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OFFRE D'EMPLOI
"Coordinatrice / Coordinateur terrain – RCA"



Information clé

Pays : RCA - poste basé à Birao avec des déplacements possibles dans la province et à Bangui

Durée : contrat de 12 mois renouvelable

Prise de poste : janvier 2021

Conditions: contrat salarié, salaire mensuel brut de 2 650 € à 3 150 €, per diem mensuel 580 €, prise en charge d’une couverture médicale à 100% + assurance rapatriement + prévoyance, prise en charge du logement et du transport international et local dans le cadre de la mission, repos tous les 3 mois. Plus d'informations sur www.trianglegh.org, rubrique "Recrutement".

Possibilité de départ en famille : non.

Présentation de Triangle Génération Humanitaire

"Acteur d'une solidarité durable et partagée"

Créée en 1994, Triangle Génération Humanitaire, association française de solidarité internationale basée à Lyon, élabore et met en oeuvre des programmes d'urgence, de réhabilitation et de développement dans les domaines de l'eau, de l'hygiène et de l'assainissement, du génie civil, de la sécurité alimentaire et du développement rural, du socio-éducatif et du psychosocial. TGH travaille actuellement dans 10 pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe et du Moyen-Orient.

Contexte

Considérée comme l’un des pays les plus pauvres au monde, la République centrafricaine (RCA) traverse actuellement la crise humanitaire la plus grave depuis son indépendance en 1960. Cette situation est en partie la cause, mais aussi la conséquence, de la faiblesse de l’Etat et de l’instabilité politique chronique, souvent à base ethnique, qui secouent régulièrement le pays.

Depuis mars 2013, les changements de régimes qui se sont succédé ont contribué à une escalade des violences intercommunautaires en RCA, multipliant les violations des droits de l'homme, les déplacements massifs de population, la destruction de biens et la perte des moyens de subsistance pour la population. A cet égard, le Comité permanent inter-organisations hisse la crise centrafricaine au niveau 3 de l’urgence humanitaire, ce dernier étant le plus élevé.

La RCA compte aujourd’hui plus de 2,2 millions de personnes ayant besoin d’assistance, soit quasiment la moitié de la population globale. Les besoins prioritaires regroupent la nourriture, les soins de santé, l'eau, l'assainissement et l'hygiène, les abris mais également les articles ménagers de première nécessité. Si les besoins humanitaires augmentent, les affrontements réguliers rendent difficile l’accès aux populations dans le besoin, et donc le travail des organisations humanitaires sur place.
Le bilan humanitaire reste préoccupant, avec environ 400 000 personnes déplacées internes et 473 400 réfugiés centrafricains dans les pays voisins (Cameroun, Congo, Tchad, RDC) depuis décembre 2013.

Les élections présidentielles de 2016 ont amené Faustin-Archange Touadéra au pouvoir. La composition du nouveau gouvernement indique que le président semble déterminé à tenir les promesses faites à la minorité musulmane puisque 4 des 23 ministres qui le composent sont issus de cette minorité.

L’isolement géographique de la Vakaga se traduit également par un isolement social, politique et économique, vis-à-vis du reste de la RCA et principalement de Bangui. L’État Centrafricain n’y est quasiment pas présent et le redéploiement des services officiels quasi-inexistant. Ainsi, nombre de fonctionnaires décentralisés de l’Etat sont basés à Ndélé, chef-lieu de la Préfecture voisine de la Bamingui-Bangoran. Due à son isolation, la Vakaga a été la dernière des 16 préfectures de la RCA à recevoir son préfet. Nommé le 23 août 2017 par le président Faustin-Archange Touadéra, il a pris ses fonctions le 21 février 2018.

En septembre 2019, des affrontements entre groupes armés ont eu lieu à Birao menant à environ 15 000 déplacés internes. Ces derniers ont rejoint des sites de regroupement autour de la ville. Les besoins, particulièrement en eau, hygiène et assainissement ainsi qu’en aide alimentaire, sont très importants. Les ONG et UN sont sortis du confinement le lendemain des combats et l’action humanitaire a repris ses activités malgré le fort risque de reprise des combats. Certains déplacés circulent dans la ville librement, parmi les hommes armés. Cependant les civils s’inquiètent de la reprise imminente des combats et ne souhaitent pas retourner chez eux pour l’instant.

Fin décembre 2020, les élections présidentielles sont prévues et pourront impacter la situation sécuritaire du pays. Les mesures nécessaires seront donc prises par TGH en conséquence.

Faisant face à la volatilité du contexte sécuritaire, la MINUSCA, opération multidimensionnelle des Nations Unies est notamment en de charge de la protection des civils, de la facilitation de l’aide humanitaire et du soutien au processus de transition.

