domaine sont par ailleurs grandissantes avec les programmes agricoles et pour l'accès à l'eau présentés plus bas.

Programme de soutien aux réfugiés de Sam Ouandja

A la suite du précédent programme, TGH a maintenu son soutien aux populations soudanaises installées en périphérie de la ville de Sam Ouandja, Préfecture de la Haute-Kotto.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire Wash

 Chiffres clés

 Durée : 2 x 12 mois 01/2008 - 12/2008, reconduit de 01/2009 - 12/2009
 Budget global : 600 K€ + dons en nature

 Financement

Logo UNHCR
  • Financement : UNHCR (Agence des Nations Unies pour les réfugiés)

Afin de stabiliser la situation humanitaire de la population réfugiée, TGH a mis en œuvre les activités visant les résultats suivants:

  • Les besoins primaires des réfugiés sont couverts
  • Le camp est un espace aux normes sanitaires contrôlées
  • La sécurité économique et alimentaire des réfugiés est améliorée
  • Des activités sociales et éducatives sont accessibles et fédèrent la communauté

Plus spécifiquement, l'action a consisté en :

  • Opération et maintenance quotidienne d'une station d'eau potable
  • Distribution mensuelle de denrées alimentaires et non-alimentaires en fonction des besoins saisonniers
  • Distribution de semences et d'outils pour les grandes cultures pluviales et les cultures de contre-saison
  • Organisation et gestion de l'école primaire et d'activités ludiques pour les enfants du camp
  • Mise en place d'un jardin d'enfants
  • Organisation de formations non-formelles et d'activités génératrices de revenus pour femmes et jeunes adultes
  • Soutien aux cours d'alphabétisation pour adultes

Ces activités ont nécessité tout au long de leur mise en œuvre une collaboration rapprochée avec le HCR et la Commission Nationale pour les Réfugiés (CNR) afin de les tenir informés de la situation humanitaire et sécuritaire des réfugiés.

Programmes sécurité alimentaire

Au cours de la première année et demi de son intervention TGH a travaillé, en collaboration avec le Programme Alimentaire Mondial et l'agence de Nations Unies pour l'Agriculture, à réduire les conséquences négatives des déplacements de population sur le niveau de sécurité alimentaire global.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire Wash

 Chiffres clés

 Durée : Plusieurs contrats ponctuels d'avril 2007 à décembre 2008
 Budget global : 310 K€ + dons en nature

 Financement

PAM Logo FAO
  • Financement : PAM (Programme Alimentaire Mondial), FAO (Agence de Nations Unies pour l'Agriculture),

La distribution de vivres et/ou de semences a permis d'assurer un volume alimentaire disponible minimal sur l'ensemble du territoire concerné.

Actions menées:

  • Distribution de deux mois de rations alimentaires (pour la protection des semences) sur les axes principaux de la Vakaga – Mai 2007
  • Distribution de semences en Vakaga – Mai 2007
  • Formation et distribution de semences pour la culture maraichère dans les villes de Birao et de Sam Ouandja – Décembre 2007
  • Distribution de deux mois de rations alimentaires sur les axes principaux de la Vakaga – Mai 2008
  • Distribution de semences pluviales aux 13 000 familles résidant dans les zones d'interventions couvertes par TGH
  • Etude d'impact des distributions sur les zones concernées
  • Distribution de semences maraichères dans la ville de Sam Ouandja et aux Associations de Parents d'Elèves pour la création de jardins pédagogiques

Assistance d'urgence aux populations affectées par le conflit dans la préfecture de la Vakaga, République Centrafricaine

Ce programme consiste en une première réponse d'urgence aux besoins des personnes, besoins liés aux conséquences immédiates du conflit.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire Wash

 Chiffres clés

 Durée : 11 mois 11/2007 - 10/2008
 Budget global : 650 K€ + dons en nature

 Financement

Commision Europeenne DAH
  • Financement : ECHO, agences onusiennes, DAH (Délégation à l'action humanitaire du Ministère français des Affaires Etrangères)
  • Distribution d'intrants agricoles (semences et outils) à 6.000 familles,
  • Distribution de rations alimentaires à 2.500 familles particulièrement vulnérables (il s'agit de garantir une utilisation appropriée des semences fournies),
  • Réhabilitation de points d'eau (forages et puits),
  • Réhabilitation d'écoles.

Dans le cadre de ces activités, TGH a pu travailler à l'élaboration des nouveaux programmes plus spécifiquement destinés à atténuer les conséquences de la « mise à l'écart » de cette région.

