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"Directeur/trice Pays- RCA"



Information clé

Pays : RCA - poste basé à Bangui. Déplacements dans la Ouaka et dans la Vakaga

Durée : contrat de 12 mois (renouvelable)

Prise de poste : mars 2021

Conditions:: contrat salarié, salaire mensuel brut de 2 900 € à 3400 € selon expérience sur poste similaire, per diem mensuel 580 €, prise en charge d’une couverture médicale à 100% + assurance rapatriement + prévoyance, prise en charge du logement et du transport international et local dans le cadre de la mission, repos tous les 3 mois. Plus d'informations sur www.trianglegh.org, rubrique "Recrutement".

Possibilité de départ en famille : non.

Présentation de Triangle Génération Humanitaire

"Acteur d'une solidarité durable et partagée"

Créée en 1994, Triangle Génération Humanitaire, association française de solidarité internationale basée à Lyon, élabore et met en œuvre des programmes d'urgence, de réhabilitation et de développement dans les domaines de l'eau, de l'hygiène et de l'assainissement, du génie civil, de la sécurité alimentaire et du développement rural, du socio-éducatif et du psychosocial. TGH travaille actuellement dans 10 pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe et du Moyen-Orient.

Contexte

Considérée comme l’un des pays les plus pauvres au monde, la République centrafricaine (RCA) traverse des crises humanitaires récurrentes depuis son indépendance en 1960. Cette situation est en partie la cause, mais aussi la conséquence, de la faiblesse de l’Etat et de l’instabilité politique chronique, souvent à base ethnique, qui secouent régulièrement le pays.

Depuis mars 2013, les changements de régimes qui se sont succédés ont contribué à une escalade des violences intercommunautaires dans le pays, multipliant les violations des droits de l'Homme, les déplacements massifs de populations ainsi que la destruction de biens et la perte des moyens de subsistance de ces dernières. A cet égard, le Comité permanent inter-organisations a hissé la crise centrafricaine au niveau 3 de l’urgence humanitaire, ce dernier étant le plus élevé.

La RCA compte aujourd’hui plus de 2,8 millions de personnes ayant besoin d’assistance, soit plus de la moitié de la population que compte le pays. Les besoins prioritaires regroupent l’accès à la nourriture, aux soins de santé, à l'eau potable, à l'assainissement et l'hygiène, mais également l’accès aux abris et aux articles ménagers de première nécessité.

Si les besoins  primaires des populations augmentent, les affrontements réguliers rendent difficile l’accès à l’aide humanitaire aux populations dans le besoin, et donc le travail des organisations humanitaires sur place.

Le bilan reste préoccupant, avec environ 631 000 personnes déplacées internes et 632 000 réfugiés centrafricains dans les pays voisins (Cameroun, RDC, Tchad, Soudan, Congo, Soudan du Sud) depuis décembre 2013.

La préfecture de la Vakaga connait par ailleurs certaines difficultés, son isolement géographique se traduit également par un isolement social, politique et économique, vis-à-vis du reste de la RCA et principalement de Bangui. L’État y est peu présent et le redéploiement des services officiels demeure pratiquement inexistant. Ainsi, nombre de fonctionnaires décentralisés de l’Etat sont basés à Ndélé, chef-lieu de la Préfecture voisine de la Bamingui-Bangoran. Du fait de son isolement, la Vakaga a été la dernière des 16 préfectures de la RCA à recevoir son préfet. Nommé le 23 août 2017 par le président Faustin-Archange Touadéra, il a pris ses fonctions le 21 février 2018.

En août puis octobre 2019, des affrontements entre groupes armés ont eu lieu à Birao ce qui a engendré le déplacement de plus de 15 000 personnes dans des sites de regroupement dans la ville et créant des besoins très importants en  en eau, hygiène et assainissement ainsi qu’en aide alimentaire. Les ONG et agences des Nations Unies sont sorties du confinement le lendemain des combats et l’action humanitaire a repris ses activités malgré le fort risque de reprise des combats. Certains déplacés circulent actuellement dans la ville librement, parmi les hommes armés. Cependant des civils s’inquiètent encore de la reprise des combats et ne souhaitent pas retourner chez eux pour l’instant. Faisant face à la volatilité du contexte sécuritaire, la MINUSCA, opération multidimensionnelle des Nations Unies en  charge de la protection des civils, de la facilitation de l’aide humanitaire et du soutien au processus de transition est présente à Birao.

Aujourd’hui la Ouaka est l’une des préfectures les plus affectées par les violences dans la mesure où les affrontements réguliers entre groupes armés entrainent de forts mouvements de population vers la ville de Bambari et les sites de déplacés aux alentours. En mai 2018, la ville de Bambari a été le théâtre d’une escalade des tensions, avec des combats violents entre le groupe armé UPC (Unité pour la Paix en Centrafrique), les milices d’auto-défense anti-Balaka, et les contingents de la MINUSCA. En décembre dernier la ville a de nouveau fait l’objet d’affrontements entre l’UPC et des soldats de la MINUSCA, engendrant, une fois de plus, des vagues de déplacés internes. 