Présentation de la mission

TGH a débuté son action en RCA en 2007 pour soutenir les réfugiés du Darfour, dans la préfecture de la Vakaga. Aujourd’hui, l’association intervient en Vakaga dans les secteurs de la sécurité alimentaire, de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement, ainsi que de l’éducation. TGH reste ainsi l’une des deux seules organisations présentes de manière continue dans cette région marginalisée et excentrée. Les projets qu’elle met en oeuvre dans la préfecture sont notamment financés par le fonds Békou, par le Centre de Crise et de Soutien (CDCS), le Fonds Humanitaire (FH) et l’AFD.

Parallèlement, l’association s’impose depuis 2011 comme l’un des acteurs humanitaires majeurs de la préfecture de la Ouaka, où elle mène différents projets dans les secteurs de la sécurité alimentaire et du développement rural, de l'eau, de l'hygiène et l'assainissement (EHA) et de l'éducation. Surtout, elle assure aujourd’hui une assistance d’urgence aux populations déplacées et aux communautés hôtes, dans la ville de Bambari, dans l’ensemble des camps de déplacés autour de Bambari, sur les axes autour de Bambari, ainsi que dans la ville de Ngakobo. Les projets que TGH met habituellement en oeuvre sont appuyés par des partenaires financiers tels qu’ECHO, UNICEF, le Fonds Humanitaire, et le Comité Interministériel de l’Aide Alimentaire.

A Bangui, où le phénomène des enfants des rues (EDR) connait une progression alarmante, les services de l’antenne mobile mis en place depuis 2014 par TGH garantissent aux enfants un accès à des services socio-éducatifs et médicaux de base, et participent au processus de réunification familiale et de placement en famille d’accueil. Dans le cadre d’un projet multi-pays financé en partie par l’AFD, UNICEF et le CDCS, TGH travaille actuellement en lien avec les acteurs institutionnels de la protection de l’enfance sur ces thématiques de prise en charge des enfants vulnérables qui se retrouvent en situation de rue.

Suite à l’évolution du contexte à Birao et à l’urgence de la situation en 2019, TGH s’était positionné sur des programmes en réponse d’urgence EHA, éducation et aide alimentaire. Dans la continuité de sa présence à Birao, TGH commence maintenant la mise en place de projets d’activités durables, toujours dans les secteurs de la WASH, de l’éducation et de la sécurité alimentaire.

La mission est financée à hauteur d’environ 3,5 millions d’euros. L’équipe actuelle est composée d’une vingtaine de personnes expatriées et d’environ 100 personnels nationaux, répartis sur les différentes bases opérationnelles (Bangui, Bambari et Birao).
L’équipe de Birao est constituée à ce jour de 5 expatriés et d’environ 20 personnels nationaux (expansion en cours).

Poste

La ville de Birao préfecture de la Vakaga est située à 1000 kms au nord-est de Bangui et abrite depuis 2007 une des bases opérationnelles de TGH en RCA (3 projets dont 2 multisectoriel et multi annuel sont actuellement en cours). Le/la Coordinateur/trice terrain assure la coordination des programmes mis en oeuvre dans la région de Birao, la sécurité des équipes, les relations avec les autorités civiles et militaires et les autres acteurs humanitaires, ainsi que le bon fonctionnement général de la base de Birao.

Le/la Coordinateur/trice terrain travaille sous la responsabilité de la Cheffe de mission et en lien avec la Coordinatrice Programmes, basés à Bangui. Il/elle supervise directement l'équipe expatriée basée à Birao. Cette équipe expatriée est actuellement composée de 2 chefs de projet, une logisticienne et un(e) administrateur(rice) pour la base. Il/elle assume les responsabilités suivantes :

Coordination et suivi des programmes

Gestion de la sécurité

Gestion de l’équipe

Gestion de la base

Représentation de l’association

Définition et mise en oeuvre de la stratégie d’intervention

Ces responsabilités pourront être revues en fonction des évolutions des besoins sur le terrain.

Conditions de sécurité, de travail, et de vie

Le contexte sécuritaire impose le strict respect des règles de sécurité (couvre-feu, suivi des mouvements, etc.) mises en place par le CT et régulièrement révisées selon l’évolution du contexte. Les déplacements sur le terrain en dehors des villes principales ne sont pas possibles actuellement. TGH est un acteur humanitaire connu et apprécié dans la zone.

Depuis l’attaque de la ville, fin 2019, les équipes de TGH à Birao logent sur la base de la MINUSCA sous 3 tentes, deux tentes servant de base de vie, la troisième de bureau. Une connexion wifi est disponible sur toute la base de la MINUSCA. Cette situation est temporaire, l’aménagement d’une nouvelle base vie/bureau est en cours et devrait être opérationnelle courant janvier 2021. Dans ce contexte les expatriés de Birao viennent régulièrement passer quelques jours à Bangui.

A Bangui, les expatriés disposent de chambres individuelles dans deux maisons partagées situées sur une concession où se trouve également le bureau et dans une troisième maison détachée. Une connexion wifi est disponible dans toutes les maisons et au bureau.

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