Reaching out with seeds in CAR (VIDEO)

Assistance d'urgence aux populations affectées par le conflit dans la préfecture de la Vakaga, République Centrafricaine

Suite à une première intervention d'urgence, et dans le cadre de la décision du Service d'aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO) de soutenir les populations affectées par la crise dans le nord de la République Centrafricaine,

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire Wash

 Chiffres clés

 Durée : 9 mois 11/2007 - 07/2008
 Budget global : 450 K€ + dons en nature

 Financement

Commision Europeenne
  • Financement : ECHO, agences onusiennes

TGH entame (avec le soutien d'ECHO) un programme visant à l'amélioration de l'accès à l'eau et à des structures d'assainissement pour les populations de la Vakaga – nord est de la RCA.

Ce programme inclut la réhabilitation de 12 forages existant et leur équipement en pompes à énergie humaine. Des agents de maintenance seront également formés, et pourvus de l'outillage et des pièces détachées nécessaires à l'entretien des structures réparées, qui assureront à elles seules la provision quotidienne de quelques 120 000 litres d'eau.

Parallèlement, le programme prévoit la création et/ou l'aménagement de 20 puits, visant à ce que l'accès à l'eau des sites concernés soit garanti à la fois en permanence, en qualité et en quantité.

Un volet assainissement est également prévu, il inclut la construction d'un minimum de 400 latrines dans les sites ciblés par le projet présentant la plus importante concentration de personnes, et donc le risque sanitaire le plus élevé.
Afin de compléter efficacement les activités techniques prévues par le projet, un vaste programme de promotion des bonnes pratiques d'hygiène et du bon usage de l'eau sera également assuré.

Par sa contribution au maintien d'un dispositif logistique et humain adéquat, le soutien d'ECHO contribuera, au-delà même des actions directement financées, à la poursuite d'autres activités menées par TGH, telles que la distributions alimentaires ou de semences céréalières.

Aide d'urgence aux personnes originaires du Darfour réfugiées à Sam Ouandja, Préfecture de la Haute-Kotto, Nord-est de la RCA

Suite à l'attaque de Dafak, ville située au sud Darfour, quelques 3000 personnes, majoritairement femmes et enfants, se sont réfugiées dans la ville de Sam Oundja, située à une cinquantaine de kilomètres de la frontière soudanaise.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire Wash

 Chiffres clés

 Durée : 6 mois 06/2007 - 12/2007
 Budget global : 450 K€ + dons en nature

 Financement

Logo MAE
  • Financement : ERF (Emergency Response Fund, Nations Unies), UNCHR (Agence des Nations Unies pour les réfugiés)

Une première réponse a été mise en place, conjointement avec les agences onusiennes, elle consiste en :

  • la distribution de biens non alimentaires, bâches plastiques, jerrycans et pastilles de purification de l'eau,
  • la distribution de biens alimentaires en provenance du PAM (Programme alimentaire mondial) et de biscuits vitaminés,
  • une première organisation du camp de réfugiés, visant à en améliorer la gestion.

Parallèlement à ces activités, la mise en place d'un réseau d'adduction d'eau ainsi que l'organisation d'un système scolaire ont été menées en collaboration avec l'UNICEF (le Fond des Nations Unies pour l'enfance). Elles ont rapidement complété le dispositif initial, dont l'UNHCR (l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés) avait dès le début de l'opération prévu de supporter la seconde phase fin 2007.

Bulletin d'information

Assistance d'urgence aux victimes du conflit centrafricain, Région de la Vakaga, Nord-Est de la RCA

Ce programme consiste en une première réponse d'urgence aux besoins des personnes, besoins liés aux conséquences immédiates du conflit. Ce programme inclut également des activités visant à modérer les effets du sous-développement chronique dont souffre cette région.

Afficher le détail Refermer le détail

 Domaine d'expertise

Agro-Secu-Alimentaire Wash Génie-Civil

 Chiffres clés

 Durée : 8 mois 03/2007 - 11/2007
 Budget global : 410 K€

 Financement

Logo MAE
  • Financement : Ministère français des Affaires Etrangères, Délégation à l'Action Humanitaire, Agences onusiennes + dons en nature
  • Distribution d'intrants agricoles (semences et outils) à 6.000 familles,
  • Distribution de rations alimentaires à 2.500 familles particulièrement vulnérables (il s'agit de garantir une utilisation appropriée des semences fournies),
  • Réhabilitation de points d'eau (forages et puits),
  • Réhabilitation d'écoles.

Parallèlement à ces activités, TGH travaillera à l'élaboration de nouveaux programmes plus spécifiquement destinés à atténuer les conséquences de la « mise à l'écart » de cette région

Dernière mise à jour le 14 mars 2017