Depuis fin décembre 2020, le déroulement des élections présidentielles a impacté la situation sécuritaire du pays.
6 groupes armés se sont ainsi réunis pour créer la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) et lutter contre la tenue de ce scrutin. Après que Faustin-Archange Touadéra ait été réélu dès le premier tour (au pouvoir depuis 2016), le CPC a accentué ses initiatives afin de prendre le contrôle du pays et notamment de la capitale, Bangui. Aujourd’hui, les groupes armés sont aux portes de cette dernière et des affrontements ont lieu en périphérie avec les forces armées centrafricaines (FACA) appuyées par la MINUSCA et des forces étrangères (Russes et Rwandaises).Les mesures nécessaires sont prises par TGH en conséquence.

Présentation de la mission

TGH a débuté son action en RCA en 2007 pour soutenir les populations vulnérables de la préfecture de la Vakaga. Aujourd’hui, l’association intervient en Vakaga dans les secteurs de la sécurité alimentaire, de l’Eau, Hygiène, Assainissement et de l’éducation. TGH reste ainsi l’une des deux seules organisations humanitaires internationales présentes de manière continue dans cette région marginalisée et excentrée. Les projets qu’elle met en œuvre dans la préfecture sont notamment financés par le fonds Békou (Union Européenne), l’AFD ainsi que le Fonds Humanitaire pour la RCA (FH RCA). Parallèlement, l’association s’impose depuis 2011 comme l’un des acteurs humanitaires majeurs de la préfecture de la Ouaka, où elle mène différents projets dans les secteurs de la sécurité alimentaire et des moyens de subsistance, de l'eau, hygiène et assainissement (EHA), et de l'éducation / protection. Elle assure aujourd’hui une assistance d’urgence aux populations déplacées et aux communautés hôtes dans la ville de Bambari, dans l’ensemble des camps de déplacés et sur les axes principaux autour de Bambari. Les projets que TGH actuellement en œuvre sont appuyés par des partenaires financiers tels qu’ECHO et UNICEF. Par ailleurs, un projet multizone pour la Ouaka et la Vakaga va être soumis sous peu, auprès de ECHO.

A Bangui, où le phénomène des enfants des rues (EDR) connait une progression alarmante, les services de l’antenne mobile mis en place depuis 2014 par TGH garantissent aux enfants un accès à des services socio-éducatifs et médicaux de base, et participent au processus de réunification familiale et de placement en famille d’accueil. L’intervention de

TGH contribue à améliorer la protection et la réinsertion des enfants en situation de rue, elle est financée par l’AFD, OFDA et UNICEF.
De par l’épidémie de COVID-19, l’intégralité des projets en cours comportent également une composante visant à lutter contre la propagation du virus.

La mission est financée à hauteur d’environ 3,5 millions d’euros. L’équipe actuelle est composée de 18 expatriées et d’environ 100 personnels nationaux, répartis sur les différentes bases opérationnelles (Bangui, Bambari et Birao).

Poste

Le/la Directeur/trice Pays est le/la représentant(e) de TGH en RCA et est responsable de la réputation de TGH.
Il/elle dirige les programmes et les opérations en RCA et veille à ce qu’ils reflètent les valeurs de TGH et des principes humanitaires. Le/la Directeur/trice Pays établit le lien entre la stratégie globale de TGH et la stratégie spécifique pays. De ce fait, il/elle travaille sous la responsabilité de la Responsable de missions basée au siège. Il/elle supervise directement le Coordinateur terrain Bambari, le Coordinateur terrain Birao, la Coordinatrice Programmes, le Coordinateur Logistique et Sécurité, le Coordinateur Administratif, la Coordinatrice Consortium et le Chargé de conformité.

GESTION DE LA SECURITE

REPRESENTATION DE L’ASSOCIATION DANS LE PAYS, auprès des autorités nationales, des bailleurs de fonds et des autres organisations internationales (agences UN, ONG)

DEFINITION ET MISE EN ŒUVRE DE LA STRATEGIE DE LA MISSION

RECHERCHE DE FINANCEMENTS

SUPERVISION ET COORDINATION DES ACTIVITES DE LA MISSION

GESTION DE L’EQUIPE ET COORDINATION INTERNE

COMMUNICATION

Ces responsabilités pourront être revues en fonction des évolutions des besoins sur le terrain.

Conditions de sécurité, de travail, et de vie

Le contexte sécuritaire instable et volatile impose le respect de règles de sécurité parfois contraignantes.
Les déplacements sur le terrain sont possibles mais nécessitent une analyse préalable et les déplacements en ville ne sont en général pas sujets à restriction, sauf tensions en ville. TGH est un acteur humanitaire connu et apprécié dans la zone.

A Bangui, les expatriés disposent de chambres individuelles dans deux maisons partagées situées sur une concession où se trouve également le bureau et dans une troisième maison détachée. Une connexion wifi est disponible dans toutes les maisons et au bureau.

Profil