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OFFRE D'EMPLOI
"Coordinatrice / Coordinateur terrain – RCA"



Information clé

Pays : RCA - poste basé à Bambari, avec des déplacements possibles dans la province et à Bangui

Durée : contrat de 9 mois (renouvelable)

Prise de poste : fin novembre

Conditions: contrat salarié, salaire mensuel brut de 2 650 € à 3 150 €, per diem mensuel 580 €, prise en charge d’une couverture médicale à 100% + assurance rapatriement + prévoyance, prise en charge du logement et du transport international et local dans le cadre de la mission, repos tous les 3 mois. Plus d'informations sur www.trianglegh.org, rubrique "Recrutement".

Possibilité de départ en famille : non.

Présentation de Triangle Génération Humanitaire

"Acteur d'une solidarité durable et partagée"

Créée en 1994, Triangle Génération Humanitaire, association française de solidarité internationale basée à Lyon, élabore et met en œuvre des programmes d'urgence, de réhabilitation et de développement dans les domaines de l'eau, de l'hygiène et de l'assainissement, du génie civil, de la sécurité alimentaire et des moyens d’existence, de l’éducation et de la protection. TGH travaille actuellement dans 10 pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe et du Moyen-Orient.

Contexte

Considérée comme l’un des pays les plus pauvres et instables au monde, la République Centrafricaine (RCA) traverse la crise humanitaire la plus grave depuis son indépendance en 1960. Suite au coup d’Etat du 24 mars 2013, les changements successifs de régime ont contribué à une escalade des violences intercommunautaires, multipliant les violations des droits de l'homme, les déplacements massifs de population, la destruction de biens et la perte des moyens de subsistance pour la population. En décembre 2016, 2,2 millions de personnes avaient encore besoin d’assistance, soit quasiment la moitié de la population globale.

Le bilan humanitaire reste donc préoccupant, avec environ 400 000 personnes déplacées internes et 473 400 réfugiés centrafricains dans les pays voisins (Cameroun, Congo, Tchad, RDC) depuis décembre 2013.

La crise de 2013 a provoqué l’effondrement d’infrastructures socio-économiques déjà faibles, et l’absence des services sociaux de base est quasiment totale. L’élection du nouveau président  Faustin-Archange Touadéra en février 2016 dans un climat politique apaisé et la récente mise en place d’un Plan de relèvement et de consolidation de la paix ont suscité certains espoirs dans le pays. Cependant, le redéploiement des services de l’Etat peine à se concrétiser et la situation sécuritaire reste très préoccupante, notamment dans la région de la Ouaka où les groupes rebelles ex-Séléka et anti-Balaka continuent de s’affronter régulièrement, ce qui a occasionné de nombreux déplacements de populations.

Le contexte de la préfecture de la Ouaka, malgré une amélioration des conditions sécuritaires au regard de l’année 2018, reste volatil à l’instar de l’ensemble du pays. Si désormais des dynamiques de retour sont effectives (13 902 retournés pour la Ouaka d’après le rapport OIM novembre 2019), la crainte d’une rechute sécuritaire stabilise un certain nombre de déplacés sur les sites de Bambari. L’un des prochains défis de la zone constituera la lutte contre le coronavirus dans la zone, alors que les déplacés vivent dans une promiscuité favorable à une propagation très rapide et que les infrastructures sanitaires sont peu nombreuses. Les incertitudes qui entourent l’année électorale à venir ainsi que les suites du programme d’accompagnement aux retours du gouvernement demeurent également des variables inconnues à prendre en compte pour l’année à venir. Néanmoins, la stratégie proposée par les projets en cours va dans le sens d’une vision à long terme pour l’autonomisation des populations dans leur accès à l’eau potable et la réduction de leur dépendance à l’aide avec l’arrêt du camionnage en eau, renforçant la résilience des populations en cas de futurs chocs.

Faisant  face à la volatilité du contexte sécuritaire, la MINUSCA, opération multidimensionnelle des Nations Unies, est notamment en de charge de la protection des civils, de la facilitation de l’aide humanitaire et du soutien au processus de transition. Depuis le début de l’année 2016, la MINUSCA a entamé son programme de démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR) afin d’appuyer le renforcement des capacités des autorités locales.

