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Albanie 1997... 2002

L'effondrement de l'Etat communiste s'est accompagné de la fermeture de nombreuses usines et de licenciements massifs dans la fonction publique. Le taux de chômage est devenu extrêmement élevé (jusqu'à 90% dans certaines zones), et l'exode rural s'est intensifié. La situation économique et sociale est devenue catastrophique, touchant notamment une partie de la jeunesse, issue de familles pauvres vivant dans des quartiers à l'abandon. Ces jeunes, livrés à eux-mêmes et sans la moindre formation professionnelle, vivent souvent dans la rue.

A partir de ce constat, Triangle Génération Humanitaire choisit d'intervenir auprès des adolescents en marge de la société, à travers la création d'un centre de formation professionnelle destiné à des jeunes gens de 14 à 18 ans. Le centre FERILASSES (Formation des Enfants des Rues et des Intervenants Locaux / Analyse de Situation / Soutien Economique et Social) ouvre ses portes le 4 août 1997. Il offre un enseignement général adapté ainsi que l'apprentissage en alternance (avec le soutien d'artisans albanais), d'un métier pour lequel la demande est réelle et la main d'œuvre qualifiée manque (couture, cuisine, coiffure, mécanique, etc.). La formation est validée par le gouvernement albanais. Le projet est mené en partenariat avec l'association Useful to Albanian Women qui reprendra le projet en autonomie en 1999.

Les affrontements au Kosovo entre les troupes yougoslaves et les indépendantistes albanais et l'intervention de l'OTAN dans la région à partir de mars 1999 provoquent l'exode de nombreux réfugiés kosovars qui sont accueillis spontanément par des familles albanaises.

TGH choisit de soutenir ces familles d'accueil dont les moyens sont faibles. Le programme, qui démarre en avril 1999, dure 4 mois pendant lesquels 23 000 colis (nourriture et produits d'hygiène) seront distribués aux familles albanaises.

Dans le même temps, TGH entreprend un programme de réhabilitation (travaux d'isolation, réfection des sanitaires) et d'équipement (mobilier et fournitures scolaires) de huit écoles à Elbasan, pour permettre aux jeunes réfugiés kosovars de suivre des cours de rattrapage scolaire.

Après le départ des réfugiés kosovars, les écoliers albanais continuent de profiter des bénéfices de ces travaux. La maintenance des locaux est assurée par un comité regroupant parents d'élèves, personnels des écoles et responsables de l'éducation.

En octobre 2001, TGH démarre un programme de relance de la culture de la pomme de terre dans le district d'Elbasan (Commune de Steblevle). Ce projet s'inscrit dans le cadre d'un projet de développement économique agricole, en vue de l'amélioration de la production locale et de la situation alimentaire de la population rurale en Albanie. Il permettra aux agriculteurs de redémarrer une production traditionnelle génératrice de revenus, en leur fournissant des semences utilisées pour approvisionner le marché local en pommes de terre de consommation et en semences de 1ère génération. Ce programme est complété par une formation technique et un soutien adapté à l'association des producteurs de pommes de terre de cette région.

TGH poursuit ses activités en Albanie, et met en œuvre en décembre 2002 un projet de développement agricole et économique dans la commune de Miras (région de Korça). Ce programme soutient trois associations locales. Une première association de fermiers, «Mirasi», a pour objectif de faciliter l'écoulement de la production agricole de la commune (oignons, haricots et pommes) sur le marché albanais ainsi que d'augmenter de manière qualitative et quantitative le rendement et les moyens de production (transport, conditionnement, mécanisation, etc.)

Une seconde association, «Progressi», permet aux femmes de créer des activités génératrices de revenus à partir de produits locaux.

Enfin, une association de pêche permet de dégager des revenus supplémentaires pour les fermiers à partir de l'activité pêche (vente de poissons, organisation d'activités sur l'étang, etc.). A Stebleve comme à Miras, la méthodologie de TGH est de renforcer la société civile en créant des associations rurales responsables qui, à ses côtés, travaillent pour atteindre les objectifs fixés lors de concertations et de débats collectifs.