Présentation de la mission

TGH a débuté son action en RCA en 2007 pour soutenir les réfugiés du Darfour, dans la préfecture de la Vakaga. Aujourd’hui, l’association intervient en Vakaga dans les secteurs de la sécurité alimentaire, de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement, ainsi que de l’éducation. TGH reste ainsi l’une des deux seules organisations présentes de manière continue dans cette région marginalisée et excentrée. Les projets qu’elle met en œuvre dans la préfecture sont notamment financés par le fonds Békou et par le Centre de Crise et de Soutien (CDCS).

Parallèlement, l’association s’impose depuis 2011 comme l’un des acteurs humanitaires majeurs de la préfecture de la Ouaka, où elle mène différents projets dans les secteurs de la sécurité alimentaire et du développement rural, de l'eau, de l'hygiène et l'assainissement (EHA) et de l'éducation (TGH est co-lead du sous-cluster WaSH dans la Ouaka). Elle assure aujourd’hui une assistance d’urgence aux populations déplacées et aux communautés hôtes, dans la ville de Bambari, dans l’ensemble des camps de déplacés autour de Bambari ainsi que dans la ville de Ngakobo. Les projets que TGH met actuellement en œuvre sont appuyés par des partenaires financiers tels que ECHO, UNICEF, le Fonds Humanitaire, le Comité Interministériel de l’Aide Alimentaire, ou encore le CDCS.

A Bangui, où le phénomène des enfants des rues (EDR) connait une progression alarmante, les services de l’antenne mobile mis en place depuis 2014 par TGH garantissent aux enfants un accès à des services socio-éducatifs et médicaux de base, et participent au processus de réunification familiale et de placement en famille d’accueil. Dans le cadre d’un projet multi-pays financé en partie par l’AFD, UNICEF et le CDCS, TGH travaille actuellement en lien avec les acteurs institutionnels de la protection de l’enfance sur ces thématiques de prise en charge des enfants vulnérables qui se retrouvent en situation de rue.

La mission globalement est financée à hauteur de 3,5 millions d’euros par différents bailleurs de fonds, dont les principaux sont ECHO, le Centre de Crise et de soutien du MAE, le CHF, EuropeAid, l’AFD, UNICEF, et le CIAA.

L’équipe actuelle est composée d’une quinzaine de personnels expatriés et d’environ 110 personnels nationaux, répartis sur les différentes bases opérationnelles (Bangui, Bambari et Birao). L’équipe de Bambari est constituée à ce jour de 3  expatriés et d’environ 35 personnels nationaux.

Poste

La ville de Bambari, préfecture de la Ouaka, est située à 380km au nord-est de Bangui et abrite  depuis fin 2010 la principale base opérationnelle de TGH en RCA (3  projets actuellement). Le/la Coordinateur/trice terrain assure la coordination des programmes mis en œuvre dans la région de Bambari, la sécurité des équipes, les relations avec les autorités civiles et militaires et les autres acteurs humanitaires, ainsi que le bon fonctionnement général de la base de Bambari. 

Le/la Coordinateur/trice terrain travaille sous la responsabilité du Chef de mission et en lien avec la Coordinatrice Programmes basé à Bangui. Il/elle supervise directement l'équipe expatriée basée à Bambari. Cette équipe expatriée est actuellement composée de 1  chef  de projets et 1 logisticien/administrateur pour la base. Il/elle assume les responsabilités suivantes :

Coordination et suivi des programmes

Gestion de la sécurité

Gestion de l’équipe

Gestion de la base

Représentation de l’association

Définition et mise en œuvre de la stratégie d’intervention

Ces responsabilités pourront être revues en fonction des évolutions des besoins sur le terrain.

Conditions de sécurité, de travail, et de vie

Le contexte sécuritaire instable et volatile impose le respect de règles de sécurité parfois contraignantes. Les déplacements sur le terrain sont possibles mais nécessitent une analyse préalable, et les déplacements en ville ne sont en général pas sujets à restriction, sauf tension en ville. TGH est un acteur humanitaire connu et apprécié dans la zone.

TGH dispose d’une grande concession bureau-base de vie sécurisée en bordure de la rivière Ouaka et à proximité du centre ville. Les expatriés partagent une maison avec un espace extérieur et ont chacun leur espace de vie. L’électricité est fournie par un générateur durant les heures de travail et un système de batterie auxiliaire permet d’alimenter les soirées et weekends. Une connexion wifi satellitaire est disponible sur toute la base et le réseau téléphonique est fonctionnel dans la zone urbaine de Bambari.

Profil